20.10.2025 – Chronique du lundi
20 octobre 2025 § 2 Commentaires
Joyeux anniversaire !
Chères lectrices et chers lecteurs du blog sur mon site web philippepitet.com, chères auditrices et chers auditeurs de la Radio FMR [+] de Toulouse, nous sommes donc lundi et comme tous les lundis à l’entame de mes éditoriaux du temps qui passe sous mes yeux, je vous souhaite une chaleureuse bienvenue dans l’opus du jour. Oui c’est lundi, plus précisément lundi 20 octobre 2025, lors de la parution ou de la diffusion de cette 262e Chronique du lundi. Billet d’humeur anniversaire puisque voilà presque 5 ans à un jour près, je rédigeais ma toute première chronique, le 21 octobre 2020.
Ce fameux 21 octobre 2020, lorsque j’ai rédigé la première de ces Chroniques du lundi, que vous pouvez toutes lire – et aussi écouter pour la plupart – sur mon site web à la rubrique « Journal », nous entrions dans un deuxième confinement en pleine épidémie de Covid. Partis de Toulouse nous étions dans notre cher havre de paix en Pays diois, entre Glandasse et Justin, sur les bords de la Drôme, à Die, pour aborder ces jours confinés. J’avais imaginé faire de cet exercice éditorial du lundi un journal de voyage intérieur à travers les traces que le monde des Sapiens imprimait dans mes synapses et mes neurones. J’étais parti pour vous parler d’art et de la vie. Rapidement les turpitudes du monde, surtout quand il s’était agi de narrer la gestion calamiteuse de cette pandémie à travers la planète, m’ont amené à donner dire des mots bien acerbes sur les exactions des blocs bourgeois qui dirigent le monde, à travers une démocratie représentative qui ne représente pas grand monde et des médias d’accompagnements qui font l’exégèse de ces fâcheux autant que fâcheuses qui nous mènent droit au mur. Puis, comme illustration de ce paradigme délétère, il y eu les guerres, il y eu l’idiotie crasse des gouvernements sous tutelle de la bourgeoisie mortifère, dopés au capitalisme consumériste, extractiviste et nationaliste, comme j’aime dire à longueur de mes billets. Il y a eu beaucoup de choses à dire, beaucoup pour s’indigner, beaucoup pour être en colère !
Si l’actualité paraît tous les jours dépasser notre capacité à la percevoir, les saletés permanentes, perpétrées par les grandes et les grands autant que les petits ou les petites de ce monde reviennent en boucle dans les mêmes processus, les mêmes causes, les mêmes effets, à quelques faibles variantes près, pour nous mener à la même conclusion : il faut en finir, et vite, avec la gouvernance capitaliste de nos sociétés humaines. Mais ça ne se fera pas sans la grosse colère de celles et ceux qui n’ont rien face à ceux et celles qui ont tout et qui en demandent encore plus.
Et oui, depuis que je me penche sur ces folies humaines je suis en colère, mais la colère est salvatrice et je suis d’accord avec ce très chouette article d’Isabelle Vauconsant, à lire sur le média indépendant « La relève et le peste » [+], paru le 13 octobre dernier et intitulé : « On ne changera pas le monde avec du Lexomil, il faut de la colère » [+]. Je ne peux qu’être d’accord avec ce qui y est écrit. Un article que je vous laisse découvrir par vous même, car c’est toujours salutaire de prendre les nouvelles du monde à travers une presse indépendante.
Oui la colère gronde en moi, surtout quand on voit qu’après toutes les belles paroles dans les médias occidentaux, et dans un silence satisfait de ces médias, Israël bombarde à nouveau [+] Gaza et brise un cessez-le-feu qui n’aura pas duré bien longtemps. Oui la colère gronde en moi quand le parti socialiste français sauve [+] un gouvernement qui va étriller les plus pauvres et enrichir toujours plus les plus riches, tout cela pour éviter une dissolution et garder quelques sièges à l’Assemblée Nationale. Beaucoup de colère gronde en moi.
Mais je vais laisser cette colère de côté, jusqu’à la semaine prochaine. Car avant de vous parler d’elle je vous narrais les débuts de cette aventure éditoriale qui fête ses 5 ans dans ce numéro. Pour moi ces Chroniques du lundi était aussi l’occasion rêvée de parler d’art, d’art visuel, évidemment mais aussi de tout ce qui fait culture artistique. Vous en entretenir à partir du point de vue de l’artiste plasticien que je suis.
Et c’est vrai que si on regarde bien, j’en ai bien peu parlé par rapport à ce que j’ai dit sur la vie de la cité. Mais l’art c’est aussi la vie de la cité, et être artiste c’est participer à cette vie.
Quoiqu’il en soit pour fêter cet anniversaire particulier, j’aurais aimé faire une grande et belle chronique, pleine de joie et d’effets de style. Hélas mon activité d’artiste n’est pas toujours vraiment raccord avec la temporalité de ce billets d’humeurs hebdomadaires. Il faut bien que je vive, et cette semaine je dois me consacrer à transmettre mon savoir-faire, et peut-être même mon savoir, à des jeunes gens qui apprennent. Je n’ai pas plus de temps aujourd’hui à me consacrer à ce billet.
Si vous vous en souvenez, ou si vous remontez le fil de mes éditoriaux du temps qui passe sous mes yeux, vous lirez ou entendrez par vous même que cela m’arrive parfois. Des billets qui sont aussi, tous les lundis sur les ondes, l’éditorial de la semaine pour ma très chère Radio FMR [+], je n’oublie pas que je suis attendu et entendu chaque semaine, alors je suis ici, mais juste en passant en attendant la semaine prochaine des lignes et des mots plus prolixes.
Je vais clore là l’exercice du jour malgré cet important anniversaire. Et je vais faire ce que m’a suggéré mon adorable compagne Thérèse [+] : vous dessiner un petit gâteau sur post-it® que j’aurais photographié sur la porte de notre réfrigérateur et que je vous donne à voir si vous lisez cette Chronique du lundi 20 octobre 2025 sur mon blog.
Si vous écoutez ces mots sur les ondes radiophoniques ou sur les électrons du web, en fond vous entendez une de mes compositions qui fait suite à celle que je vous ai fait écouter la semaine dernière, où il est question de l’immense place Tian’anmen au cœur de Pékin, une vieille histoire de performance musicale à l’aube du 21e siècle.
Je vous souhaite une douce et belle semaine d’octobre et vous donne rendez-vous lundi prochain selon le même protocole de rencontre, addisiatz amigas e amics !

Audio diffusé la semaine du 20 octobre 2025 sur les ondes de Radio FMR -Toulouse :
La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP
Voir les autres chroniques du lundi

Bravo!
Merci pour votre constance…