01.02.2021 – Chronique du lundi

1 février 2021 § Poster un commentaire

Considérations d’anniversaire quelque part rue Lamarck…

Allez, encore un titre qui ne veut rien dire… À part à moi-même… Enfin il vous suffira d’atteindre ou d’attendre la fin pour le comprendre… Amies auditrices, amis auditeurs, internautes de tous poils, bonjour !

Vous écoutez bien les programmes de la fameuse Radio FMR [+] de Toulouse, si vous êtes à l’écoute de cette nouvelle et seizième chronique du lundi, sinon il y a fort à parier que vous êtes en train de la lire sur mon site Philippe Pitet point com, tout attaché et en minuscule. Je vous rappelle, d’ailleurs, que vous pouvez lire toutes mes chroniques sur mon site dans la rubrique « Chroniques du lundi »

Je rajouterai aussi en préambule que cette chronique écrite le lundi 1e février 2021 essaye de se dérouler le jour de mon cinquante neuvième anniversaire. Je serai donc bref, car les libations bien méritées vu mon grand âge m’attendent. Libations dans le respect des normes sanitaires évidemment et de tout ce bousin qui rend notre Monde des humaines et des humains totalement fous.

En fait, comme je le disais il y a peu : le variant anglais dans cette pandémie, c’est un peu le punk par rapport au rock and roll, ça met pas mal d’ambiance, mais ça complique la maitrise du marketing dans l’industrie du disque. Du coup on dirait qu’ils sont devenus tous dingues… Comme des fourmis qui courent dans tous les sens après s’être fait détruire leur fourmilière.

Oui, tout est fou, c’est le mot, enfin je dirai même mieux : ce putain de virus rend les gens débiles.
Bon ceci dit chez les macroniens ce n’est pas nouveau et ça date de bien avant les virus à couronnes. Comme cette nouvelle idée de leur chef de file : endetter les étudiants et la jeunesse du pays alors qu’elle est en train de crever la dalle et de décrocher. C’est encore une bien belle idée de la fameuse Startup Nation.
Oui endetter les étudiant, pour mieux les asservir de peur de les rendre assité·e·s. Plus imbécile que ça je ne sais plus quoi dire. Je ne sais pas pourquoi j’ai trouvé que ça méritait le premier prix de la stupidité pour la semaine passée. Je sais, il y a tant d’autres stupidités dans l’actualité récente. Force est de reconnaître qu’il est très dur de décerner un premier prix à travers cette folie. En ce qui concerne la gestion de la crise tout a l’odeur et le goût de premier prix dans toutes les catégories qui vont de la crétinerie congénitale à la stupidité exacerbée.

Bref je vais passer sur tout cela rapidement. Car franchement, je m’aperçois bien que les considérations que j’écris ou dis au fil de mes chroniques, depuis des mois n’atteignent pas les hautes sphères de la décision toute aussi olympienne qu’élyséenne. Ceci dit je n’en ai jamais eu la prétention, soyons clairs !
Juste un petit aparté, pour rappeler à tout notre beau monde décisionnel français que les Champs Élysées étaient peuplés de héros certes, mais de héros morts. On y est loin des dieux de l’Olympe.
Comme on dit vulgairement : « Je dis ça, je dis rien » !

Hors donc, à travers la peur panique d’un variant anglais qui arrive sur le marché des infos de la terreur et surtout la volonté de ne toujours pas renforcer les ressources de notre santé et du bien public tout en donnant toujours plus à l’actionnariat en général, sans que cela ne se voit trop pour que ça ne craque pas du côté des pèquenots (car tout de même c’est cela la bonne doxa), à travers donc toutes ces contradictions impossibles à concilier même pour les meilleur·e·s communicant·e·s au Monde… Et bien on finit par ne plus savoir quoi faire.

Reconfiner, ne pas reconfiner, fermer, pas fermer, être ou ne pas être telle est la question. Qui sont Duncan, Donalbain, Macduff, Banquo, Siward, ou Lady Macduff, dans cette farce ? En tout cas notre sémillant premier sinistre n’est pas très convaincant en Macbeth. Franchement, ces « annoncettes » démagogiques de quelques fermetures à peu de frais pour faire passer la pilule d’un peut-être futur confinement proche que personne ne veut, surtout en pleine vacance scolaire.
Honnêtement sur 835 hyper centres commerciaux que compte la France à peine la moitié, quelque chose comme un peu plus de 400, dépassent 20000 m2. Allons, soyons tout de même honnêtes c’est déjà mieux que de fermer la petite épicerie du coin, c’est vrai, mais bon…

Par-contre nos Macbeth et Lady Macbeth d’opérettes sont toujours convaincu·e·s qu’il faut combattre l’effet apéro. Alors que vient juste de tomber cette étude du CHU de Toulouse qui démontre que le couvre-feu a provoqué un emballement des contaminations avec les cohortes de cohues obligées à faire au mieux trajets et courses entre la sortie de taf et l’enfermement de 18h,.
Moi je dis, comme la semaine dernière : ils ne sont peut-être pas de bon dramaturges là-haut, mais ils possèdent les véritables capacités des championnes et champions de l’idiotie !
Juste ces 400km de bouchons en région parisienne provoqués par les contrôles de police pour vérifier le couvre-feu, avec ministre en guest star, devraient les couvrir de honte et les empêcher de sortir de leurs tanières pour les dix futures générations !

Pendant ce temps là Cuba a développé un vaccin et aura peut-être vacciné sa population de près de 12 millions d’habitants avant la fin de l’été. Alors que l’Hexagone est juste capable de laisser son industrie pharmaceutique licencier pour mieux optimiser les profits.
Naufrage français où tout craque de partout quand la seule défense d’un modèle délétère n’est que communication.
Libérant ainsi les pires exactions et penchants humains d’exclusion et de haine dans une confusion totale qui voit arriver petit à petit le pire à la tête de notre république.

Soyons clairs, les coup de boutoirs imbéciles viennent d’en haut comme d’en bas pour discréditer toute espérance d’un avenir bienheureux pour toutes et tous.
Tant qu’il y aura des édiles français qui se permettent de traiter d’extrême gauche toutes celles et tous ceux qui ne pensent pas comme eux alors que leur opposition tente juste de préserver les lieux de culture et de soins sociaux, tant que ces fous mal élus exacerberont tour à tour les penchants les plus imbéciles de nos sociétés gavées à la consommation inutile, leur monde gris et morne fera partie de ces vecteurs d’arrivée inéluctable de l’extrême-droite au pouvoir.
La responsabilité est bien dans l’extrême centre et la droite comme la gauche du bloc bourgeois. Pas la peine d’avoir fait science Po et l’ENA pour s’en rendre compte. D’ailleurs il n’y a que ces dernières qui ne veulent pas le voir. Ces décérébré·e·s nous amènent dans le mur et je m’énerve, ce n’est pas bon pour ma tension.
N’oublions pas que c’est mon anniversaire aujourd’hui et mes artères ont eu vingt ans il y a bien longtemps, j’arrête donc de me mettre la rate au court-bouillon…
Restons zen !

Et puis à la fin des fins, je me dis aussi qu’ils auront beau taper sur les artistes, les pauvres, les penseurs, celles et ceux pour qui le développement humain individuel comme collectif est plus important que des dividendes d’actionnaires ou des promotions immobilières, il y aura toujours des résistances heureuses. Comme ces citoyens qui ont manifesté leur bienveillance dans les Pyrénées pour faire taire ces cons de fachos imbéciles et identitaires venus la semaine précédente pérorer dans un pays où ils et elles ne sont pas les bienvenu·e·s. Oui je me dis qu’il reste tout de même une conscience à la plupart de mes congénères, il faut qu’ils arrivent à l’exprimer, c’est tout et c’est un tout. Rappelons nous que dans les turbulences actuelles le plus dangereux est la fameuse tyrannie des pantoufles.

Voilà comme je vous l’écrivais ou disais en début de chronique je serai plus bref qu’à la normale et c’est normal : c’est mon anniversaire, là il me tarde de sabrer fièrement le champagne.

D’autant qu’aujourd’hui fut ma première journée d’agent temporaire de la fonction publique territoriale, je vous avoue que rien qu’à l’écrire et le dire ça m’est déjà terriblement fatigant.
Enfin ce qui est fatigant c’est que ma condition d’artiste s’est effondrée ces derniers mois.
Cette terrible année écoulée a assombri notre avenir en tant qu’artistes plasticiennes et plasticiens. Un avenir qui se trouve encore plus assombri par de noirs horizons insondables qui n’en finissent plus de s’essayer au noir de la palette du temps.
Du coup comme beaucoup j’ai été obligé de traverser la rue, du bon côté de la rue que j’ai nommée en titre de cette chronique (clin d’œil et private joke à qui de droit !), pour trouver un boulot alimentaire.
Et franchement, presque inespérément, j’ai eu la bonne étoile d’en trouver un. Un job qui plus est sympathique, ce qui est loin d’être la chance de toutes et tous.
Bien sûr je suis fan de taxidermie et des taxonomies, j’adore les process scientifiques, ils jalonnent mon boulot plastique et visuel depuis des décennies. Sauf qu’à mon âge me voilà encore obligé de bosser à des travaux qui ne sont pas vraiment les miens, pour survivre, parce que rien n’est fait pour me permettre de continuer mes travaux et recherches plastiques.
C’est peut-être aussi pour cela que je suis très très « vénère » dans la chronique de ce jour, et qu’aujourd’hui je n’ai que très peu abordé le monde de la création contemporaine.

Mais tout de même je vais juste effleurer un sujet qui a fini d’achever mon énervement du moment : je tenais à dire pour terminer mon laïus de ce jour, que les appels à signer et partager une tribune menée par des centres d’arts, ainsi que des gentes dame et gentils damoiseaux de l’art contemporain, pour soit disant supporter les artistes mais évidemment sans vouloir faire évoluer leur condition, est aussi nulle qu’inscrite dans cette logique ultra libérale dans l’art, parangon du capitalisme financier, totalement mortifère et inintéressante, nous éviterons donc et évidemment de la signer en l’état.

Voilà je n’ai finalement pas trop parlé d’art si ce n’est que pour parler de moi, normal c’est mon anniversaire !

Tout compte fait, à l’heure où je termine l’écriture de cette courte chronique du 1e février 2021, j’aurais bien pu l’appeler : « J’ai commencé très tôt, mais quand j’aurai fini il sera bien trop tard »… Et je vous quitte donc car une jolie fête préparée par Thérèse [+] et les enfants m’attend !

 

Modèle pour dessin de papier peint par Philippe Pitet

Modèle de dessin au tampon linogravé pour papier peint – 2019

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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