19.02.2024 – Chronique du lundi

19 février 2024 § Poster un commentaire

La tristesse d’un lundi sans chronique

Chères et cher ami·e·s, j’écris ces mots vers quatre heures du matin ce lundi dix-neuf février deux mille vingt-quatre. Je vous souhaite la bienvenue dans une chronique qui restera malheureusement à l’état embryonnaire. En effet il est très tôt pour moi et après une longue série de problèmes de santé sans filet il me faut bien gagner ma vie, ainsi je dois partir travailler dans à peine une heure et demie, voilà une dure loi de l’existence humaine en milieu capitaliste qui fait écho aux parole [+] d’une extrême violence sociale de la part d’un jeune arrogant qui n’a jamais eu à travailler pour assurer sa subsistance. C’est pourquoi malgré ce que je vous promettais les deux dernières semaines, je ne reprendrai pas aujourd’hui un cours normal de mes exercices éditoriaux hebdomadaires.

Mais juste en passant, je ne pouvais pas faire autrement que de venir vous dire deux ou trois mots qui feront de ce billet du jour le plus court de toutes mes Chroniques du lundi.

Alors oui je ne vous en dirai pas plus à propos du temps qui passe sous mes yeux. Même si l’horreur de la guerre et l’incroyable génocide en cours à Gaza n’a pas l’air d’avoir de l’importance dans les médias du bloc bourgeois français comme le fait remarquer « Arrêt sur Image » [+]. Même aussi si dans un autre point chaud de la planète qui refait parler de lui dans ces mêmes médias avec l’odieux assassinat d’un opposant politique emprisonné par un dictateur en roue libre, on voit ces derniers temps les erreurs de jugements occidentaux face à une Russie pas si faible ainsi qu’il est dit sur « Les Crises » [+], la raison nous dit que seule la paix et la désescalade pourraient être une issue de secours, malheureusement à longueur d’antenne où de lignes on n’entend et ne lit que des propos guerriers sans contradiction puisqu’il faudrait inévitablement partir en guerre contre ce pays. Même encore si malgré cet indéniable dérèglement de notre climat et l’extinction massive de la vie sur Terre à cause de nos activités d’humain·e·s, on continue à construire des autoroutes inutiles [+] et d’un autre âge, à coup de gaz lacrymogène et de grenades anti-émeutes, dans une stratégie policière bien française. Et puis il y a tout ce qui passe comme infos biaisées et imbéciles sur les réseaux du Web, alors il me semble qu’il est réellement utile de soutenir les chasseurs de « hoax » et autre action de « debunkages » [+].

Pour finir ce tour de mon horizon du jour et revenir dans le champs de l’art, je n’aurai que le temps de vous dire de vous rendre à pied, à cheval ou en voiture, en vélo ou même de vous téléporter vers le prochain Salon Reçoit [+] le 22 février qui arrive consacré à la fantasque et super artiste qu’est Violaine Sallenave [+]. Vous pourrez aussi y adhérer à l’association qui gère cette formidable expérience de l’art en mouvement dont je vous parle pratiquement chaque mois, et surtout cette année avec cette adhésion vous procurer une carte dont le support visuel est une superbe photographie de ma chère et tendre Thérèse Pitte [+].

Voilà, je vous laisse bien rapidement en compagnie de la photo d’une affiche d’une de mes premières expositions. Une expo en duo qui remonte à presque 38 ans et que l’excellent Bernard Amade [+], mon complice à l’époque sur celle-ci, a retrouvée dans ses archives pour me l’offrir il y a deux jours. L’exposition s’intitulait « Les irradiés de Tchernobyl », nous exposions dans un lieu disparu et qui restera incontournable dans la mythologie de l’underground de la Ville rose. J’y avais présenté une série de dessins et de toiles qui formellement ressemblaient plus à un appel d’air africain qu’une coulée picturale slave. Mais je crois vous en avoir déjà parlé il y a quelque temps. Dans tous les cas, que de beaux souvenirs !

Et sur ces souvenirs, il faut que j’y aille, alors je vous souhaite une belle journée, une belle semaine et vous donne rendez-vous la semaine prochaine. Addisiatz amigas e amics !

Affiche de l'exposition "Les Irradiés de Tchernobyl" avec Philippe Pitet (Kinou) en 1986
Photographie de l’affiche de l’exposition « Les Irradiés de Tchernobyl ». Avec Bernard Amade et Philippe Pitet (Kinou) en 1986

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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