11.10.2021 – Chronique du lundi

11 octobre 2021 § Poster un commentaire

Et si ce n’était qu’un trip ?

52e chronique du lundi pour fêter un an d’exercice éditorial continu, toutes les semaines, tous les lundis, sans interruption, même quand l’envie me manquait.
J’avais commencé cette suite de chroniques sous le signe d’un « road trip salutaire » qui nous avait amené de Toulouse à Die Thérèse [+] ses enfants et moi en passant par Sète. Je pense qu’il sera question de voyages à plusieurs entrées dans les mots qui vont suivre. Aujourd’hui nous sommes tout juste arrivé·e·s de Die à Toulouse, non pas à travers un rêve comme je vous l’écrivais la semaine dernière mais bien dans la vie réelle, je vous souhaite la bienvenue dans cette nouvelle chronique du lundi 11 octobre 2021 en direct des bords du Canal du Midi.

Alors, oui il y a un an je me lançais dans cette aventure, sans trop savoir à quel point elle perdurerait. Je m’y suis lancé car je l’avais imaginé pour faire écho au temps qui passe sous mes yeux d’artiste plasticien, profitant de la perspective d’une tribune que m’offrait naturellement la radio. Car si vous suivez mes tribulations hebdomadaires, vous le savez maintenant : je suis un des dinosaures de cette vieille radio qui fut assez libertaire et qui est toujours Radio FMR [+] à Toulouse. Même si j’en suis encore co-président, un titre qui me semble totalement honorifique, tant voilà des années que je ne suis plus trop assidu, voire plus du tout, à cette espèce d’institution foutraque et approximative de l’underground toulousain alors qu’elle fête en ce moment même ses 40 ans d’existence. J’ai parfois un peu honte, mais ainsi va la vie et comme je l’ai toujours dit : faisons place à la jeunesse !

D’une tribune radiophonique, j’ai glissé dès le début vers un exercice d’écriture de type éditoriale profitant de l’opportunité de mon site web et de mon domaine autant virtuel que numérique, un domaine que j’essaye d’investir au mieux depuis près de deux décennies.

Je sais que certain·e·s chantre de la communication pourraient me le reprocher, mais J’aime bien le look un peu obsolète de mon site, il ne se comporte pas tout à fait pareil sur un appareil de type smartphone que sur un ordinateur, mais comme on dit : « il fait la blague ! »… En fait, je pense que la low tech a de l’avenir, je vous l’ai déjà un peu écrit et dit la semaine dernière, à condition que les gros vautours de la Startup Nation laissent grandir les vrais idées.

Vu les mésaventure de Facebook la semaine dernière, quand les réseaux s’effondrent la claque est dure pour celles et ceux qui ont misé tout leur business sur ces plateformes du Web 2.0 ainsi que de toutes les versions de ce terme marketing qui ont été suivies par d’autres termes marketing.
Le monde du capital et son bras armé de la communication commerciale ont tellement essayé de nous faire croire à la grande illusion de l’argent facile par le Net, la martingale, le jackpot façon Bezos… Sauf que, soyons honnêtes, ça n’existe pas sans écraser les autres ou sans tomber dans une compétition obsolète face aux enjeux de survie de l’espèce, exactement comme IRL, acronyme anglais qui signifie « in real life » pour les néophytes !

Bref sans entrer dans des abimes de considérations pseudo philosophiques autour de la croissance, de la décroissance et des bienfaits ou non de ces technologies de la communication ou tout simplement de l’éthique dans ces dernières, il me semble qu’il est bon parfois de se poser la simple question des modèles économiques qui opèrent au cœur de ces paradigmes modernes.
Et si je vous entretiens derechef du sujet de l’économie numérique, à peine rentré dans la lecture ou l’écoute de la chronique d’anniversaire du jour où je vous promettais des voyages aux longs termes, c’est que vous avez peut-être entendu parler il y a quelques semaines d’une polémique lancée par la diffusion d’un sujet sur le fameux magazine télévisé « Complément d’enquête », à propos justement de l’éthique dans le financement des projets sur des sites spécifiques du web et plus particulièrement de la plateforme Tipee [+].

Il me semble clairement que ce type de polémiques est le résultat d’une très mauvaise analyse générale qui tend à extraire le monde numérique du monde physique. Cette confusion généralisée est maintenue probablement par des circonstances et des relations de causes à effets dues à la problématique d’une mondialisation créée uniquement par le modèle capitaliste. Que ce soit voulu ou non par des reptiliens extraterrestres ou une organisation mondiale du commerce, cochez la case correspondante selon le niveau de votre paranoïa sociale. Que ce soit voulu ou non par la part de stupidité dans la logique humaine ou par les turpitudes des puissant·e·s, ou par les deux, je laisse cela à votre interprétation et au niveau où vous avez placé votre curseur de complotisme.

Dans tous les cas je vous laisse prendre connaissance du sujet à travers « Le Fil d’actu », une chaîne d’infos engagée que je suis (de suivre !) avec intérêt et que l’on trouve essentiellement, et malheureusement, sur YouTube [+] et sur d’autres plateformes, dont évidemment Tipee [+].
Pour permettre d’aller plus au fond des choses afin de comprendre les enjeux de ce type de polémiques, il faut voir l’intégralité de la vidéo du « Fil d’actu » qui traite du sujet [+].
On aura vite compris à travers tout cela que l’idiotie de ces youtubers, mais aussi journalistes sans culture générale idoine pour appréhender le monde et surtout lui rendre comptes, ne permet pas réellement la production d’une pensée un minimum intelligible à défaut d’être intelligente. L’enfer est pavé de bonnes intentions comme on dit. Du coup je pense que je vais m’ouvrir une page Tipee, afin de pouvoir financer mes activités artistiques ou tout simplement l’écriture de ces chronique… Non, je rigole, quoi que !

Pour clore ce sujet autour des mondes du numérique, la raison pour laquelle j’en disserte autant est qu’une grande partie de mon travail repose justement sur les paradigmes digitaux. Je sais que je vous en ai mainte fois parlé, je tiens tout de même encore à préciser que mon labeur utilise les outils du numérique non pas uniquement du point de vue de la communication, mais aussi de mes interrogations et des médiums utilisés pour mettre en œuvre ces dits questionnements.
Pour moi, toutes ces technologies, même si nous sommes submergé·e·s par elles, ne sont que des outils. Ce sont évidemment aussi des pharmakons bien décrits par le regretté Bernard Stiegler sur arsindistrialis.com [+], un philosophe dont je vous ai déjà narré mon admiration. J’avais déjà développé le sujet en fin d’année dernière. Il vous suffit de remonter le cours de mes chroniques sur mon site web.
Dans tous les cas ce sont des outils bien utiles à ma pratique dans la condition d’une utilisation raisonnée, à laquelle il me semble donner un minimum de sens.
De plus ces outils de la communication numérique évoluants à la vitesse de l’éclair, je pense vous entretenir très prochainement de mes réflexions sur les NFT et le grand saut dans l’inconnu technologique ainsi que dans la diffusion hasardeuse de l’art, que déjà un petit lexique en lien [+] sur mon site pourrait vous permettre d’appréhender…

J’aurais pu me lancer à parler enfin d’art avec ces dernières réflexions autour de mon taf artistique, mais beaucoup de choses se sont passées dans la vie qui court sous nos yeux. Alors un peu en contre point de mon tout premier exercice éditorial il y a un an, je vous disais en début de cette chronique que nous revenions tout juste Thérèse, ses enfant et moi de notre Pays Diois enchanteur après un court séjour bien triste pour accompagner un ami, un père, un frère, ce cher Olivier, dans son dernier sommeil.

Rendre hommage à cet irréductible communiste avec qui j’étais quasiment toujours politiquement d’accord malgré ses coups de gueules mémorables, c’est aussi dénoncer toutes les injustices contre lesquelles il se battait avec la force d’un vrai prolétaire.
Comment accepter une augmentation du smic de 0,25 centimes de l’heure, alors que il y a eu plus de 40% d’augmentation des dividendes pour les actionnaires en un an.
Comment ne pas se révolter contre cette classe nuisible des 10% du bloc bourgeois avec Frédéric Lordon sur la revue Les Crise [+]. Ou aussi du salaire de la peur et de l’exploitation dans la restauration [+].

Je me souviens de ses homériques colères quand des lits d’hôpitaux fermaient, et ferment toujours, malgré la crise sanitaire alors que lui malade se battait avec courage depuis des années contre un crabe confortablement installé dans ses poumons par le poids d’un travail harassant à casser des blocs dans le froid ou la chaleur et à respirer des poussières de béton plus qu’à la normale. Je reprends sa colère pour hurler que ces tartuffes arrêtent de nous prendre pour des quiches [+]. Comment prendre du recul et ne pas hurler encore plus de colère quand les soignants se font défoncer par des sanctions ineptes [+], alors qu’elles et ils se faisaient applaudir à longueur de balcons.

À s’énerver devant les nervis du capitalisme et de l’état bourgeois à longueur d’infos en continu, Olivier détestait la fabrique des fausses nouvelles. Une de ses dernières remarques sur le sujet qu’il m’avait faite était à propos d’un Montebourg qui aurait été le 1er à vouloir nationaliser les autoroutes alors que c’était déjà dans le programme de Mélenchon sorti en 2016 pour les présidentielles de 2017, ça faisait flipper à mort Les Échos [+]. Tout tout comme la fabrication médiatique d’un Zemmour [+].
Il savait le combat difficile et le menait à son niveau et avec ses mots pour les enfants et petits-enfants de sa défunte compagne ou pour ses neveux. Et bien oui, lui qui avait voté de toutes ses forces en bon ouvrier depuis des décennies pour la gauche quoi qu’il arrive, était meurtri par les trahisons de la social-démocratie d’un parti socialiste phagocyté par l’aile gauche d’un bloc bourgeois indéboulonnable, ne parlant de marxisme que par élément de langage pour sa communication grand public.

Sans trop d’illusions face à un pouvoir qui corrompt il adhérait comme moi, je vous l’avoue sans honte, à pas mal d’idées lancées par les Insoumis dont il appréciait le combat permanent. Des combats comme ceux du député et néanmoins journaliste François Ruffin avec son dernier film, « Debout les femmes », documentaire co-réalisé avec Gilles Perret [+], qu’il aurait voulu voir. On peut imaginer son désarroi, juste avant de fermer les yeux une dernière fois quand il a vu ce cirque médiatique autour du fameux débat des candidats Mélenchon et Zemmour qui avait déchaîné une certaine gauche [+], alors qu’il savait que le combat face aux idées fascistes délétères se mènent au coup par coup et sur tous les fronts, non pas dans les salons bourgeois du 16e parisien et d’ailleurs.

Oui je pense à ce cher Olivier surtout quand toujours ce satané bloc bourgeois assène des coups systémiques à base d’anti communisme primaire [+].
Tout ceci me ramène à la condition ouvrière de mon grand-père qui avait fini par prendre l’ascenseur social et à ces difficultés individuelles à traverser les classes sociales [+], mais ceci est une autre histoire que j’arpenterai avec vous un autre jour…

Nous avons dépassé la moitié de la rubrique de ce jour, je n’ai toujours pas parlé d’art, je le devrais, mais comme pour toutes les considérations précédentes, j’avais mis pas mal de poussière sous le tapis qu’il est temps de ressortir il me semble.

En effet, avec près de 330 000 enfants abusés par près de 40000 fanatiques religieux depuis 1950, fanatiques protégés par leur hiérarchie ecclésiastique, il serait peut-être temps que les chrétiens catholiques se désolidarise du fanatisme sexuel de leurs prédicateurs du dimanche et des autres jours.
Pour les abus, ce n’est pas moi qui le dit c’est bien Le Figaro qui donne les chiffres clés de l’affaire [+]. Si donc « le silence de la confession est plus fort que les lois de la République », oui ce serait vraiment chouette que notre fabuleux gouvernement et sa non moins fabuleuse majorité, suivie de toutes les droites, de l’extrême à celle de gauche, nous dise où nous en sommes du séparatisme chrétien catholique par rapport au séparatisme musulman.
Et donc, au lieu de supprimer l’Observatoire de la laïcité on ferait mieux justement d’observer un peu plus de laïcité dans l’espace public, c’est à dire de sortir des amalgames nauséeux. Car la laïcité n’a pas à servir l’idéologie du camp de la conservation des valeurs chrétiennes de l’Europe, suivez mon regard, à lire sur AOC Média [+].

Et là, en parlant de nausée causées par l’incorporation d’ingrédients crapuleux dans le débat social, j’ai envie de prendre le contrepied de la stigmatisation des musulmans et de la confusion entretenue qui consiste à amalgamer islam et populations immigrées.
Au lieu de parler dans le vide des arabes, de l’islam du fantasme du grand remplacement, un très bon article datant de quelques années sur le Monde Diplomatique nous éclairera très bien sur ces peurs entretenus et débiles [+]. Au lieu aussi donc de faire perdurer ces fables nauséabondes, nous pourrions plutôt évoquer ce que l’occident fait au monde et les corollaires migratoires de ces exactions. L’espèce humaine est une espèce vagabonde et voyageuse, Sapiens a ça dans les gènes, j’y reviendrai plus tard. Mais dans nos temps présents les migrations ont pour plus de 90 % de causes la guerre et la famine. Deux causes dont la source est l’histoire imposée par l’Europe, sa fille ainée l’Amérique du Nord avec tous ses satellites. Ce sont ces pays, nos pays, qui sont les principaux fauteurs de troubles mondiaux et non les autres. Les médias avec les éditorialistes et les journalistes qui les rédigent consciemment ou inconsciemment écartent régulièrement les motifs des attaques terroristes venues d’ailleurs et surtout du Moyen-Orient [+], ou ne se penchent jamais sur les vrai raisons d’une guerre [+] de type néo-coloniale.

Justement à parler de ce pays qui fut un des confins des conquêtes d’Alexandre le Grand, je l’ai déjà dit dans mes précédentes chronique, il faut toujours pendre du recul avec des sujets brulants, parler d’Afghanistan en fait partie, tout comme cela fait partie du sujet migratoire j’imagine, c’est un peu confus mais je me comprends
Donc, pendant que l’UE se dit déçue par le nouveau pouvoir taliban, ce qui est tellement débile que l’on dirait vraiment la foire à neuneus qui s’expose à la face de la planète Terre [+], on a beaucoup parlé avec forte raison il me semble des femmes afghanes, de leurs souffrances et de leurs combats. On peut voir un « contre-point de vue » sur le sujet d’une certaine Hejer Charf, dont je n’avais rien lu avant je l’avoue, qui ne remet pas en question cette souffrance féminine dans un monde éminemment patriarcal mais qui fait une autre lecture de l’affaire dans une tribune de Médiapart [+]. On peut aussi surtout remettre à plat et sortir de ces espèces de fausses vérités occidento-centrées sur leur émancipation dans les années 70, à voir dans cet article peu récent du journal le Monde que je vous donne à lire en lien [+].

J’ai parfois du mal avec les injonctions républicaines, fourre-tout de droite pour masquer jusqu’à la moindre velléité de lutte de classe, mais il m’arrive de regarder avec un minimum de bienveillance certaines actions comme « Ensemble en France » pour l’intégration des migrant·e·s et son décryptage de la banlieue [+] menées par France Fraternités [+], même si tout cela fleure le bon paternalisme des chaumières de France.
Quoiqu’il en soit il faudrait bien arrêter de faire voir les « horreurs de la cité » avec ses salauds de dealers arabes selon les cons, mis plutôt montrer tout ce qui peut être positif, il faudrait plus de monde pour lire régulièrement le fameux Bondy blog [+].

De migrations à histoire il n’y a qu’un pas dans mes neurones. J’en parlais plus avant, Sapiens est une espèce animale migratoire qui a la bougeotte… On ne le dirait pas de nos jours mais la Bohème et l’Europe centrale furent une terre d’accueil qui nous permet de voir à quel point il existait une forte diversité ethnique au néolithique [+]. Du côté de la botte italienne l’étude des ADN étrusques nous permet de comprendre les mélanges salutaires dans les gènes [+].
Et puis toujours à travers mon obsession sur les origines de l’homme qui est aussi de savoir d’où il vient et comment il a colonisé la Terre en poussant les autres évidemment (ou non !), je vous partage un peu d’histoire à propos de notre très proche cousin Neandertal et du sexe [+], pour finir avec les groupes sanguin de tous ces cousins qui restent un peu au fond de nos cellules à travers notre héritage génétique [+].

De toute façon on le voit bien, cela fait des décennies, que les sciences biologique et génétique nous indiquent le bienfait des mélanges indispensables à notre survie. Il est totalement clair, que le soucis n’est pas un soi-disant « choc des cultures », mais bien un problème de gestion sociale des territoire, et surtout de rapport de classes. En attendant la réelle mise en œuvre d’une société solidaire et totalement communiste, sans pouvoir corrompu, la solution du vivre ensemble passera de la mixité sociale, et sans vouloir faire mon germanophile outrancier, un référendum qui a eu lieu à Berlin en septembre et qui a penché en faveur de l’expropriation des sociétés immobilières détenant plus de 3.000 appartements tombe fort bien pour illustrer mes propos, à lire dans Les Échos [+] qui s’étranglent sûrement de la nouvelle.

Sur ce, je ne sais pas pourquoi, vous entretenir de politique berlinoise m’a fait penser à cette fameuse culture woke qui n’est pas de la cuisine au wok, heureusement qu’il y a les belges pour nous le dire dans la télévision du plat pays [+].
Commencer à transiter de sociologie politique à la sociologie culturelle, va enfin pouvoir me lancer sur des sujets artistiques avant la fin de la chronique du jour. Car bien sûr l’art ne peut plus se complaire dans la seule préoccupation de l’innovation formelle, comme l’écrit Sandra Lucbert dont on peut lire une interview à propos de son dernier livre « Le Ministère des contes publics », dans la revue Ballast [+].

À parler d’art, il est bon de parler parfois d’histoire de l’art. En effet ces derniers jours, j’ai souvent vu passer dans la presse et sur les réseaux cette diatribe de Frida Kahlo contre les surréalistes parisien et surtout contre Breton [+].
Personnellement je n’ai jamais trop aimé la peinture de Kahlo, j’avoue que ce n’est pas trop ma tasse de thé, comme beaucoup de peintres surréalistes, souvent trop symbolique, trop egocentré à mon goût. Je peux tout de même évidemment comprendre son histoire et donc le pourquoi de sa peinture. Par contre, je trouve passionnant ses combats de féministe, ses actions en faveur des minorités de son pays et son engagement politique fort, au-delà de son image surexploitée. Et surtout malgré la souffrance physique qu’elle a dû endurer toute sa vie elle a mené ce cap coûte que coûte jusqu’à la fin. Cette histoire de rage qu’elle a eue contre les intellectuels parisiens de l’époque fait écho dans mes pensées à ces moments d’entre-soi dans l’art.
Par-contre ce qui est étonnant c’est que même en tant que féministe on a l’impression qu’elle a eu peu ou pas de rapport avec d’autres artistes femmes du temps de son activité. Je ne connais pas de trace de correspondance artistique de sa part avec d’autres peintres de sexe féminin qui pourtant étaient très nombreuses, malgré ce que l’histoire officielle de l’art essaye encore de nous faire croire. Je pense aussi qu’un jour je ferai une petite enquête sur tout cela.

Bon tout cela reste de l’histoire, sans faire du passé table rase, il me semble que j’aime bien mieux parler de mes enthousiasmes contemporains. En tout cas j’ai découvert, il y a peu, le boulot d’Anna Park une jeune artiste New-yorkaise d’origine coréenne et franchement j’adore ses boulots au fusain sur papier, à voir sur son site [+].
Plus proche de nous et s’il y a un travail de dessins et d’installations de dessins que j’apprécie fortement, c’est bien celui de Chrourouk Hriech, ses univers de paysages géométriques dans un environnement déstructurés mais bienveillants malgré un trait précis comme un scalpel sont autant d’appel à la paix intérieure que de douceurs infinies. Évidemment cette artiste n’a pas de site internet, mais en dehors de ses expositions on peut avoir une vision de son travail dans le site de Documents d’Artistes PACA [+] ou sur le site de sa galeriste parisienne [+].

Ce n’est pas de l’art, mais ça pourrait nous permettre de réfléchir où le curseur de la bascule entre culture du divertissement (ou de l’entertainment) et culture artistique pourrait se situer. Tout d’abord avec la fameuse maison d’édition Marvel et la fabrique des monstres car cet éditeur attaque en justice les créateurs et créatrices venu·e·s leur réclamer les droits de leurs créations, à lire en lien ici [+].

Et puis cette limite du photojournalisme atteinte à escient par un photographe de Magnum pour montrer la puissance de l’image et l’humilité dont tout productrice ou producteur d’images devraient faire preuve, c’est une histoire à écouter sur France Culture [+]

Je vais devoir vous quitter et boucler cette chronique anniversaire, le temps passe hélas trop vite en votre compagnie !
Juste trois petites annonces à caractère promotionnel pour pour annoncer plusieurs belles manifestations et expositions artistiques. Tout d’abord dans la Drôme évidemment avec cet d’itinéraire d’artistes pour l’édition 2021 de « Sillon, itinéraire d’art » [+].
Puis nous partons en Bretagne rejoindre Jacques Villeglé [+] pour une exposition monographique dans le Morbihan au centre d’art contemporain Atelier Estienne de Pont-Scorff : « Les murs ont la parole » [+].
Et enfin à Toulouse où Claire Sauvaget expose ces installations sous le poétique nom « Ecofuturisme, prémices » du côté de la Côte pavée dans les vitrines de l’Atelier Végétal Anne [+].
Voilà je vous quitte pour de bon avec un dessin de coin de table et d’émotion car je n’avais rien d’autre à me mettre sous la dent. Je vous souhaite une belle semaine et vous dis à lundi prochain.

Dessin au calque de Philippe Pitet - Souvenir d'un vendredi d'automne - 2021
Souvenir d’un vendredi d’automne – 2021

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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