18.09.2023 – Chronique du lundi
18 septembre 2023 § Poster un commentaire
En attendant la suite…
Chères amies et chers amis qui suivez (ou non !) toutes les semaines mes Chroniques du lundi, cet exercice éditorial hebdomadaire que j’essaye tant bien que mal de produire sans interruption depuis des mois et bientôt trois années à présent, permettez moi de vous souhaiter bien le bonjour et la bienvenue dans ce présent billet du 18 septembre 2023.
Comme à mon habitude cette chronique du jour s’écrira au fil de ce lundi. Commencée tôt dans la matinée, sa rédaction se finit évidemment tard en début de soirée, voire plus pour sa publication. Le processus reste identique, même si parfois je termine ces exercices éditoriaux bien avant midi, surtout l’été je l’avoue. Quoiqu’il en soit je ne change pas une équipe de neurones qui gagne… Enfin des neurones qui essayent d’être performants en tout cas.
Lors de la rédaction initiale de ces billets pas si souvent doux, je reprends beaucoup d’idées qui me sont passées dans les lobes frontaux de mon cerveau tout au long de la semaine passée, tout au long de laquelle je note tout et souvent n’importe quoi. Il y a souvent bien plus de ces notes que je n’en use dans la chronique du jour. Celles-ci s’accumulent et disparaissent parfois sans avoir paru.
Alors que la chaleur lourde et les orages de types tropicaux reste anormalement persistante pour nos latitudes du Sud-Ouest européen, l’été officiel de l’hémisphère Nord sur notre planète Terre arrive à son terme dans une paire de jours. Le solstice d’automne pointant son nez, je me dis qu’il y a des mois que je laisse de côté certaines de ces notes et des sujets au profit d’une actualité immédiate prises dans les griffes des turpitudes du monde.
Alors je me dis aussi qu’il est temps aujourd’hui d’évacuer tranquillement toutes ces annotations du carnet de ma vie qui court sous vos lectures et de vous livrer toutes ses informations glanées de-ci de-là à travers des recherches aussi variées qu’approximatives. Grand plaisir du surf sur l’Internet oblige !
Et pour commencer cette revue de presse et de liens, en ces semaines qui ont vu s’installer les diverses rentrées des classes et d’études pour nos chères têtes blondes, rousses, brunes ou autres, je me remémore à quel point notre école républicaine qui se voulait vertueuse et intégratrice n’est malheureusement que le reflet des reproductions sociales. Il y a tant à dire sur cette institution, je laisse un lien ici [+] et un autre là [+] vers Frustration Magazine pour illustrer mon propos mieux que je ne saurais le faire.
Aujourd’hui je ne vais pas m’appesantir trop longtemps non plus à vous parler de politique intérieure française comme j’aime bien le faire. Mais comme j’en ai vu fleurir ces derniers jours, je reprends aussi ici quelques notes au sujet des sondages d’opinions et d’intentions électorales. Des sondages qui ne sont évidemment le plus souvent, comme nous le savons depuis longtemps [+], que le reflet des stratégies politiques [+] mises en œuvres par le fameux bloc bourgeois que j’aime bien fustiger à longueur de chroniques du lundi. Depuis des semaines dès que le danger se fait sentir pour le pouvoir dominé par cette classe, sortent simultanément : d’un côté l’épouvantail blonde décolorée dynastique d’extrême-droite, et de l’autre des candidat·e·s de sa gauche rêvée.
On l’aura bien compris, des candidat·e·s d’une gauche aussi inoffensive qu’un petit Loulou de Poméranie. Une séquence bien rodée pour nous présenter évidemment le sauveur libéral qui viendra fort à propos pour nous sauver de l’infamie extrémiste. N’oublions pas que c’est bien ainsi qu’à été propulsé [+] au sommet l’actuel occupant du Palais de l’Élysée. Malgré sa grossièreté le truc fonctionne toujours, il ne faut pas sous-estimer la bêtise que charrie le socle électoral petit bourgeois dans notre société de consommation !
Pour l’instant ce rôle de sauveur semble être affecté à un ancien premier ministre à la décoloration maladive, bien que le présent ministre de l’intérieur ne soit pas loin en réserve… Alors que notre monde brûle, rien n’est encore joué dans ce jeu de dupes aussi stupide qu’organisé et bien huilé pour savoir qui sera le salopard qui accélèrera pour percuter le mur.
En ce qui concerne les candidats de la fausse gauche, souvenons-nous qu’en début de la saison estivale, nous avions eu droit au grand retour d’un ancien ministre de l’intérieur et premier ministre d’une gauche présentable [+] pour la « médiacratie » française.
Ici d’où je vous parle en Occitanie nous avons une présidente de région sans odeur, ni saveur si ce ne sont son extrême compatibilité avec la gouvernance bourgeoise des sales affaires [+] et qui est évidemment une mine de solutions pour torpiller toute alternative aux pire dérives extractivistes et productivistes du capitalisme.
Et puis il y aura toujours le communiste [+] de service bien sympathique avec ses saucisses, un vrai mâle blanc tel que la « storytelling » de la démocratie bourgeoise aime à mettre en scène. Sauf qu’en terme de sondage d’intention, il y en a un qui devrait nous interpeller au niveau d’un liste de progrès et écologique à gauche, unique, unitaire et salutaire [+] pour les prochaines élections européennes.
Sinon à nous complaire dans une démocratie qui n’en est pas une, du côté de la Cité Mondine, l’opération de communication autour du déplacement du monument aux morts et de la préservation des platanes sur les allés François Verdier a caché une petite entreprise d’abattage [+] de 7 micocouliers centenaires pas bien loin sur le tracé de cette même ligne de métro afin de faire des bouches d’aération qui vont rejeter de l’air chaud, les petits cachotiers. De toute façon personne ne comprend rien aux enquêtes [+] d’utilité publiques !
Et à rester dans la Ville rose un moment voilà quelque temps que je voulais vous indiquer ce lien à propos de ce formidable temps d’informations et de débats qui avait été mis en place en début de cette année sur ma très chère et vieille Radio FMR [+]. Une radio dont j’ai l’honneur d’avoir été l’un des historiques dès 1981 et dont j’avoue être encore un des co-président, ce qui reste au niveau de mon implication un titre bien honorifique.
Tout ça pour vous dire que c’était lors du passage en force de la contre-réforme des retraites par le gouvernement, entre janvier et mai dernier il me semble. L’action à l’antenne s’appelait « On arrête tout sur FMR », et l’on peut en retrouver des bribes d’archives sur l’excellent média télévisuel TV Bruits [+].
D’où la grande importance des médias qui ont cette mission de communication sociale de proximité comme les radios locales associatives dans le débat public. On ne le dira jamais assez, même s’il faut reconnaître que ces médias ne sont pas toujours à la hauteur des enjeux du monde actuel et ne sont plus que des robinets à musiques écervelées, je le concède. Ceci dit tout est une question de moyens et ces médias en manquent cruellement pour être à la hauteur de leur mission. Et puis ce sera toujours mieux que ce qui circule sur la toile des réseaux dit sociaux ainsi qu’on peut le lire en cliquant sur ce lien [+] vers le site « Bon Pote ».
Je passe tout de go ici du coq républicain à l’âne royaliste en restant tout de même dans le domaine des médias qui nous informent ou qui nous manipulent. Et bien que je sois loin d’être fan du « Nouvel Obs », souvent aussi peu à gauche qu’un ancien premier ministre français d’origine catalane qui pourtant se déclarait socialiste, ici je partage tout de même l’analyse de ce billet en lien [+] qui montre bien les manœuvres qui se trame dans la réécriture de l’histoire pour une banalisation des idées rances en France.
Pour en finir avec la politique politicienne telle qu’on ne l’aime pas : il sera temps – ainsi que je le répète à l’envie – que l’on finisse par décoloniser tous les esprits de petit·e·s blanc·he·s rassi·e·s et que nous laissions vivre enfin l’Afrique en paix. Ceci dit ce n’est pas avec la clique actuelle au pouvoir en France que les lignes vont trop bouger ainsi que l’on peux le lire ici en lien [+].
Cette dernière réflexion me permet de rebondir, pas très finement je le concède, vers un sujet hyper intéressant qui concerne nos visions ethnocentrismes de l’art avec l’affaire de cette représentation picturale d’un jeune noir effacé un temps qui réapparaît sur une toile ainsi qu’on peut en prendre connaissance en suivant ce lien [+], espérons qu’en réfléchissant à cette histoire nous puissions vraiment enfin interroger notre culture farcie de préjugés d’un autre âge et décoloniser nos esprits.
Un temps que l’on souhaite vraiment révolu dans l’art qui se fait aujourd’hui, surtout quand on voit la richesse et l’apport des artistes africains dans l’art contemporain, comme nous le rappelle le Diplo ici en lien [+].
À ce moment de ma chronique du jour et avant de continuer à vous entretenir de ce que j’ai glané sur la toile mondiale à propos de l’art, je vais rester au cœur de ce fabuleux continent africain qui est notre berceau avec la découverte en Afrique du Sud de ces empreintes qui sont à l’heure actuelle les plus anciennes traces de nos ancêtres Sapiens, elles ont 153000 ans à lire ici [+].
Ce qui me fait rebondir sur la complexité de nos origines africaines que l’on peut découvrir en suivant ce lien [+]. Et pour finir avec nos ancêtres on pourra se pencher sur les traces de la génétique européenne dans cet autre lien [+] qui nous mènera quoi qu’il arrive de l’autre côté de la Méditerranée.
Et puis à parler de mémoire des humain·e·s, il y a plusieurs semaines déjà je vous parlais de celle-ci, ce thème est une des bases de mon travail plastique depuis des décennies, en travaillant et me documentant sur les études de plasticité du cerveau de Sapiens, je suis tombé sur cet article récent concernant le cœur de notre matière grise et la gestion de notre mémoire, à lire ici [+], ça fait franchement froid dans le dos.
De toute façon et sans nul doute, notre cerveau a besoin d’art comme il nous est rappelé dans cet article [+]. Ainsi oui nous avons besoin de l’art et du vrai , pas du vent, d’ailleurs j’en profite pour rappeler que 95 % des NFT ne valent plus rien… Et c’est bien fait ! Une information à lire ici en lien [+] sur le magazine Numérama.
En parlant de fausses pistes dans l’art, je reviens sur cette information cocasse à propos du village chinois des faussaires et de l’art de la spéculation à retrouver en suivant cet autre lien [+].
Parler d’art c’est aussi parler de son histoire. Les arts visuels interrogent notre rapport aux formes et à leurs représentations à travers les âges. Ainsi j’étais tombé il y a peu sur cet article en lien [+] qui nous parle de notre rapport à l’aspective comme elle était pratiquée chez les égyptiens antiques et qui va à l’encontre des représentations en perspective telle que nous l’entendons aujourd’hui.
Dans cette longue Chronique du lundi sous forme de revue de liens et de questions à travers l’histoire, je ne peux résister à vous partager cet autre lien [+] vers une courte vidéo de l’INA qui nous montre des élèves de l’École des Beaux-arts de Paris en 1955. Encore une autre vision du monde de l’art.
Ces questions à propos de points de vue différents dans la représentation graphique du monde réjouissent mes pensées. C’est sûrement cela la force de l’art.
Sinon avant de vous quitter j’avais envie de vous parler de vin [+] et aussi d’un ponts à Najac [+]. Il vous suffira de cliquer sur les liens car je sens que ce présent exercice éditorial hebdomadaire est bien trop long. Je profite juste de parler de Najac pour saluer mon vieil ami le cinéaste Jean-Henri Meunier [+] qui a fini par y élire domicile. Et à parler de JH, vous pourrez voir beaucoup de ses productions sur son compte Vimeo [+]. J’aime bien cette suite sérendipienne qui mène du vin à l’image.
Pour finir je voulais vous parler d’écologie et d’inaction, mais aussi d’actions dans l’air à travers l’art, je voulais aussi vous entretenir de tout ce que les femmes ont apporté à l’histoire de notre humanité. J’y reviendrai bien rapidement dès les prochaines semaines. C’est dans les tuyaux comme on dit, promis ! J’ai surtout envie de rejoindre à présent ma Thérèse [+] chérie pour de nouvelles et tendres aventures du quotidien…
Non sans me remémorer que la semaine dernière nous commémorions aussi un autre triste anniversaire qui nous rappelle qu’il y a 810 ans, le 12 septembre 1213, eu lieu la célèbre bataille de Muret [+]. Un triste bataille pour notre culture occitane, qui si elle avait connu une issue différente aurait changé le cours de l’histoire en Europe. Mon langage présent ne serait clairement pas français et l’inquisition n’aurait jamais existé, les lumières seraient arrivées sûrement plus tôt en reflétant celles de l’Orient. « La Bataille de Muret » [+] est aussi une toile fameuse du non moins fameux artiste Laurent Redoulès [+] instigateur génial et infatigable animateur de cette véritable institution de l’art à Toulouse qu’est « Le Salon Reçoit » [+]. Un Salon dont je vous narre les aventures régulièrement et qui fera sa rentrée le 22 septembre comme à l’habitude, et comme à l’habitude n’hésitez pas à vous y rendre !
Et puis n’oublions pas non plus le lendemain du 22, le samedi 23 septembre prochain, de rejoindre les marches unitaires [+] contre les violences policières en France…
Voilà, je vous quitte pour aujourd’hui. Je vous laisse avec une vieille photo d’un vieux boulot. Un travail de jeunesse, à l’époque où j’étais parti nez au vent étudier l’art dans une île de la Méditerranée occidentale à l’ombre des amandiers et des oliviers, sans rien dire à quiconque de mes intentions bien personnelles, sans connaître un mot de la langue locale et nationale de cet étrange étranger si proche, parce que j’aimais le rouge et l’or tout comme la profondeur des bleus du ciel ou de la mer ainsi que le noir profond d’une chevelure bouclée… Bien jeune présomptueux, amoureux de la vie et fou que j’étais au début de ces années 80 du siècle dernier. Addisiatz !

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP

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