18.05.2026 – Chronique du lundi
18 Mai 2026 § Poster un commentaire
Derrière la vitre du train défile le paysage !
Chères et chers ami·es lectrice, et lecteurs du blog de mon site web philippepitet.com ou auditrices comme auditeurs sur les ondes et les électrons de la Radio FMR [+] de Toulouse, soyez les bienvenu·es dans cette Chronique du lundi 18 mai 2026. Une chronique de voyage, puisque c’est en un train qui me ramène de ma chère petite ville de Die dans la Drôme, vers la grande métropole toulousaine sur les bords de Garonne, d’où je vous entretiens aujourd’hui.
En effet je reviens du vernissage, qui eut lieu samedi, de ma micro-exposition « D’aicí a Romeyer » dans une « boite en carton » au cœur de la petite boutique d’artisanat d’art et d’essai unique (ou presque !) dans tout le Diois et même dans l’Europe entière, dénommée « L’Entre-pÔt » [+]. Bazar foutraque mais responsable, tenu, comme je vous le serine depuis plusieurs semaines, par ce génial artiste top peu connu qu’est le formidable François Lagrange [+]. Alors quand je dis boîte en carton, ça ne donne forcément pas trop envie de venir voir mes dessins au crayons de mines en graphite et mes vidéos, issus d’une petite partie de mon labeur à long terme qu’est « Aiga – La cartographie sensible de l’eau ». Mais voilà, exposer où une seule personne à la fois peut entrer dans la salle d’exposition, me paraissait extrêmement réjouissant. Et franchement ça l’est !
Malheureusement tout bonne chose a une fin, comme toute chose d’ailleurs dans nos temporalités humaines. Je rentre retrouver mon logis régulier et surtout ma famille qui y était restée. Et je suis dans un train pour vous entretenir du temps qui passe sous mes yeux. Pour le coup cette semaine j’ai peu de chose à dire, vu que voilà bientôt un mois, mes journées sont consacrées à mon travail de plasticien, entre résidences, rencontres professionnelles, préparations d’expositions et expositions elles-mêmes. Une vie que l’on pourrait dire rêvée, en fait elle l’est, plus ou moins évidemment ! Elle l’est pour moi car je ne me vois plus m’activer à d’autres labeurs que celui qui concerne l’art. Même si je vous le dit souvent, la plus que très large majorité des artistes-auteur·ices vivent en dessous du seuil de pauvreté ou autour, j’avoue être dans ce lot de crevards autant que de crevardes, soyons honnête. C’est très drôle de voir la difficulté que l’on a à diffuser et encore plus à vendre ses productions multiples. Mais c’est ainsi et je ne regrette rien. Surtout quand on est entouré de personnes bienveillantes autant qu’adorables.
Bon je vais arrêter là et rester à somnoler sur mon fauteuil de train, qui est parfaitement à l’heure ainsi que le sont toutes les correspondances du voyage. Je regarde le paysage défiler et je sais que d’ici peu je vais rejoindre ma chère et tendre Thérèse [+] après être passé en studio dès mon arrivée à Toulouse pour enregistrer ces quelques mots de ce billet du jour aussi peu intéressant que le discours d’un cacique de l’ex Union Soviétique ou d’un gérant de fond de pension… Bref parler pour ne rien dire est le lot de cette chronique, vous vous en rendez compte ici et maintenant. Je ne vais donc pas m’éterniser.
Et vous l’aurez lu ou entendu, je n’ai fait aucun commentaire sur la situation politique du monde et du moment. Juste peut-être en restant dans le domaine des arts visuels et graphiques, pour vous dire à quel point le malaise est grand autour d’un personnage politique français qui brigue l’investiture suprême et une BD clairement hallucinante, dont je me suis imposé la lecture ces derniers jours. J’avoue qu’en matière d’égo trip d’un autre âge, on ne pourrait trouver mieux. Voilà une bien triste déchéance qui se joue sous nos yeux. La meilleure analyse de l’affaire est à voir avec « Histoires Crépues » [+], l’excellent média qui nous parle des écueils du colonialisme tout au long de notre histoire jusqu’au présent, avec grande intelligence. Mais voilà je ne retrouve pas ce commentaire qui est passé il y a quelques jours sur un réseau dit social qu’il m’arrive de fréquenter, bref à vous de chercher. Sinon vous retrouverez un très bon article à propos de cette affligeante affaire sur le site web de Contre-attaque [+] un autre média indépendant, article intitulé : « Ruffin se lance dans la BD, et c’est un naufrage politique » [+].
Alors avant de m’enfoncer à ne rien dire d’autre, je vais vous laisser ici, juste après vous redire que ma micro-exposition intitulée : « Daicí a Romeyer », exposition de dessins fixes autant qu’animés avec du son et de la joie… C’est donc, je répète, à L’Entre-pÔt, 53 rue Camille Buffardel à Die dans la Drôme. Il n’y a pas de mal à faire de l’auto-promo !
Je vous quitte ici, ma dernière correspondance ferroviaire va bientôt arriver dans la Ville rose, avec tout de même une bonne demie-heure de retard, un retard apparemment dû à des énergumènes qui faisaient les zouaves dans quelques gares de la banlieue sud toulousaine et qui ont désorganisé un trafic déjà perturbé par manque de moyens flagrants et porté à bout de bras par un personnel épuisé. Nul ne peut être parfaite au tant que parfait, surtout donc notre bonne vieille SNCF dont les agentes et les agents gardent généralement une excellente humeur face aux dures adversités de leur métier.
Voilà donc la fin de ce très court éditorial du temps qui passe sous mes yeux du 18 mai 2026, aussi rapide qu’un train à l’heure (ou presque !). Pour mes ami·es auditrices autant qu’auditeurs de la Radio FMR [+] de Toulouse, vous entendez en fond le son d’une installation qui nous parle d’eau. Pour les lectrices et lecteurs de mon site web philippepitet.com je vous laisse avec la photo d’un dessin d’eau. La boucle aquatique est donc bouclée. Je vous souhaite une chouette semaine de mai et vous dis a diluns venent, addisiatz amigas e amics…

Audio diffusé la semaine du 18 mai 2026 sur les ondes de Radio FMR -Toulouse :
La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP

Laisser un commentaire