15.06.2026 – Chronique du lundi

15 juin 2026 § Poster un commentaire

Retour au bercail ou presque

Chères amies lectrices comme auditrices, chers amis auditeurs ou lecteurs, qui que vous soyez, soyez sûr que vous êtes tous, toutes et toustes les bienvenu·es dans les phrases et les mots de cette Chronique du lundi 15 juin 2026. Oui vraiment, qui que vous soyez, où que vous soyez, et quelque soit le continuum espace-temps dans lequel vous recevez cette prose, en lecture comme en écoute, en lecture grâce au blog de mon site web philippepitet.com, ou en écoute à la faveur des moyens hertziens autant que numérique de ma très chère Radio FMR [+] de Toulouse. Tout cela pour vous dire que ce sont des mots de bienvenue sans frontière physique ni mentale qui débutent ce billet du jour, dernier billet d’un printemps 2026 dont on se souviendra la surchauffe incroyable, mais qui semble devenir la norme à cause de cette saleté mortifère qu’est le capitalisme consumériste, extractiviste, sans foi ni loi et nationaliste, promu par un bloc bourgeois criminel soutenu par des nervis de tous poils aussi stupides les uns, les unes que les autres.

Oh ! Que voilà une introduction bien énervée pour un éditorial du temps qui passe sous mes yeux dont je vous annonce dores et déjà la brièveté aussi extrême que le changement climatique [+] que nous subissons à l’heure actuelle. Une courte chronique car je n’ai qu’une envie : celle de partir prendre un petit déjeuner amoureux avec ma chère et tendre Thérèse [+], plutôt que de dire mon ressenti sur les turpitudes du monde.

Alors oui, je suis toujours énervé. Sauf que je ne souhaite pas étaler mon énervement, je l’ai déjà assez fait depuis près de six ans dans ces Chroniques du lundi qui sont venues vous chatouiller les yeux et les oreilles avec mes considérations approximatives mais toujours sincères, quoique veuillent en penser certaines autant que certains. Oui je vous ai entretenu de mon ressenti souvent imprécis et bien plus souvent échauffé ou excité mais toujours loyal. Je m’y suis épuisé. Et puis d’aucun·es m’en ont vilipendé, et c’est bien pour cela que j’ai mis en retrait mes sempiternelles récriminations depuis plusieurs semaines.

Cette semaine ne dérogera pas à cette nouvelle règle. Même si je me dis que j’aurais bien pu vous parler aujourd’hui de toutes ces manipulations et ces dénis qui de gauche à droite nous assomment par leur stupidité, et nous envoient dans le mur tant la bataille culturelle fait rage. Les médias qui accompagnent les agissements criminels de l’idéologie capitaliste continuent sans vergogne leur travail de sape et étalent leurs fake News à répétition, tout comme les piliers indispensables du bloc bourgeois que sont les femmes et hommes politiques qui verrouillent de mains de fer les rênes des soi-disant démocraties occidentales. Alors que le patriarcat délétère, le racisme décomplexé et la violence d’état tiennent fermement la une de nos actualités.

Alors, je sais bien qu’il ne faudrait pas baisser les bras, les mots et la voix dans cette dite bataille culturelle. Sauf qu’il n’y a pas grand chose à dire de plus que dénoncer vivement ce délire médiatique qui prend forme jours après jours à travers la presse d’accompagnement et les algorithmes des réseaux dits sociaux, et qui a pour symptômes de mettre en avant la pire des vacuité pour évacuer le fond du problème.

Que dire de cette presse de la bourgeoisie de « gôche » qui préfère soutenir un idiot aux pensées aussi creuses que le cerveau d’un général d’active, ainsi que tous ses ersatz diviseurs, plutôt que de donner sa chance à un programme qui paraît être bien plus à la hauteur des enjeux impératifs du monde ? Que dire, si ce n’est qu’elle défend ses intérêts en se drapant dans des idéaux qu’elle n’a jamais portés, pour les un·es. Et l’imbécilité viscérale d’une haine envers un tribun auquel on attribue toutes les tares jamais démontrées pour les autres.

Que dire des dérives climatosceptiques qui tiennent connement la dragée haute face aux preuves scientifiques des effets néfastes de nos activités irrationnelles sur la seule maison que nous possédons et qui s’appelle la Terre ?
Que dire face aux exactions perpétrées par des hordes d’imbéciles fascisants manipulés par des ordures d’extrême-droite qui comme à Belfast sombrent dans la folie meurtrière raciste et la haine de l’autre, alors que le propre de Sapiens et de toutes les espèces humaines qui l’ont précédé ou côtoyé tient dans le nomadisme et la coopération ?
Bon j’arrête là car on va encore me traiter de donneur de leçon « artiste-bobo » qui reste dans sa bulle méprisante. Évidemment je vois bien d’où viennent ces attaques qui se nichent dans les recoins de la guerre culturelle en cours… Bref j’abrège !

Car en fait je n’ai rien à dire d’autre que j’enjoins celles et ceux qui veulent sortir de ce cercle vicieux mortifère pour la réflexion générale de lire la presse indépendante, loin des idées nauséeuses de la droite rance et de l’extrême-droite délirante devenues le parangon de nos pensées occidentales. Une presse qui investigue et reste droite dans ses bottes. En France elle est plurielle et profuse, et le portail des médias indépendants animé par le formidable média Basta! [+] est là pour nous aider à nous y retrouver, il est disponible en un clic à l’adresse suivante : https://portail.basta.media.

Et pour ma part, je vais continuer à pratiquer mon art afin de questionner le monde de Sapiens à défaut de donner des réponses que je n’ai pas et que je n’aurai jamais. Sinon David Hockney vient de mourir [+] et c’est triste !

Pour mes ami·es qui m’écoutez sur les ondes et les électrons de la Radio FMR [+] de Toulouse je vous laisse avec un fond sonore d’une de mes créations du temps jadis. Pour les autres qui lisez mon blog sur mon site web philippepitet.com, je vous laisse avec une image bien illustrative de mon propos du jour. Je vous souhaite une belle dernière semaine de printemps malgré ses aspects caniculaires, tout du moins sur les bords de la Garonne, et je vous dis, comme le veut ma tradition personnelle : a diluns venent, addisiatz amigas e amics !

Image d'un dessin de la série de 52 pièces "Slow Gangs die Symphonie der relativen Utopien" de l'artiste plasticien Philippe Pitet - 2018
16e dessin de la série « Slow Gangs die Symphonie der relativen Utopien ». 20x20cm, technique mixte – 2018

Audio diffusé la semaine du 15 juin 2026 sur les ondes de Radio FMR -Toulouse : (en cours d’enregistrement)


La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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