12.08.2024 – Chronique du lundi
12 août 2024 § Poster un commentaire
Désolé, nous n’avons pas fini de jouer !
Le mois d’août n’a pas encore entamé sa seconde moitié, l’été est loin d’être fini, il y a tout de même un peu comme une odeur de poudre de rentrée qui chatouille nos narines ensoleillées. Pourtant c’est depuis les bords de Drôme et à l’ombre des montagnes Dioise, comme depuis plusieurs semaines à présent, que je vous souhaite la bienvenue dans cette Chronique du lundi 12 août 2024.
Malgré mes pieds qui taquinent la roche des fonds de rivières, c’est à travers des problèmes de gestion dans des dossiers administratifs personnels inhérents à une carrière d’artiste bien chaotique comme il se doit, que je compose mon billet de ce jour.
En effet depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, je me bats pour obtenir des papiers et expliquer à une administration revêche autant que retorse qu’il est pour le moment hors de question de prendre ma retraite toute méritée quelle puisse l’être. Évidemment cela me ferait bien plaisir de ne plus avoir à me soucier d’une fin de mois difficile grâce à une pension abondant mon compte bancaire avec régularité. Sauf que que mon compte de trimestres cotisés, lui, est loin de me permettre cette prétention à prendre ce que l’on appelle une retraite à taux plein. Je ne vais pas m’étaler et vous faire mon « Ouin-Ouin » de base en vous narrant mes soucis de pauvre homme blanc occidental bien repu des largesses de la 7e puissance économique du Monde. Tout de même ce mâle blanc de plus de 60 ans que je suis reste encore et toujours, en bon artiste plasticien, dans l’indigence du sous-sol d’un seuil de pauvreté que l’on dirait particulièrement créé pour notre catégorie socio-professionnelle de travailleurs et travailleuses de l’art. En faisant le point sur tous ces déboires, je m’aperçois que j’ai pu survivre, non pas de ce pour quoi je m’était destiné à travers de longues études – dont il m’a fallu auto-financer la poursuite la plupart du temps -, mais bien parce qu’ensuite j’ai travaillé plus qu’à mon tour à côté de ma vrai profession, m’empêchant à tout moment de me livrer sereinement à mon travail de recherche artistique. Il paraît que les études d’arts dirigent immanquablement vers des voies de garage. Voilà qui est étonnant alors que les industries du divertissement et de la propagande visuelle se portent comme un charme depuis des décennies, engraissant de nombreuses marques et sociétés de notre monde de la société du spectacle autant que de la consommation. Preuve que beaucoup se gavent sur le dos du lumpenprolétariat des forces créatives. Ma situation personnelle est totalement insignifiante comparé aux misères de notre monde. C’est juste une nouvelle fois l’illustration des difficultés du parcours de vie que doivent emprunter les artistes tout aussi auteurs qu’autrices lorsqu’ils font profession de leur art.
Bon, à cet instant même de la chronique d’aujourd’hui, après m’être épanché sur ma vie de pauvre galérien de l’art, je me dis que nous sommes en plein cœur de l’été, que le 15 août n’est pas encore atteint, que la rentrée politique après cette trêve olympique ne s’annonce pas sous les meilleurs hospices, qu’il fait encore très chaud, même en altitude et que je n’ai pas trop envie de m’étaler plus longtemps en considérations diverses ce lundi.
Je vous avoue tout de go que je vais me laisser aller sans vergogne à écourter le présent éditorial du temps qui passe sous mes yeux. De considérer justement ce jour et les précédents comme un temps mort où peu de chose se sont passées si ce ne sont les drames habituels et les turpitudes récurrentes du monde de Sapiens. Car que dire du temps qui s’étire cet été à part ces dramatiques développements des guerres à l’Est de l’Europe et au Moyen-Orient alors que le monde vient de se droguer à la performance sportive. Que dire de plus que ce même monde s’enfonce dans l’enfer d’une chaleur irréversible. Je narre cela depuis quatre ans à longueur de mes Chroniques du lundi. Permettez-moi ce jour de prendre un peu de recul et quelques temps de vacances.
Non sans vous avoir renvoyé sur le site web de la formidable artiste Nataly Nato, la plus canadienne des artistes plasticien·nes toulousain·es, une artiste dont je vous parle très régulièrement et dont j’adore suivre le labeur depuis des années. Projetez-vous donc sur son site web qui est un blog graphique sur lequel vous trouverez une série de ses derniers boulots de dessins d’inspiration scientifique. J’adore ! N’hésitez pas à suivre le lien https://natalynato.wordpress.com/ [+].
Voilà donc, je vais vous laisser et m’en vais repartir vaquer à des occupations toutes aussi futiles qu’inutiles avec ma chère et tendre Thérèse [+]. Des occupations insouciantes et estivales comme celles d’aller m’immerger dans ces piscines naturelles formées par les trous d’eau que l’on trouve à profusion, quand on les connait et tant que la sécheresse ne les a pas tous vidés, le long des divers affluents de la Drôme. Des endroits dont je ne vous donnerai pas plus d’indications car je garde jalousement leurs localisations, le tourisme de masse ayant déjà fait assez de dégâts dans le coin.
Les seules indications qui permettraient à celles et ceux qui ne connaîtraient pas ces endroits de baignades dans une nature merveilleuse de les retrouver à condition de se munir d’un sextant, se trouvent quelque part dans le corpus de mon travail autour de l’eau. Dans la partie Dioise d’Aiga ma cartographie sensible de l’eau. Dont vous trouverez le lien sur mon site web philippepitet.com, vous qui m’écoutez sur les ondes de la Radio FMR [+] à Toulouse sur le 89.1Mhz ou ailleurs sur d’autres canaux. À moins que vous ne soyez déjà sur la page de cette Chronique du lundi. Je vous souhaite une belle semaine d’été et vous donne rendez-vous dans une semaine, selon le même protocole… Addisiatz amigas e amics !

Audio diffusé la semaine du 12 août 2024 sur les ondes de Radio FMR -Toulouse :
La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP
