21.10.2024 – Chronique du lundi
21 octobre 2024 § Poster un commentaire
Un bonjour en passant
Chères et chers ami·es, dans cette ambiance bizarre de fin d’une nuit aussi douce qu’en début septembre, toutes fenêtres ouvertes depuis plusieurs nuits au grand plaisir de Louison notre petite chatte qui peut ainsi s’adonner à sa passion pour la chasse aux papillons de nuit. Les épisodes tempétueux à forte pluies tropicales se succèdent depuis des semaines entrecoupés de périodes à chaleurs peu modérées pour la saison, c’est dans cette ambiance qui n’est plus trop tempérée que je vous souhaite la bienvenue dans les lignes et les mots de ma Chronique du lundi 21 octobre 2024, une chronique à peu près anniversaire puisqu’il y a maintenant 4 ans que je viens à votre rencontre toute les semaines à travers ces éditoriaux du temps qui passe sous mes yeux.
En effet ma première [+] Chronique du lundi fut rédigée le 19 octobre 2020, en pleine recrue d’une épidémie de Covid. Thérèse [+], ses enfants et moi, nous étions allés nous réfugier dans notre refuge sur les bords de Drôme un temps en plein pays Diois qui est notre havre de paix, après avoir visité ce cher ami et artiste Chad Keveny [+] du côté de Sète. Un road trip qui démarra cette série ininterrompue de billets chaque semaine à propos de ce qui fait notre vie sur Terre, ou tout du moins la mienne et celle de mes proches.
Aujourd’hui comme pour tous les jours de la semaine qui vient, je serai face à des étudiant·es dans le cadre d’un workshop de cinq jours en compagnie d’un autre très cher amis et collègue de l’Atelier TA [+], Romain Quartier [+], afin de donner des bases de la scénographie à de jeunes étudiant·es qui étudient quelques métiers créatifs. Comme je vous l’ai souvent dit, c’est ça aussi la vie d’artiste, délivrer ses expériences à de jeunes gens afin de leur donner une vision différente des industries du divertissement délétères qui abrutissent les masses à coup de lieux communs dans l’approche esthétique de la représentation qui immanquablement nous fait plonger dans des formes normatives à outrance.
Et pour le coup je n’aurai point trop le temps de développer mes pensées du moment, pris toute une journée intense d’échanges autour de l’aménagement des espaces de monstrations divers, pour enchainer dans une réunion cruciale de crise pour ma très chère Radio FMR [+], sur laquelle certaines et certains d’entre-vous m’écoutez en ce moment même de votre continuum espace-temps. Je vous renverrai à ma chronique de la semaine dernière, sur mon site web philippepitet.com, à moins que vous n’y soyez déjà à lire ses lignes, pour que vous puissiez prendre connaissance de la situation extrêmement tendue pour les radios locales associatives. Car je ne sais pourquoi je me suis remis sur les épaules la charge de cette petite institution toulousaine. Je me dis juste qu’à mon âge, on ne se refaisait pas !
Bref aujourd’hui j’ai trop peu de temps à me consacrer à cet épisode de mes Chroniques du lundi. Et ces quelques mots sont là pour ne pas couper le lien continu de celles-ci depuis le 19 octobre 2020.
En parlant d’octobre et d’anniversaire j’avais juste une réflexion sur ce temps qui passe sous mes yeux ainsi que sous les votre évidemment, la semaine dernière, le 17 octobre, triste jour anniversaire d’un massacre colonial [+] où la police parisienne aux ordres d’un préfet, ancien collaborateur, avait assassiné des centaines de natifs autochtones d’Algérie, je pensais à Alban Lietchi [+] le 1er appelé français à avoir refusé de tirer sur des algérien·nes… Je me disais que les temps n’ont pas changé, qu’il y a toujours dans cette société française qui n’a pas su faire la critique des son passé colonial et esclavagiste, bien trop de personnes pour qui l’autre est une plaie et bien trop peu de gens pour qui l’autre est une chance. Comme toujours j’aime bien renvoyer vers des réflexions extérieures et sur le sujet il existe un très chouette média sur le net du nom d’Histoires Crépues [+] qui déconstruit fort bien ce passé français pas toujours joli-joli.
Cela dit, ce qui se passe aujourd’hui n’est pas non plus très joli-joli, mais la chose assez réjouissante est de voir le parti d’extrême-droite qui siège à l’Assemblée Nationale tomber réellement le masque et montrer le visage de son imposture à découvert. En effet lors du vote pour le budget 2025 en commission ses représentant·es allié·es à la droite et aux macronistes ont rejeté le rétablissement des impositions sur le capital [+] et toutes les recettes qui étaient nécessaires à l’équilibre de ce budget sans étouffer les classes défavorisée.
Bon voilà, je ne pourrai malheureusement pas vous entretenir plus longtemps, ce sera un très court billet du jour. Je vais vous quitter non sans avoir dit merci mille fois à celles et ceux qui sont venu·es nous rencontrer ce weekend passé à l’Atelier TA [+] lors des Journées d’Ateliers d’Artistes Occitanie [+], où je présentais entre-autres le vidéoclip que j’ai réalisé pour le super chouette auteur-compositeur Théojasmine [+] sur son denier single « Ha Oui ! ». Un vidéo clip tout fait à la main, comme j’aime à le répéter, que vous retrouverez en ligne sur la chaine YouTube [+] de l’artiste, je répète Théojasmine avec un e à la fin. À moins que vous n’y soyez déjà, vous trouverez tous les liens sur mon site philippepitet.com, en vous rendant sur le texte de cette chronique.
Je vous laisse donc prématurément pour aujourd’hui, c’était juste un bonjour en passant, et en parlant de mon site vous y retrouverez aussi une image de mon atelier avec une série récente de dessins à l’encre intitulé « À JH, Souvenir de bord de mer… » Je vous souhaite une bonne semaine et vous dit à lundi prochain. Addisiatz amigas e amics !

Audio diffusé la semaine du 21 octobre 2024 sur les ondes de Radio FMR -Toulouse :
La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP

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