07.07.2025 – Chronique du lundi

7 juillet 2025 § Poster un commentaire

Bref ce sera bref !

Amies lectrices et auditrices, amis auditeurs et lecteurs, bienvenue dans cette brève Chronique du lundi 7 juillet 2025. Je vous annonce ainsi brièvement et sans fioritures un bref et court éditorial du temps qui passe sous mes yeux. Un billet qui sera donc fait de brèves, un peu à la mode de ces médias qui se mettent au format de l’été pour masquer la désertion de leurs rédaction. Ce n’est pas trop malin, je vous le concède, pour quelqu’un qui fustige les médias et leur fameuse « horloge universelle » [+] à longueurs de billets.

Mais qu’importe c’est ainsi aujourd’hui, cela le sera la semaine prochaine et les semaines suivantes. Cela m’arrange, car à l’instant présent j’ai surtout envie autant que besoin de sentir cette liberté de ne pas m’attacher à documenter les forfaitures qui s’étalent à la face d’un monde en feu. Une lassitude m’a pris méchamment ces derniers temps. Je sais bien qu’il ne faut pas baisser les bras, mais vous conviendrez que la revanche des cloportes qui se joue sous nos yeux est épuisante, alors que la terre brûle littéralement [+] et que l’eau des mers s’échauffe [+], un sombre « après nous le déluge » [+] résonne comme un funeste glas.

Pendant qu’un 1er ministre israélien sous mandat d’arrêt de la Cour Pénale Internationale [+] depuis plus de sept mois survolait la France dans la nuit du dimanche 6 juillet au lundi 7, avec la complicité du gouvernement de la République [+], j’avais du mal à dormir à force de me ressasser ces turpitudes qui balancent en vrac des tonnes de poudre sur les enfants de Gaza. À penser à ces guerres d’anéantissement, ces génocides qui parsèment la planète afin de garnir les portefeuilles des nanti·es. À me dire qu’un fou peroxydé outre-atlantique détruit les plus faibles dans son pays au profit des plus riches à travers une loi au qualificatif poétisé [+]. Et a s’apercevoir qu’il n’y a pas besoin de traverser l’Atlantique pour constater qu’ici en France un aréopage d’autres folles autant que fous, de menteuses et de menteurs invétéré·es nous appliquent la même politique de détournements au profit des plus riches depuis des mois et des années, en pleine inversion orwelliennes [+] des valeurs. Les brèves de l’été, ont des racines profondes qui puisent leurs forces dans cette stupidité systémique qui caractérise le capitalisme consumériste, extractiviste et nationaliste.

Ainsi on ne s’étonnera pas qu’un policier soit muté au soleil alors même qu’il doit être jugé en Cour d’assise pour meurtre dans quelques mois parce qu’il a tué à bout portant [+] un gamin qui ne menaçait personne, qu’en bien même ce dit gamin était au volant d’une voiture à un âge qui ne le lui permettait pas mais avait une tête moins blanche qu’il n’eut voulu. Peut-être un jour comprendra-t-on que pour régler ces problèmes de violences inciviques il faudrait investir dans des infrastructures d’accueil et de culture ainsi que dans du personnel d’accompagnement, de soin et d’animation de nos société malades, plutôt que d’armer des imbéciles [+] se prenant pour Robocop. Des violences policières qui n’en finiront pas tant que l’on suivra cette logique de surenchère. Il suffit de feuilleter en ligne le magazine « Streetpress » [+] qui se fait l’écho de cette logique mortifère comme dans ce récent article intitulé : « Adil, victime de coups de taser, tabassage et racisme policier » [+], ou cet autre article : « Le combat de la famille de Souheil, tué par la police lors d’un refus d’obtempérer à Marseille » [+]. « Streetpress » est un média indépendant qui existe depuis plus de 15 ans, dont la ligne éditoriale est résolument engagée contre l’extrême-droite et les violences policières. Une position toujours compliquée car suivie par tout ce que compte les gens contre l’establishment quel qu’il soit, et donc un public sensible aux rumeurs même non vérifiées ou vérifiables. Et depuis peu ce média en ligne se retrouve en prise avec un site de fake news piloté par la Russie sous le nom de « Enquête du jour » dans le cadre d’une grande opération de déstabilisation appelée Storm 15-16 sous fond d’usurpation et d’IA. À lire toujours sur « Streetpress » dans ce dernier article intitulé : « Comment Streetpress s’est retrouvé au cœur d’une campagne d’ingérence russe » [+].

Bon je vais arrêter de faire de la publicité pour un média indépendant d’information plutôt islamo-gauchiste comme vous devez vous en être rendu-compte… Ça peut ne pas plaire, à toutes et tous les tenant·es du conservatisme rance, mais en tout cas ça me fait du bien ! Et de toute façon je ne pense pas qu’il y ait beaucoup de ces tristes personnes qui m’écoutent sur les ondes de la Radio FMR [+] de Toulouse ou qui me lisent sur mon site philippepitet.com. Et pour dérider ces mines grises qui se seraient perdues devant mes mots, il me semble qu’iels (ça y est j’ai placé un « iels » !) feraient mieux d’écouter de l’humour. De l’humour bien senti comme celui de la comédienne française engagée Audrey Vernon [+]. Vous vous doutez que si je parle de cette dernière dans cet édito d’aujourd’hui, c’est non seulement parce que je la trouve aussi drôle que pertinente, mais c’est aussi, voire surtout, parce qu’elle est sous le coup d’une plainte pénale pour diffamation avec constitution de partie civile [+] portée par un certain laboratoire pharmaceutique familial amateur d’autoroute inutile du côté du Tarn Sud, à cause d’une publication dans laquelle elle taclait cette belle entreprise familiale paternaliste. Bref sur le sujet et par soutien, je ne me prive pas de vous renvoyer vers sa chronique du 1er juin dernier sur une radio malheureusement commerciale mais qui envoie du bois ces derniers temps, une chronique que vous trouverez en podcast ou sur une des multiples plateformes du web intitulée : « Vive Pierre Fabre, vive les autoroutes ! – La chronique d’Audrey Vernon dans La dernière » [+].
Comme le disait une certaine réplique dans un dialogue écrit par un certain Michel Audiard, dans le fameux film « Les tontons flingueurs » : « Les cons ça ose tout et c’est d’ailleurs à ça qu’on les reconnais » [+]… On ne s’en lasse pas !

Et pour en finir avec cette courte chronique du lundi 7 juillet 2025, en restant du côté du Tarn bien dans son Sud, le jeudi 10 juillet qui arrive, n’hésitez pas à vous rendre dans les contreforts de la Montagne Noire tarnaise pour une journée dans le cadre d’un parcours de visites [+], qui se déroulera de Labastide-Rouairoux à Labruguière en passant par Aussillon afin de découvrir les expositions de Lise Bardou [+] au Musée du Textile [+], de Lorène Roustin [+] au PAC [+] et celles d’Yvonne Calsou [+], Arno Brignon [+] et Eric Rumeau [+] au Musée Arthur Batut [+], un parcours d’art en présence des artistes.

Voilà, je vais arrêter là et aller prendre un petit café en compagnie de cet autre géniale artiste qu’est ma chère et tendre Thérèse Pitte [+], avant d’enregistrer ces quelques mots en studio pour que vous puissiez les écouter sur les ondes de Radio FMR [+]. Je précise pour les auditrices et auditeurs la bivalence de ces Chroniques du lundi qui restent en lecture sur mon web philippepitet.com et qui finissent inéluctablement par former parallèlement un objet radiophonique. Texte aussi de la chronique du jour dans lequel vous avez toutes les références et les liens des documentations de mes dires, qui ne sont pas toujours si approximatifs que je ne vous le laisse entendre. Un texte sur lequel enfin chaque semaine, vous pouvez découvrir un de mes nombreux boulots graphiques. Aujourd’hui comme depuis plus d’un mois et demie, vous pourrez encore trouver une image issue de ma série : « Slow Gangs die Symphonie der relativen Utopien », un boulot de 2018 qui reverra une nouvelle publication dans quelques mois. Qu’on se le dise !

Je vous souhaite une belle semaine d’été et vous donne rendez-vous dès lundi prochain. Addisiatz amigas e amics.

Image d'un dessin de la série de 52 pièces "Slow Gangs die Symphonie der relativen Utopien" de l'artiste plasticien Philippe Pitet - 2018
38e dessin de la série « Slow Gangs die Symphonie der relativen Utopien ». 20x20cm, technique mixte – 2018

Audio diffusé la semaine du 7 juillet 2025 sur les ondes de Radio FMR -Toulouse :


La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

Voir les autres chroniques du lundi

Tagué :,

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement 07.07.2025 – Chronique du lundi à Philippe Pitet.

Méta