01.01.2024 – Chronique du lundi
1 janvier 2024 § Poster un commentaire
Une année de plus sur Terre…
Amies et amis qui entrez dans ces lignes, vous aurez remarqué qu’ainsi qu’il en fut pour le lundi de la semaine dernière, quand le lundi coïncida avec Noël, voici une Chronique du lundi qui tombe pile poil un jour de l’an. Alors je vais me permettre de vous y souhaiter bienvenue bien évidemment, mais aussi tous mes bons vœux pour cette nouvelle année 2024… Car en effet à l’heure où j’écris cet exercice éditorial du jour il est assez tard dans cette journée du 1er janvier 2024.
Je commence à formuler ce billet assez tard donc, car comme il est d’usage dans nos société repues, j’ai réveillonné la nuit passée en excellente et festive compagnie. Malgré l’époque assez dépressive que nous traversons. Car n’oublions pas que pour les fêtes nous avions pourtant le choix entre la polémique Depardieu [+] et celle autour de Miss France [+]. Alors que nous vivons dans un pays où il y a près de 100 milliards de fraude fiscale [+] organisée par les plus riches, et qu’un jeune homme vient de mourir [+] de septicémie après dix longues heures d’agonies dans le couloir des urgences d’un hôpital alors que l’un des plus grands hôpitaux du pays fait la manche et appel aux dons [+] pour se doter d’un scanner médical.
À côté de cela le gouvernement français a fini par avoir la peau de la fameuse ONG Anticor [+] qui lutte contre la corruption au sein de notre République. Ainsi donc, le bloc bourgeois a définitivement les mains libres pour ses turpitudes bien couvertes par un état gangrené jusqu’au plus haut niveau de l’état. Alors que dans sa Novlangue décomplexée le gouvernement français nous raconte que la lutte contre la corruption est une de ses actions principales, ministre de finances en tête [+]… Sûrement comme l’ont été la lutte contre les violences [+] faites aux femmes ou autre lutte contre le racisme et le fascisme [+]. Et il est clair ici que le gouvernement fait payer à Anticor son engagement dans les luttes sociales et écologiques. Luttes que le bloc bourgeois abhorre, comme on peut le lire ici en lien [+], sur « Reporterre ».
Et encore pendant ce temps là, période de fêtes oblige, la grande distribution fourgue des denrées dont le dates sont hyper dépassées, ou totalement dégradées aux associations d’aide alimentaire qui se trouvent obligées de gérer des déchets [+] alors que les industriels déduisent leurs « dons » de leurs impôts. Bien vu les gens, c’est ignoble !
Heureusement il y a des petits coins de la planète où on est moins mortifère, voire suicidaire comme au Costa-Rica qui a su régénérer sa forêt en 27 ans, ainsi que nous le révèle « La relève et la peste » sur cet article en lien [+].
Je saute du coq à l’âne dans mes pensées pour parler des choses de l’art, qui pour le coup ne sont pas très chouettes à commencer par la mort de l’artiste William Pope [+] l’avant-veille de Noël. William Pope, ou plutôt William Pope.L était un artiste plasticien qui vivait et travaillait à Chicago et dont la performance était le médium qui l’a fait connaître, particulièrement à travers ses performances où il avait traversé New-York en crawlant sur le bitume des rues de Big Apple. William Pope.L était un artiste afro-américain engagé qui interrogeait les notions de consumérisme, de pouvoir, de classe, de sexe ou de race dans son travail multiforme. C’était un très chouette artiste, dont on peut voir un peu le travail sur son site web [+]. J’aimais bien son labeur.
Alors à cet instant de mon exercice éditorial du jour, je vais être clair et vous avouer que je suis un carrément séché en ce premier jour de l’année 2024 par mes agapes de la nuit passée. Je n’y serai pas bien plus long. Si ce n’est pour vous dire qu’il serait souhaitable de continuer inlassablement les luttes contre ces incroyables attaques que le capitalisme extractiviste, consumériste et financier opère tous les jours pour détruire toute raison chez Sapiens. À commencer par les foutaises du marché de l’art que ce capitalisme et son bloc bourgeois mondialisé a fini par nous faire croire être l’art lui-même. Un lien à suivre ici [+] sur le site du CAAP nous l’explique bien. En ce début d’année vous m’excuserez d’être un tout petit peu prosélyte !
Et toujours à parler d’art et de confusion générale, il paraît que la représentation de la nudité peinte sur toile aurait choqué les convictions [+] de certain·e·s élèves il y a quelques semaines. Évidemment l’information a rapidement été reprise comme tout fait divers de ce type par les excitateurs et excitatrices patenté·e·s de l’extrême-droitisme pointant du doigt une population toujours plus stigmatisée [+]. Un ministre de tutelle s’en est aussi évidemment et prestement mêlé pour rouler des pectoraux, alors que la médiation et l’apprentissage de l’histoire de l’art ainsi que des moyens adéquats pour l’éducation nationale seraient en l’occurrence plutôt les bienvenus. Bref un cas d’école face à un échec permanent des programmes scolaires en France à faire connaître l’art et à créer des esprits critiques doués de raison chez les citoyen·ne·s de la République. Du coup en parlant de nudité et pendant que je rédige ces mots du jour, je regarde les murs de la pièce qui est notre chambre à coucher toulousaine, à travers quelques œuvres qui parsèment ces dits murs mon regard tombe sur une œuvre de la formidable artiste qu’est Enna Chaton [+] et dont le travail sur la nudité essaye de vêtir le monde. Je me dis alors qu’il serait bien avisé de faire entrer la médiation artistique et la connaissance des arts dans le monde de l’éducation au même titre que l’apprentissage de la langue ou des sciences.
Voilà sur ce vœu pieu comme on dit, je vous quitte sans aucune autre forme de procès avec juste une image de montagne rafraîchissante, dessins qui seront bientôt à la vente, tout du moins sur ma boutique en ligne !
Et surtout je vous donne rendez-vous dès la semaine prochaine, même endroit à l’heure qu’il vous conviendra. Et en terme de vœux je réitère ceux de bonne année à toutes et tous.
En fond alors que je termine la rédaction de cette première chronique de 2024, ma chère et tendre Thérèse [+] regarde un épisode de Columbo [+], il y a une de mes chansons préférées de Marlène Dietrich [+] qui y est fredonnée, ça ma donné envie d’écouter sa version de cette chanson, puisque l’espoir anime ce jour je vous la partage ici [+], addisiatz…

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP

Laisser un commentaire