23.11.2020 – Chronique du lundi

23 novembre 2020 § Poster un commentaire

En attendant l’œil de la pastèque, le garder ouvert sur l’éthique numérique…

Nous sommes lundi et c’est le jour de ma chronique hebdomadaire. Chronique disponible sur le journal de mon site Web en attendant d’avoir le temps de l’enregistrer pour Radio FMR [+] à Toulouse, ma vieille radio de jeunesse depuis 1981, que j’avais un peu abandonnée il y a plus de cinq ans (mais c’était arrivé tellement de fois dans ma carrière) et qui vient de me faire le grand honneur de m’élire co-président. Mais pas le temps et peut-être le courage de me rendre en studio pour enregistrer ces quelques mots, ce n’est donc là et encore que du texte et de l’image. Lors de l’écriture de ma dernière chronique j’avais eu l’ambition de me lancer dans des critiques fraîches de la politique artistique locale, vu qu’en dehors de mon activité régulière dans la Ville Rose dans un espace de travail à l’Atelier TA [+], je réside à présent quotidiennement ou presque quand je ne suis ni par monts, ni par vaux, ou dans le Tarn de mon enfance, ou encore dans mon havre de paix de ce magnifique Pays Diois dans la Drôme. Je vais remettre à demain ce que j’aurais dû faire hier et ne pas m’appesantir sur les décisions des agents immobiliers qui président à la destinée de la 4e ville de France dont l’agglomération vient de dépasser le million d’habitant·e·s et dont les jours heureux son comptés avec la chute prévisible de la maison Airbus.
Je ne vais pas non plus m’attarder sur la politique nationale française qui de dérives en dérives montre son autoritarisme mortifère et sa bêtise systémique, je l’ai assez fait dans mon dernier billet. Ça apprendra aux citoyennes et citoyens de ne pas voter pour n’importe qui et n’importe quoi.
Marre de voir le verre à moitié vide, je préfère boire un verre à moitié plein !

Cette rubrique sera « light » mais un minimum éclairée… Nous sommes donc lundi et me voilà de retour pour quelques semaines sur les bancs de l’école, enfin à l’école mais du côté de l’estrade du professeur tout de même. Voilà maintenant plus de 10 ans que, parallèlement à mes recherches plastiques, j’interviens aussi d’un organisme qui suit une population d’artistes-auteur·e·s, d’interprètes ou de porteu·ses·eurs de projets artistiques et culturels qui naviguent dans ce que l’on appelle les métiers du spectacle vivant et des arts plastiques. Ces personnes sont comme moi : elles passent plus de temps à galérer, comme on dit, qu’à vivre décemment de leurs métiers. La situation de pandémie mondiale dans laquelle nous sommes toutes et tous plongé·e·s n’arrange pas nos affaires, comme on dit. Aujourd’hui et pour une semaine j’ai donc un groupe de jeunes et moins jeunes artistes à qui il faut apprendre la difficulté de tenir un comportement éthique et responsable mais actif lorsque l’on montre son savoir faire artistique sur l’Internet.
Comme à chaque session de ces formations professionnelles à destination des artistes – en l’occurrence artistes visuels pour cette formation -, quand nous en arrivons à parler des réseaux dits sociaux il y a des stagiaires pour, il y a des stagiaires contre, mais ce n’est jamais serein et ça peut partir vite en vrille, à l’image de ce qui se passe sur ces dits réseaux. Il faut dédramatiser à chaque fois l’atmosphère, essayer de désamorcer les clashes en puissance avec humour et décontraction. C’est épuisant, et puis les distances, le masque, les problèmes techniques. Mais c’est toujours agréable de découvrir des boulots et les personnes qui les portent, de réfléchir et de les accompagner dans les projections qu’ils en font. Et puis quand tu sais que tu as été utile des mois ou des années plus tard, c’est chouette.
D’ailleurs la semaine qui vient de passer j’en ai vu de ces artistes qui furent pour certains de mes impétrants et qui ne ménagent pas leurs peines pour informer de leurs situations respectives et des infos sur Instagram et Facebook. Certains même mettaient en applications les trucs et astuces que je leur avais apportés.
À un mois des fêtes, la bien pensance générale et actuelle nous rappelle qu’il faut éviter de commander sur les mastodontes de la vente de tout et n’importe quoi en ligne. Le slogan du moment « Pas de Pesos pour Bezos ! » ou « Ali tu l’as dans le Baba ! ».
Voilà donc une petite sélection d’idées cadeaux pas trop chers et qui feront vivre de sympathiques artistes plasticiennes et plasticiens qui donnent du sens à la vie. Ceci dit vivre est un bien grand mot, je dirais vivre un peu, pas beaucoup, voire très peu vivre, mais c’est déjà ça. Car en effet depuis peu le produit de leurs ventes de multiples, et donc de leurs éditions, entrent enfin dans le calcul de leurs protections sociales.
Abandonnez donc Amazon, Ali Baba ou autres et allez directement sur les sites ou sont mis en ventes directement les ouvrages, ou bien où vous trouverez les contacts idoines pour vous procurer des petits objets du bonheur d’offrir.
Voici pour ma part une petite sélection loin d’être exhaustive, mais qui me paraît pouvoir vous intéresser :
. Étienne Lescure [+] ce super artiste qui réinvente et interroge notre vision du monde des emojis et de l’illustration populaire, quelques articles de microéditions de types « graphzines » pas chers et singuliers, à retrouver sur son shop [+].
. Marlène Côtelette [+] et ses Éditions Terriennes [+], et sa vision au scalpel du monde et son l’anthropologie de la douleur.
. Vous pourrez aussi retrouver les correspondances de l’artiste Pierre Monjaret [+] (vous savez le superbe créateur des Guides Auguste Legrand des buffets de vernissages) aux éditions BOL, éditions portées par Benoît Luisière [+] un autre super artiste, que vous pouvez contacter sur son site benoit@fabula-rasa.fr ou sur son site [+].
. Tant que nous y sommes dans ces éditions à la limite du « câblé-décalé » (ne cherchez pas je viens d’inventer ce terme), précipités vous aux Éditions Innocences [+] du génial Jean-Marie Donat [+].
. Il y a des artistes dont je suis fan du boulot, et ce n’est seulement pas parce que ce sont des ami·e·s proches, Chad Kevenny [+] le Dandy Globe-Trotter, sont de celles et ceux là, vous pouvez vous procurer un de ses multiples sur sa boutique Patreon [+], ou aller sur son site [+] pour le contacter.
. Sinon et pas des moindres puisqu’elle sont en liens permanents sur la page d’accueil de mon site. Tout d’abord l’excellente artiste Pascale Herpe [+] avec ses éditions EPUVM [+] et ses superbes dessins reprographiés à retrouver sur son site [+]. Enfin et évidemment pourquoi ne pas vous laisser tenter par des magnifiques tirages ou des éditions des photos de Thérèse Pitte [+] à contacter sur son site [+].
Toutes ces recommandations sont disponibles en commande directe sur les liens que je viens de lister, ou tout du moins en allant sur le site de ces artistes pour les joindre à travers les contacts indiqués. Je pourrais faire une liste longue comme 10 bras des artistes qui se démènent pour diffuser leurs productions de multiples, de reprographies ou de microéditions.
Et puis the last but not the least, excusez-moi du peu et surtout de mon autopromotion, vous pouvez passer sur ma boutique [+] elle aussi est ouverte…

Lancez-vous n’hésitez pas !

"Nos Super-héros (héroïnes) du peuple (ou presque) sont immortels tout autant qu’immortelles" de Philippe Pitet photos recto-verso

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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