15.02.2021 – Chronique du lundi

15 février 2021 § Poster un commentaire

Weg von hier: drüben… Hüben und drüben… Hier!

Oui, sommes-nous si loin, ou si près ?
Des accroches, des titres et des débuts toujours aussi énigmatiques : ceci est bien ma nouvelle chronique du lundi. Amies auditrices, amis auditeurs, chères et chers internautes de tous poils bonjour !

Bon disons que « auditrices et auditeurs », je ne sais pas car je n’aurai peut-être pas eu le temps d’enregistrer cette chronique du lundi 15 février 2021 avant le temps imparti dans mon processus d’auto-contrainte éditoriale.

Soyons donc clairs : cette chronique ne sera peut-être pas radiodiffusée. Elle sera très courte et peu concise. Quoi que si le cœur me dit de parler au monde: vous m’écoutez peut-être sur les ondes de Radio FMR – Toulouse [+], ou non, mais pas avant quelques jours.
Dans tous les cas, vous pouvez me lire sur mon site Philippe Pitet point com tout attaché et en minuscules. Et vous le savez j’aime bien que vous me lisiez. J’oserais même dire, ou plutôt écrire : franchement, je préfère !
Alors donc aujourd’hui je vais m’essayer à des formules plus littéraires que parlées.

Dans cette chronique, je me suis souvent perdu en considérations politiques fustigeant sérieusement la gestion de la crise sanitaire cacochyme. Les faits m’ont donné raison, j’en suis fort aise. Mais dans mes salmigondis d’écrits fragiles et approximatifs, je n’exprimais qu’un bon sens élémentaire. Je ne m’étalerai donc pas plus et laisserai l’histoire s’écrire toute seule comme elle l’a toujours fait. Ce qui ne vous empêchera pas de relire toutes mes chroniques passées.

Au départ, je le rappelle, ces chroniques étaient destinées à poser mon regard d’artiste sur le monde, en dehors de mon travail plastiques. Il s’agissait juste d’écrire un journal public essentiellement autour des arts visuels, mais aussi des perspectives de ces pratiques dans la vie de tous les jours.

Vous l’aurez lu et entendu depuis 18 semaines, j’ai beaucoup parlé du statut de l’artiste-auteur·e plasticien·ne dans toutes ces chroniques. Je dois avouer que c’est mon engagement, je dirais : politique.
Mais l’artiste-auteur·e plasticien·ne n’est pas seul·e dans nos filières, il y a évidemment une communauté d’intérêt et une convergence de vues avec les travailleuses et travailleurs de l’art ainsi qu’avec les enseignant·e·s en art.
Il y a aussi des divergences, il ne faut pas les passer sous silence. De ces convergences et divergences naissent de formidables discussions et débats.

Je vous conseille vivement d’aller voir sur le site artengreveoccitanie.art [+] pour lire pas mal de textes produits par ce collectif. Collectif dont je fais partie depuis le début, vous l’aurez compris depuis longtemps.

Il y a quelque semaines nous avons eu une discussion assez vives sur la fameuse tribune du monde de l’art qui se mobilise [+] et de la réponse, ou plutôt le droit de réponse [+], qu’en tant qu’artistes nous devions apporter. Affaire dont je me suis fait l ‘écho et dont je vous ai dit et écrit trois mots les deux dernières semaines. Vous pouvez donc retourner sur ces précédentes chroniques pour vous faire une opinion de l’affaire.
Dans tous cas ça nous a permis d’avancer sur ce qui pourrait faire sens au sein de notre action, c’est à dire activer un atelier permanent, informel et nomade, véritable forme-école comme l’a nommé notre ami et penseur Sergueï Moderno Wolkonsky [+].
Une forme de rencontre récurrente qui permettra de prendre en charge, sur le mode d’un workshop court (matinées 9h00-13h00). Et là je reprends mot pour mot un extrait du texte de Sergueï :
« Une réflexion de fond portant sur la valeur du travail artistique. Les différentes sessions pourraient s’intégrer dans un programme, déroulant son agenda en différents lieux et à une fréquence qui reste à voir, en fonction de nos disponibilités respectives, Il s’agit de faire valoir notre existence et nos attentes spécifiques en prenant le temps de la rencontre, de la pensée et de la co-production. »

Cela m’a fait penser qu’il y a déjà presque quatre ans, j’avais proposé dans le cadre des Rencontres Bricodrama [+], hors biennale, de mettre en place des séries de rencontres et des échanges réguliers, tout au long des années, dans chaque atelier. Rencontres où des artistes d’autres ateliers seraient venu•e•s parler de leur travail et de leur condition, comme des carnets de voyages. La mise en œuvre ne s’était malheureusement pas faite, par manque d’enthousiasme des unes, des uns et des autres. Ou d’intérêt, mais aujourd’hui la donne a changé, gageons que ce projet pourra voir le jour rapidement. Tout du moins dès que la folie virale nous aura lâché la grappe !

Sinon il y a tout de même quelques bonnes nouvelles pour l’art et les artistes à travers les très mauvaises de ces derniers mois : de nouveaux espaces se créent et bien d’autres perdurent avec force et pertinence. Je n’en prendrais que deux exemples.
Pour le premier, en haut dans la montagne, depuis janvier la commune d’Esquièze-Sère dans les Hautes-Pyrénées a transformé un ancien hangar à tramway en lieu d’exposition nommé « Hang-art » [+], une expérience dirigée par l’artiste Béatrice d’Armagnac [+].
Pour le second plus bas dans la vallée du côté de Cazère, il faut encore et encore plus que suivre ce formidable travail sur ce territoire du sud de la Haute-Garonne fait par l’association PAHLM (Pratique Artistique Hors Les Murs) [+] entrainée par l’artiste Carl Hurtin [+].
J’ai beau me languir des Alpes à tendance provençale, mais les Pyrénées ça a du bon tout de même ! Ensuite et sans relation de cause à effet sur mes attirances alpines : nous remarquerons que ces expériences singulières de monstrations artistiques comme tant d’autres ailleurs sont menées par des artistes avec la farouche volonté de rencontrer les publics sur des territoires souvent loin du/des centre(s).

Voilà je dois vous laisser, cette chronique du 15 février fut presque la plus courte de toutes.
Mais pour boucler avec les interrogations toutes germaniques du début, grâce à ces supers outils de communication moderne je vous quitte pour pouvoir m’entretenir avec Thérèse [+] que des raisons familiales ont menée bien loin de moi, et la tristesse risquerait d’envahir ces petits mots jusqu’à présent guillerets si je n’entendais pas au moins le souffle de sa voix à défaut du timbre de son sourire.

Et puis si mes chroniques paraissent de plus en plus courtes c’est aussi parce que mon travail actuel dans les réserves d’un grand muséum ne me laisse que peu de temps à l’écriture et à l’enregistrement. Si vous avez perdu le fil de l’histoire, remontez-en donc l’écheveau et consultez les précédentes chroniques [+] puisqu’elles sont toutes en ligne sans exception depuis le 19 octobre 2020. Il y a de la lecture vous savez. Vous aurez remarqué que je vous exhorte de le faire depuis le début de cette courte intervention, alors ne vous faites pas tant prier !

Je vous souhaite une belle semaine et vous dit à la semaine prochaine sans faute (ou presque !)

 

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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