10.06.2024 – Chronique du lundi
10 juin 2024 § Poster un commentaire
Et voilà !
Comme on dit, voilà donc un nouveau lundi au compteur ! Aujourd’hui 10 juin 2024, date à laquelle je compose ce nouveau billet hebdomadaire dans cette série ininterrompue depuis ce jour du 19 octobre 2020 il m’est venu cet espèce de besoin de parler au monde à travers ces « Chroniques du lundi ». Aujourd’hui donc je vous souhaite encore une fois une chaleureuse bienvenue à travers mes lignes, même si l’Europe se réveille avec une belle gueule de bois, surtout en France où le racisme fait son chemin délétère grâce à une belle promotion de nos joyeux médias hexagonaux.
Ces chroniques que vous lisez et parfois avez entendues sur les ondes et les réseaux de la Radio FMR [+] à Toulouse, sont souvent propices à mes élucubrations du moment, mes états d’âmes aussi. Je vous y parle des choses de la cité, la fameuse Pólis (πόλις) grecque d’où nous vient ce mot « politique » dont je m’empare très approximativement dans mes éditoriaux bien souvent vindicatifs quand il s’agit de la gouvernance publique. Et à me lire ou écouter commenter ces affaires de la cité de Sapiens c’est à dire ni plus ni moins de la terre des humain·e·s, je ne peux que vous faire remarquer qu’hier se tenaient les élections pour le parlement de l’Union Européenne. Rien de bien fameux en est sorti, c’est même un peu l’horreur, l’extrême-droite mène la danse presque partout en Europe, elle sort victorieuse de ces urnes mal bourrées. J’ai tout de même fait mon devoir civique comme on dit. Ce mot civique qui vient d’ailleurs de l’autre racine de cité, civitas en latin. j’ai donc fait ce qui est dit être un devoir malgré mon aversion pour ces mascarades électives. Car à parler de la cité vous le savez si vous suivez avec attention mes chroniques je serai bien plus proche du fédéralisme anarchiste dans le cadre d’un municipalisme libertaire que de la représentation parlementaire bourgeoise que nous subissons sous le mauvais vocable de démocratie. D’ailleurs la pensée et les solutions de l’anarchie restent d’une actualité [+] brûlante dans les luttes qui sont menées pour notre survie face à la destruction en règle mené par le capitalisme. Mais bon rien n’est parfait dans le monde des hommes, des femmes et des autres. Bon tout ceci n’est pas très réjouissant, la comédie ne fait que commencer, l’avenir me semble tellement dur à travers ce coup de tonnerre de la dissolution. Nous voilà donc dans ce fameux scénario Bolloré. Même si le président a fait là un beau cadeau au RN il faudrait que les bases syndicales et militantes s’activent fortement, car les choses de la politique ne se limitent pas qu’aux urnes. Il faudra aussi que les égos à gauche se calment un peu et rapidement. Le temps est à l’urgence d’un vrai Front Populaire. Sur ces vœux pieux j’abandonne ici les rives de cette politique qui gouverne nos destinées avec tant de stupidité. Mais avant de clore ce sujet pour aujourd’hui il faudrait quand même préciser que la seule chose qui devrait être prise en compte pour l’avenir de l’humanité est que le système plébiscité pour gouverner la multitude de notre espèce ne sait faire que la détruire. Presque toutes les limites ont été dépassées [+] mais ce système continue de fabriquer des armes de guerre ou encore s’enivre à produire spots publicitaires afin de vendre des SUV, et surtout à dérouler le tapis rouge au fascisme si compatible avec le bloc bourgeois. Enfin, il faudrait quand même que les gens qui votent à l’extrême-droite m’expliquent comment ils pensent que ça va aller mieux dans leur vie en le faisant !
Une semaine de travail à enseigner des sujet plutôt radiophoniques qu’artistiques et loin de mon atelier m’attend. Je ne vais donc pas rester longtemps avec vous, ma chronique du jour sera très courte. Je voulais juste dire quelques mots qui trahiront ma peine survenue il y a une semaine au décès de ce formidable artiste qu’est Ben [+], Benjamin Vautier de son nom, suite à la mort de sa femme Annie. Beaucoup de choses ont été dites sur la disparition de Ben, les hommages [+] qui lui ont été faits ainsi qu’à sa femme ont été de partout beaux et justes. Je ne vais pas rajouter plus que cela. J’ai toujours aimé le travail de Ben. Il a fait parti des artistes qui ont fortement influencés mon travail. Je l’avais rencontré au mitan des années 80 du siècle passé à Nice. En 1986 pour être précis lors du 1er festival Art Jonction [+] aussi foutraque que réjouissant où j’avais exposé avec toute une joyeuse équipe de jeunes artistes. Je l’avais croisé ensuite plusieurs fois dans diverses occasions à Toulouse, à Nice, ailleurs en France ou dans le monde, j’ai toujours eu plaisir à entendre ses propos [+] et je partage avec lui son engagement dans le pluriculturalisme et dans la défense de la culture occitane à travers sa langue [+]. Même si ses écrits peints sont majoritairement en français évidement. Alors oui je suis triste de savoir ce grand artiste entrer dans un si grand silence.
Voilà sur ces quelques lignes de tristesse je vous laisse. Il est déjà près de 7h du matin, je dois vous quitter, car avant de partir sur la route rejoindre mes étudiant·e·s, il me faut bien passer un peu de temps avec ma chère et tendre Thérèse [+], sans qui ma vie n’aurait aucune saveur, je l’avoue sans détour.
Je vous laisse avec l’image d’une de mes vieilles toiles de cette année 1986, des peintures où le texte était déjà bien présent comme depuis presque toujours. Alors évidemment j’ai bien évolué dans ma pratique. Cette peinture sur toile présentée à l’époque avec bien d’autres, dans une exposition intitulée « Les irradiés de Tchernobyl », me semble faire parti d’une époque révolue. Mais avec le recul je l’aime bien et elle illustre fort à propos cette Chronique du lundi il me semble. Et je la sais à présent sur les murs de chouettes personnes.
Ainsi je vous souhaite une bonne semaine malgré la déprime du temps, mais n’avons pas le temps de nous lamenter il faut se mettre en ordre de combat face aux monstres.Je vous donne rendez-vous à lundi prochain. Addisiatz amigas e amics !

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP

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