29.06.2026 – Chronique du lundi
29 juin 2026 § Poster un commentaire
Ce temps qui file si lentement dans la terrible chaleur caniculaire
Chères amies et chers amis, lectrices, lecteurs du blog de mon site web philippepitet.com, auditrices et auditeurs de la Radio FMR [+] de Toulouse, nous sommes le lundi 29 juin 2026, ce matin la canicule commence à peine à baisser d’un large ton, alors qu’elle a éprouvé à mort le vivant dans nos latitudes dites tempérées depuis près de deux semaines. Au dehors, une tribut d’oiseaux chantent à tue-tête sous la pluie rafraîchissante. Pendant des jours ils n’arrivaient plus à exprimer leur joie de vivre naturelle, tellement leur existence même est mise en danger par nos activités humaines mortifères. Leur conviction dans une vie qui aurait dû renaitre à travers le bonheur du printemps, a fuit. Ce désespoir est contagieux, et c’est dans une fureur immense que j’entame cette nouvelle Chronique du lundi entre deux canicules.
En effet, nous sommes juste au début de l’été, les animaux dans les élevages tombent par dizaines, les champs brulent et les récoltent s’évanouissent avant même que d’avoir existé. Alors qu’on en commence le décompte macabre, des milliers peut-être dix-mille de nos concitoyen·nes, les plus faibles et les plus exposé·es, viennent de périr à cause de la chaleur extrême que nous subissons. Une canicule prévisible sans aucune préparation d’un état devenu clairement incompétent et même criminel, alors que dans sa narration mensongère habituelle, le gouvernement français nous serine que tout est sous contrôle. La bourgeoisie hors-sol, à travers ses médias de propagande, nous explique même qu’il nous suffirait d’allumer nos climatiseurs et d’arrêter de nous plaindre, le capitalisme compte encore faire des profit sur la douleur et la misère populaire avec un hypothétique plan climatisation, supprimant loisir et joie de vivre et forçant le lumpenprolétariat à travailler dans d’effroyables conditions climatiques.
Alors que des édiles locaux de gauche fraîchement élu·es arrivent à mettre en place, tant bien que mal, des mesures concrètes pour le bien commun, certain·es autres édiles locaux boursouflé·es de la droite, de sa gauche jusqu’à son extrême, à travers une arrogance révoltante, nous expliquent qu’ils sont les champions de l’écologie. Comme ici à Toulouse d’où j’écris et parle aujourd’hui, alors qu’ils bétonnent à tout va sans autre horizon que leur profit personnel. Mais d’où sortent-ils des champions de l’écologie et de la responsabilité politique ? C’est quoi ces mensonges monstrueux éructés face aux générations futures ? La droite et l’extrême droite plastronne à travers une indécence hors du commun, opérant comme à leur habitude une manœuvre d’inversion de la réalité dans un bain de post-vérité flagrant.
Après peu de temps de répit, de nouvelles vagues caniculaires peut-être hors-norme se préparent à nous écraser les prochaines semaines. Les modèles s’emballent. Mais qu’importe la bande de malfrats qui influence l’opinion publique allume des contre-feux pour masquer leur fanatique turpitude. Pour exemple toutes ces polémiques qui font florès dans la presse d’accompagnement dont entre-autres : le voilier qui n’existe pas d’une eurodéputée de gauche ; les attaques contre un historien qui ne dit que les faits et la réalité sans tomber dans des injonctions douteuses ; la banalisation de la violence de classe contre des gamines et des gamins qui veulent se rafraîchir dans des piscines de fortune ; l’antisémitisme supposé et fantasmé d’un leader de gauche basé sur un reportage honteusement trafiqué ; et j’en passe !
À côté de ça, cette presse a du mal à se faire écho de ce qui peut modifier sa narration nauséabonde du monde. Comme de ces jeunes cons qui peuvent scander sans retenue et en toute impunité des appels au meurtre raciste dans des boîtes de nuits. Ou comme ces détournements fascisants d’un fait divers sordide autour de la mort d’un ado placé en ASE sans se poser la question de l’accompagnement de cette jeunesse en péril. Ou encore comme ces arbres nécessaires à notre survie qui se font détruire pour le profit immédiat d’une minorité d’agriculteurs bas du front aux casquettes jaunes. Tout comme l’ingérence d’un état voyou et génocidaire dans les affaires du pays. Là aussi j’en passe par dizaines et milliers d’exemples flagrants. Comme toujours rien ne sera dit sur la falsification de l’histoire et des faits afin de laisser place au discours de plus en plus totalitaire. Alors, oui je peux encore parler et l’état de droit en lambeau n’est pas encore mort, mais je ne peux pas dire que nous vivions dans une société des plus démocratiques. En France, comme ailleurs sûrement, le journalisme de l’éditocratie du bloc bourgeois s’enfonce jour après jour dans des circonvolutions mensongères dramatiques qui renforcent la barbarie du pouvoir.
Nous voyons ainsi sous nos yeux ébahis et nos oreilles incrédules un service public de l’information qui roule clairement pour l’extrême-droite en falsifiant des reportages et mentant à tout va. Le bloc bourgeois a choisi son camp et France-Culture partage malheureusement maintenant le même combat que C-News ou le groupe TF1 et son émission Quotidien pour sauvegarder les fesses d’un bloc bourgeois qui nous assassine à gros bouillon après nous avoir laminé à petit feu. Voilà longtemps que c’était visible pour beaucoup. La canicule et les faits incontestables font exploser cette triste réalité.
Alors lisez ou écoutez plutôt la presse indépendante je ne vous le dirai jamais assez. Et pour vous guider dans ces lecture allez vite sur le site : portail.basta.media [+], qui est le portail de référence de ces médias en France et qui nous laisse voir l’actualité du Monde bien différemment que tout ce qui nous est envoyé à la figure par les médias d’accompagnement.
Bref le monde n’est pas très beau ici comme ailleurs. La Terre suffoque et les génocides continuent, les guerres aussi. Voici bien pourquoi je n’ai pas envie d’en dire plus. Je préfère prendre mon déjeuner en paix avec ma chère et tendre Thérèse [+]. Puis partir travailler dans mon atelier peut-être surchauffé, mais qui aura fini par refroidir après l’orage. Retrouver les outils qui me permettent de pratiquer ou d’acter quelques actions de soutien à la création. Bref juste prendre ma part dans un monde loin de celles et ceux qui le détruisent. Juste à mon modeste niveau, juste questionner ce dit monde et y reconstruire des bouts de joie et de bonheur, mais aussi de réflexion à travers ce que j’observe des territoires de Sapiens.
Et puis je dois aussi quitter ces lignes, car j’ai rendez-vous avec Fred, un vieux pote journaliste, un bon lui il me semble, il vit au Danemark et est de passage à Toulouse. Je sais vous vous en fichez royalement et avez bien raison. Mais ce fut lui qui, après un super entretien délirant et une série de photo dans des wc publics abandonnés, écrivit au début des années 80 du siècle dernier un premier papier sur mon boulot d’artiste naissant. Il me semble pour une revue de la Movida espagnole : « El Víbora »[+], le fameux « Comix para supervivientes » [+] ! Dans ce même article il avait réuni à mes côtés : le formidable réalisateur et auteur F.J. Ossang [+] et le non moins formidable dessinateur de BD Frédéric Bézian [+]. Nostalgie quand tu nous tiens !
Avant de le rejoindre, même s’il est bien tard aujourd’hui, et après avoir fini la rédaction de ce billet de la semaine, je vais aller l’enregistrer pour qu’il puisse être diffusé sur les ondes et les électrons de ma très chère Radio FMR [+], d’ailleurs si vous m’écoutez vous entendez en fond un vieux morceau composé au cœur de l’Empire du Milieu il y a plusieurs décennies et que je vous sers souvent en illustration sonore. Vous me voyez désolé pour mon manque d’imagination, mais il me met du baume à l’âme. Pour celles et ceux qui me lisez dans la rubrique « Journal » de mon site web philippepitet.com, je vous laisse avec la photo d’une des toiles issue de l’antiquité tourmentée de mon histoire, faite dans un temps de détresse où je ne pouvais plus marcher, c’était plus d’un an après cette interview citée précédemment et quelques mois après un terrible accident qui faillit me faire perdre la jambe gauche… Mais tout ceci est une trop vieille histoire pour n’en garder autre chose que des images. Le temps est temporairement frais, alors je vous souhaite une belle semaine et vous dis a diluns venent, addisiatz amigas e amics.

Audio diffusé la semaine du 29 juin 2026 sur les ondes de Radio FMR -Toulouse :
La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP

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