12.01.2026 – Chronique du lundi
12 janvier 2026 § Poster un commentaire
Comme un poisson qui nage à contre-courant
Chères lectrices, chers lecteurs, sur mon site web philippepitet.com, chères auditrices, chers auditeurs, sur les ondes et les électrons de ma très chère Radio FMR [+] de Toulouse, après une semaine extrêmement froide d’un hiver plutôt normal, après un weekend bien tempétueux, ce matin le soleil brille sur le pavé, ou plutôt sur le sable de la plage, vu que c’est depuis Iparralde à Hendaye, que je rédige ces mots et vous souhaite donc la bienvenue dans cette Chronique du lundi 12 janvier 2026.
Tout d’abord, vu que je suis ici au Pays Basque avec ma chère et tendre Thérèse [+], je dois vous avouer que nous devons partir dans le courant de cette journée, car les conditions de circulation pour cause de combats paysans bien légitimes, seront sûrement apocalyptiques. C’est pour cela que cette Chronique hivernale ne sera qu’un petit filet de mots à travers les informations de notre monde. Et que donc je vais la clore quasiment avant même que je ne la débute.
Pourtant le monde explose de partout. Le capitalisme consumériste, extractiviste, colonial et nationaliste n’en finit pas de nous imposer sa vision mortifère de la planète. C’est un système, mais ce sont aussi des hommes et des femmes qui mènent cette danse macabre. Ils et elles sont là identifié·es, voire même glorifié·es pour certaines autant que certains de nos congénères. Ils et elles ont les pouvoirs de coercition un peu partout de par le monde. Ils et elles tiennent les armes. Des armes qui blessent et mutilent, des armes qui tuent, mais aussi des armes qui contraignent les esprits, qui manipulent les pensées et qui réécrivent en permanence l’histoire de l’humanité pour nous expliquer à quel point cette dernière est régie par la loi du plus fort au lieu de promouvoir les forces à notre disposition en tant qu’individu·es d’une espèce sociale comme la notre, c’est à dire nos capacités à l’empathie, à la coopération, au partage des connaissances, à l’entre-aide et j’en passe.
Le week-end que je viens de passer, avec mes ami·es de Combustible [+], du côté d’Hendaye, en compagnie de ces personnes que j’apprécie plus que fortement et avec qui j’ai longtemps travaillé sur des projets artistiques et culturels, qui m’ont soutenues dans mes propres projets, me confortent encore et toujours dans cette idée.
Ici dans les contrées où je vis, nos sociétés occidentales ont établi des démocratie bourgeoises dans un mouvement politique qui a débuté au milieu du 17e siècle trouvant son apogée dans les révolutions de la fin du 18e et du début du 19e siècle, pour arriver à ce ce que l’on appelle la « démocratie représentative ». Nous sommes donc appelé·es à nous prononcer à intervalles réguliers sur celles et ceux qui vont diriger nos vies, pendant un temps défini par les lois et les règlements, selon la localité ou l’état. Ce n’est absolument pas satisfaisant, c’est contourné maintes fois par des personnes assoiffées de pouvoir, qui s’y accrochent ou qui exécutent des programmes totalement différents de ceux pour lesquels ils ou elles avaient été élu·es. Quand il y avaient des programmes et que leurs élections n’étaient pas dues à la manipulation médiatique. Bref rien de bien satisfaisant, mais tout de même quelques avancées de réelles démocratie avaient vu le jour à travers ses faux-semblants. Force est de constater qu’aujourd’hui le recul est général. Pour les blocs bourgeois de par le monde la démocratie n’est satisfaisante qu’à partir du moment où elle sert ses intérêts. Dans les cas contraires, ces blocs bourgeois font toujours le choix du régime autoritaire et fascisant. C’est leur vision du monde car la seule chose qu’ils et elles redoutent est le partage de la richesse. D’autant que ces fâcheux et ces fâcheuses n’ont rien à faire que l’humanité s’enfonce dans une apocalypse lente, tout ce petit monde dans sa folie de toute puissance se croit évidement au-dessus de tout.
Aujourd’hui j’entends les nouvelles du monde et je constate que le génocide au levant n’est pas fini malgré un soi-disant cessez-le-feu, que la guerre fratricide sur le flanc est de l’Europe est loin d’avoir terminé ses horreurs, que les massacre monstrueux dans les contrées qui ont vu l’humanité se dresser font couler le sang sans retenues, qu’un fou furieux met les Amériques en coupe réglée, tout cela pour le plus grand bonheur des marchands d’armes et de pétrole. Je vois aussi qu’un peuple se révolte en Asie-Mineure contre l’oppression arbitraire d’un autre âge et que les dites « démocraties occidentales » n’ont que l’envie d’y installer un nouveau régime favorable à leurs exactions. Bref à travers tout cela, la seule position éthique est de toujours refuser l’impérialisme sans soutenir les tyrannies, soutenir les peuples sans soutenir leurs bourreaux.
Dans peu de temps, des élections municipales auront lieu en France, peut-être sera-t-il temps de changer de braquet à l’occasion, de voter pour des forces réellement progressistes. Je ne me fait pas trop d’illusions car comme je le laissais entendre il y a quelques mots, ces élections ne sont pas réellement organisées pour mettre en œuvre une réelle démocratie dans nos organisations humaines. Mais on peut toujours avoir une lueur d’espoir. Voilà je vous laisse, je dois reprendre la route et laisser les plages de l’océan. Je repartirai vers les cimes enneigées des Alpes aussi vite que je serai revenu, ce qui me laisse peu de temps pour vous entretenir du monde.
Je vous laisse donc après ce très court discours bien moraliste, mais avant de vous quitter je voulais juste passer un petit message de promotion pour un ami que j’apprécie beaucoup. En effet le jeudi 15 janvier 2026 à partir de 19h30, jeudi soir de cette présente semaine, si vous prenez connaissance de la présente Chronique du lundi, à l’occasion de la commémoration des 10 ans de la disparition de David Robert Jones alias David Bowie, aura lieu une soirée immersive sous forme de happening, mêlant musique et performance, menée par un des plus grands exégètes du « Thin White Duke », j’ai nommé Jérôme Quercia [+]. Ce sera à Toulouse, à la librairie : « La Librairie » [+], 9 rue Falguière, dans le quartier des Chalets, une soirée nommée : « David Bowie, ten years: sound and vision ».
Voilà, ceci dit je vais vous souhaiter une belle semaine de janvier, si vous écoutez ces mots sur les ondes de la Radio FMR [+] de Toulouse, vous entendez en fond une bande son d’une vidéo créée il y a bien plus de 20 ans sous le nom « Gegen den Strom » (à contre-courant), et pour celles ou ceux qui lisez ces mots sur mon site web philippepitet.com, je vous laisse avec une image tirée de cette vidéo, et peut-être même un lien pour la visionner !
Et même si d’ici j’aurais pu vous le dire en basque, je vous le dis en occitan : a diluns venent, addisiatz amigas e amics !
Audio diffusé la semaine du 12 janvier 2026 sur les ondes de Radio FMR -Toulouse :
La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP

