26.04.2021 – Chronique du lundi

26 avril 2021 § Poster un commentaire

Aujourd’hui rien de nouveau !

Il y a des jours où mon cortex ne sait plus organiser mon imagination. J’ai bien peur que lundi 26 avril 2021 soit un de ces jours.

Nous sommes donc lundi, enfin pour celles et ceux qui me lisent un lundi. Pour moi c’est bien lundi, alors amies et amis internautes je vous souhaite la bienvenue sur ma 28e chronique du lundi.

Six « lundi » en cinq phrases, voilà donc un record de redondance, et le seul effet de style que je vais sûrement user dans la chronique de ce jour, tellement ma matière grise est sèche aujourd’hui.
Il fait gris, il pleut, ma petite famille a quitté la montagne des sources de la Drôme pour revenir dans les plaines alluviales de la Garonne. D’une rivière à l’eau vive et claire à un fleuve tout aussi argileux que capricieux. Deux cours d’eau indomptables qui rythme le temps qui passe.

Et bien oui, il se pourrait que je n’ai que peu d’autre chose à raconter aujourd’hui.

Un manque de temps, et donc de disponibilité, une suractivité professionnelle qui m’oblige à me concentrer ailleurs dans d’autres méandres de mon cortex pré frontal ou dans les autres zones plus enfouies de mon cerveau, une chronique bien courte je vous annonce ainsi…

Alors donc avant de terminer au bout de quelques phrases, voire quelques maigres lignes, et avant tout de même de vous donner rendez-vous la semaine prochaine pour continuer ensemble à explorer le musée de mon histoire personnelle de l’art, je ne pouvais tout de même pas passer sous silence deux ou trois trucs que l’actualité nous a servi sur le plateau de l’idiotie humaine ces derniers jours.

Je vais d’ailleurs tout regrouper en un seul chapitre, ça évitera de m’étendre trop.
Il y a déjà quelques jours je suis tombé sur un article qui me paraissait être un aveu de la mauvaise foi dont le journalisme dirigé par des intérêts autres que ceux qui pourraient servir la vérité fait preuve depuis quelques décennies à présent. Je n’aime pas vraiment ce titre de presse « 20 minutes », cette espèce d’ersatz de feuille de choux pour endormis du métro, mais tout de même en tombant par hasard sur cet article qui faisait écho à une étude de la Fondation Jean-Jaurès et intitulé « Convergence entre les Républicains et le Rassemblement National » [+], je me dis que la merde dans les yeux de certaines et certains est peut-être en train de s’évacuer. Surtout quand on y lit que l’on peut écarter la « convergence des extrêmes ». Et oui voilà des années qu’à longueur d’éditoriaux et d’enquête on serine aux citoyen·ne·s que le FN et la FI c’est du pareil au même, hors donc enfin on fini par s’apercevoir des effets délétères de telles affirmations mensongères. À mon sens la seule extrême est à droite, mais pour le bloc bourgeois l’extrémisme est de gauche. Quant aux digues qui auraient sauté, au même titre que dans toutes les droites des pays de démocratie parlementaires, dans la droite française il y a longtemps que toutes les terres sont inondées d’immondices.
Si l’on rajoute cette fameuse tribune de militaires en activité et à la retraite en manque de force et de l’ordre, reprise à tue tête par le RN/FN, sans que le pouvoir actuel tétanisé ne dise mot ou gesticule sans résultat, on peut dire que les apprentis sorciers ont bien travaillé.
L’histoire ne se répète jamais, mais il faudrait tout de même se souvenir de plusieurs faits historiques. Et les faits sont têtus comme on dit.

Pour me la jouer « Point Godwin » à peu de frais : Il y a quelques mois dans une de mes précédentes chroniques je vous avais narré comment Hitler était arrivé au pouvoir sans avoir la majorité au parlement allemand en 1933, mais porté par un bloc bourgeois qui préférait s’allier à lui plutôt que de voir accéder au pouvoir les forces ouvrières et progressistes.
C’est aussi ce qui s’était passé une décennie plus tôt lorsque Mussolini fut porté au pouvoir par un ordre bourgeois qui tremblait face aux grèves ouvrières et à l’installation d’un gouvernement socialiste, les fascistes devenaient les garants de l’ordre face aux menaces révolutionnaires. Ils bénéficiaient de l’indulgence des forces de l’ordre et de la justice et étaient bichonnés avec bienveillance par le patronat italien. Il sont entrés au gouvernement sans réelle force au parlement en octobre 1922 avec seulement une trentaine de sièges sur 535. Le père Benito devient le chef de l’exécutif, supprime le 1er mai, tue ses opposant·e·s, fait voter des lois électorales qui lui permettent de rafler les deux tiers des sièges au parlement italien en 1924, et puis la chambre des députés ainsi que le sénat italien donnent les pleins pouvoirs au Duce.

Toutes ces histoires se sont faites à travers une floraison constante de flux d’images de propagande, on voit bien que rien n’est nouveau sous notre soleil.
Du coup en réfléchissant pendant que j’écris ces lignes, il est vrai que j’aurais pu vous entretenir de ce mouvement artistique que j’affectionne particulièrement, le bien nommé expressionnisme qui fut condamné par le régime nazi qui le considérait comme un « art dégénéré ».
J’aurais pu vous parler des mouvement qui l’on animé comme de la « Berliner Secession », « Der blaue Reiter », « Die Brücke », ou même du « »Bahaus », avec ces artistes remarquables comme Klinger, Skarbina, Munch, Mueller, Nolde, von Werefkin, Kandisky, Klee, Dix, Grosz, Macke, Klee, Gropius et j’en passe…

Promis j’y reviendrai au plus vite. En attendant je vais retrouver ma chère et tendre Thérèse [+] devant un verre de sang de la Terre avant un dîner familial réconfortant en ces temps qui courent.
Je vous laisse avec une image travaillée avec des crayons à papier de dont les mines sont composées de graphite et d’argile de tendresses différentes et aussi une gomme. Une image qui va agrémenter un site web d’un groupe hyper chouette, one arm [+] dont je vous parle depuis plusieurs semaines, mais dont je ne me lasse pas !

Voilà donc la fin de la courte et peu inspirée 28e chronique du lundi. Je me rattraperai plus tard et vous souhaite une bonne semaine en attendant, à lundi prochain…

Dessin au crayon mine de graphite puis numérisé, exécuté pour le fond d'écran du site onearm.net
Dessin au crayon mine de graphite et numérisé.

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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