26.10.2020 – Chronique du lundi

26 octobre 2020 § Poster un commentaire

Face à la montagne…

C’est lundi matin, après un magnifique weekend il pleut sur le toit, les nuages s’accrochent sur les cimes que je regarde avec amour à travers la fenêtre. C’est un lundi 26 octobre d’une année à 13 lunes. C’est lundi matin et comme plus de 46 millions de citoyennes et citoyens français·e·s, nous voilà bel et bien sous un régime de couvre-feu depuis samedi pour certain·e·s et depuis déjà une semaine pour d’autres. Aux infos j’entends une petite musique récurrente qui nous berce depuis plusieurs jours vers un nouveau confinement total, hormis quand il s’agira d’aller au boulot.
Nous avions cru un temps avoir le cul sorti des ronces. Oh que non, ce n’était que partie remise, l’été était si doux !

Les gouvernements changent de têtes même si certain·e·s restent sur le podium du championnat, mais hélas la fabuleuse règle des « i » pour la gouvernance de crise à la française : imbécilité, idiotie, ineptie, impréparation, irresponsabilité, incompétence, il y en a plein d’autres, …, restent un bien bel horizon indépassable pour nos tartarinades ministérielles.

Je tiens à préciser que ma personne ci-devant n’est ni complotiste, ni même suppôt de l’Anti-France (peut-être un peu islamo-gauchiste !), les faits sont têtus comme on dit : oui ce virus Covid 19 existe bel et bien et il tue sans aucun doute. Il tue méchamment et sans distinction si ce ne sont les âges et les prédispositions de chacun·e·s pour passer de vie à trépas. Enfin pour être honnête tout de même : il tue plus chez les plus démunis que chez les nantis, mais il tue avec une moyenne globale d’environ 5,14% des malades ayant développé des symptômes selon le Johns Hopkins Coronavirus Resource Center qui semble faire référence en la matière. Il tue et nous devons nous en protéger avec sérieux, avec les gestes qui nous sauvent nous-mêmes et avant tout qui sauvent les autres. Il tue surtout dans tous les pays qui refusent de donner des moyens aux systèmes de santé et hospitalier. Il tue parce que l’on préfère partir en guerre contre lui avec des fusils d’assaut dernier cris servis par des robocops dopés aux idées d’extrême-droite et des mesures quelque peu liberticides (mais pas trop, chez nous ce n’est pas chez Erdogan !) plutôt qu’avec du personnel soignant bien payé et des équipements adéquats ainsi qu’une véritable pédagogie de masse basée sur l’idée que la citoyenne et le citoyen peuvent être des personnes responsables au lieu de raconter n’importe quoi à longueur de mass media. Il tue bien plus par la cupidité des obsédés de la croissance capitaliste que par l’inconscience de la jeunesse ou le désarroi désabusé des classes du bas de l’échelle sociale à qui il ne reste plus rien de la dignité que l’on doit à chaque être humain.

Car à tout dire, et à ressortir des chiffres abscons, dans cette transe médiatique générale, dans cette catharsis menée à grand coup d’éditorialistes et de « spécialistes » issu·e·s du bloc bourgeois, le risque que la Terre soit percutée dans ce siècle par un astéroïde comme celui qui a précipité la fin des dinosaures et donc de crever la bouche ouverte est de 0,042% pour chaque individu, alors que le risque d’attraper et de mourir du (de la) Covid pour chacun·e des êtres humains sur Terre est de 0,026%… Et qu’à tout dire encore avec la gestion de crise en cours et incroyablement hors sol : ce risque explosera malheureusement à coup sûr… Toutes et tous contaminé·e·s !
Soyons sérieux, et rendons-nous à l’évidence, jamais des indicateurs générés par des tableurs Excel n’ont permis de gérer quoi que ce soit, sauf dans les imaginaires de la start’up nation perfusée par des enseignements de « business school » (c’est plus chic que d’écrire écoles de commerce !), moi je dis : « plus d’écoles d’art, moins d’écoles de commerce ! »

Heureusement, pour se payer enfin une franche rigolade dans cet environnement bien gris et triste, il nous reste tous les éléments de langage de nos merveilleuses et merveilleux dirigeant·e·s, repris à tue tête par la belle presse milliardaires de notre grand pays à la culture millénaire (presse néanmoins gavée à la subvention publique), ou repris encore allègrement par la télévision info-spectacle (voix et images de son maître)… Un seul mot d’ordre : « Sauvons Noël ! »
« Sauvons Noël ! » des griffes de ces salopards d’impies étrangers aux coutumes meurtrières disent-elles, « Sauvons Noël ! » de ces sales bolchéviques, de ces pastèques qui ne veulent plus des si belles traditions de nos campagnes disent-ils, « Sauvons Noël ! » car seul un miracle peut encore nous sauver des griffes de la mort virale qui s’insinue sournoisement dans les familles alors que la barbarie qui s’amoncelle et déborde à nos frontières a déjà amorcé son œuvre de grand remplacement à l’intérieur, reprennent-elles et reprennent ils en cœur, tous et toutes empli·e·s de cette émotion si bien entretenue à travers ces événements à portée d’adresse IP.

Du coup permettez-moi d’apporter encore une fois ma modeste participation artistique au débat pour mieux affûter notre langue ou juste garder mémoire des stupidités passées, je vous propose avant ou même juste pour Noël de vous procurer une vision sensible avec humour de la 1e partie (1e vague ?) de cette belle saga qui nous anime ici. Il reste quelques exemplaires de cet ouvrage fait main et de série très limitée (à peine 100 exemplaires)…
Quelques adresses pour vous procurer cet ouvrage, par exemple dans la Drôme à Die à l’Entre-pÔt, ou dans le Gers à la librairie La Méridienne de Fleurance (merci le Centre d’Art et de Photographie de Lectoure pour cette connexion !), ou encore à Toulouse à la Librairie des Abattoirs (Musée des Abattoirs). Ou encore tout simplement sur mon site sur cette page >>> CLIC[+], vous aurez la marche à suivre et toutes les infos en dans la rubrique « En vente ici » !

Allez, je repars à mes petits dessins (ou mes vidéos peut-être, qu’en sais-je encore avant mon thé ?), je vous souhaite un très bon lundi les ami·e·s et vous laisse regarder ce teaser promotionnel ci-dessous

P.S.
Saperlipopette ! Quand je relis ces lignes de cet article, je trouve que ça fait tout de même un peu gourou Tupperware qui vend sa came, très mercantile cette fin de chronique… Ouaip, ça doit être ça… C’était quoi mon slogan en fait ? « Plus d’écoles d’art, moins d’écoles de commerce » ? Ah, cette difficile complexité de l’être humain·e !

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

Voir les autres chroniques du lundi

Tagué :,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement 26.10.2020 – Chronique du lundi à Philippe Pitet.

Méta