08.06.2026 – Chronique du lundi
8 juin 2026 § Poster un commentaire
Comme une pente douce après un long périple
Chères et chers ami·es lecteur·ices comme auditeur·ices, bienvenue dans ma Chronique du lundi 8 juin 2026. Vous aurez remarqué comment j’ai commencé ce nouveau billet hebdomadaire sur les chapeaux de roues inclusives. Juste pour en énerver sûrement plus d’un·e. C’est ça aussi mon petit côté provocateur à deux balles ! Et d’ailleurs pourquoi provocateur, alors que ce système d’écriture, bien plus juste pour l’égalité de toustes ne devrait même pas avoir à être discuté, à part évidemment par tout ce que compte de spécimens la faune des conservatreur·ices de tous poils. Bon bref, restons donc sur une bienvenue appuyée à toustes celles et ceux qui viennent ici à la rencontre de mes mots dans cet éditorial du temps qui passe sous mes yeux de cette semaine de juin qui chemine guillerette vers les derniers instants d’un printemps annonciateur de l’été.
Et qui dit annonce de l’été qui vient, dit beaucoup de festivité, pour tout vous avouer c’est à Cahors, fier chef-lieu du Lot, comme aurait pu le dire un certain Lucien Jeunesse en introduction d’un célèbre jeux radiodiffusé dans un temps immémorial de la radiophonie populaire. C’est donc de Cahors sur les bords du Lot que je vous écrit et parle ce matin de juin. Je suis ici avant de m’apprêter à repartir avec mon lot de dessins sous les bras. Car j’ai eu le plaisir de participer et d’exposer quelques labeurs lors du long weekend du festival Cahors Juin Jardins [+], ainsi que je vous l’annonçais déjà fièrement lors de ma précédente chronique, il me semble.
Weekend extrêmement réjouissant de superbes rencontres, de belles découvertes et d’échanges passionnants. Des rencontres avec d’autres artistes, mais aussi avec un formidable public. Un public souvent très populaire curieux des formes de l’art. J’emploie ici le mot populaire dans son acception la plus noble et sans aucune déférence. Oui un public populaire et curieux donc de connaitre les labeurs de artistes plasticiennes et plasticiens qui exposaient leur proposions de recherches sur le thème des battements du pouls de la Terre. Ma chère et tendre compagne, la merveilleuse photographe Thérèse Pitte [+], qui m’accompagnait et exposait elle aussi lors de ce weekend à Cahors Juin Jardins, me fait souvent remarquer que j’aime bien la rencontre avec le public et que j’aime bien surtout parler de mon travail avec celui-ci. Bref beaucoup de bonheur à être solidaire d’un festival qui a connu quelques difficultés, mais qui a su résister à la tempête et inviter près de 30 artistes à travers des lieux et des jardins aussi singuliers et réjouissants les uns que les autres.
Pour notre part, Thérèse et moi avons découvert « La Pouponnière » [+] un peu excentré à Cahors, sur le bord du Lot. Un espace où nous exposions nos travaux récents, un espace de l’art en devenir tenu par trois artistes hors-pair. « La Pouponnière » est une grande bâtisse portée par Paul Destieu [+] et Quentin Destieu [+] accompagnés d’Olivier Perriquet [+], tous trois artistes, chercheurs et enseignants de haut niveau dans des écoles d’art qui vont d’Aix-Marseille au Fresnoy. Une bâtisse qu’ils rénovent pour en faire un espace d’accueil et de résidence artistiques, de création ou tout simplement de villégiature champêtre propice à l’introspection et à la contemplation décroissante dont on a furieusement besoin dans ce monde brutal. Il restaurent cet immense bâtiment où ils vivent et travaillent dans leurs espaces respectifs et où ils aménagent des espaces de travail et de résidences en solo comme en compagnie. C’est vraiment magnifique et c’est encore plus magnifique d’avoir pu y séjourner ces derniers jours, d’y avoir exposé en compagnie de Thérèse Pitte [+] donc, mais aussi de Lucie Belarbi [+], d’Aurore Valade [+], des Époux P (Pascale et Damien Peyret) [+], de notre si chère Florence Garabé [+] sans oublier Quentin Destieu [+] un de nos formidables hôtes qui a proposé un pièce sonore géniale intitulée « Punkyvert ». Une pièce qui résiste encore à la fin annoncée de cette exposition éphémère, à l’heure où je rédige ces mots.
Répartis sur tout le territoire cadurcien, j’ai aussi découvert d’autres formidables artistes contemporain·es en arpentant près de 20 lieux à travers la végétations luxuriantes de jardins cachés ou de bâtiments officiels. Et après 21 ans, force de l’âge, j’espère une longue vie à ce festival Cahors Juin Jardins [+]. Un festival que ma très chère Radio FMR [+] a soutenu avec force cette année. Il me semble que vous entendrez très bientôt sur ses ondes et ses électrons l’enregistrement d’une table ronde captée lors de ce weekend de festival, sur le thème de l’écosystème de l’art en présence des artistes du festival.
Je vais en rester là de mon enthousiasme car il me faut plier le jeu comme on dit et décrocher toute l’exposition de la Pouponnière.
Sinon loin du monde, dans ma bulle de protection réjouissante du weekend passé, je suis heureux de voir la force de l’espoir s’être levée du côté de Saint Denis en banlieue parisienne. Je n’en dirai pas plus, car vous le savez, voilà plusieurs Chroniques du lundi j’ai décidé de ne plus me pencher sur les turpitudes du monde désespérant de Sapiens.
Je vous laisse donc pour les auditrices et les auditeurs de la Radio FMR [+] de Toulouse, toujours avec un son du bon vieux temps. Ce coup-ci : un son du temps où je trainais mes guêtres avec des groupes de musiques plutôt proche du Rock’N’Roll et de ses ramifications, un morceau de « Josef et les Philles » [+] dans lequel j’avais fait un passage éclair au mitant des années 80 du 21e siècle. Pour les lectrices et les lecteurs du blog de mon site web philippepitet.com, je vous laisse avec la photo d’une des pièces que nous avons réactivée avec Thérèse lors de ce dernier Cahors Juin Jardins, une installation sonore intitulée « Chamanie x Navatar, E : x – S : y ». Il est temps pour moi de repartir vers de nouvelles aventures. Je vous souhaite une belle et forte semaine et je vous dis : a diluns venent, addisiatz amigas e amics !

Audio diffusé la semaine du 8 juin 2026 sur les ondes de Radio FMR -Toulouse : (en cours d’enregistrement)
La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…
PhP

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