17.01.2022 – Chronique du lundi

17 janvier 2022 § Poster un commentaire

À Chaque volcan qui s’éteint, une partie de l’humanité se meurt !

Un nouveau petit matin froid d’hiver, un peu gris, nostalgique au fond. J’observe la cour aux arbres déplumés à travers la grande fenêtre face à moi. Je suis dans ma maison devant mon bureau, je n’ai pas mis les pieds à l’atelier depuis de lustres, il me faudrait pourtant dessiner.
Pas un bruit de la ville n’arrive à mes oreilles, juste quelques voix étouffées en provenance du voisinage. Tout compte fait, le froid n’est pas si froid au regard de cette date de milieu de janvier où il gèle à peine. Bien sûr comme je l’évoquais en introduction de ma précédente chronique je suis bienheureux d’avoir toit, murs et chauffage.

Et c’est donc une fois encore accompagné par ce petit bonheur qui paraît simple mais tellement compliqué à obtenir, amies et amis lectrices, lecteurs, auditrices, auditeurs, internautes et autres, que je vous souhaite bienvenue dans cette chronique du lundi 17 janvier 2022.

Je viens de l’écrire et dire : depuis une bonne semaine l’hiver nous paraît bien froid en Occitanie. Mais en fait les gelées sont faibles et les températures reste bien clémentes pour la saison, que ce soit au bord de la mer, dans les terres de Garonne ou du Rhône et même dans nos montagnes.
L’hiver se meurt et on regarde ailleurs, comme j’ai pu le lire dans une très pertinente analyse sur le magazine en ligne Reporterre que je vous laisse en lien [+].
Les inondations aux fréquences de plus en plus rapprochées et aux lourdes conséquences humaines, comme dans le Midi toulousain [+] il y a quelques jours, ou l’effroyable risque de fontes de glaciers arctiques [+], sont là pour nous rappeler une triste réalité, nous le voyons bien depuis des années, le climat dans lequel nous sommes baigné·e·s change vite, très vite bien trop vite pour nos durées de vies de sapiens.

Alors oui et sans doutes, sapiens façonne la Terre car nous sommes une espèce extrêmement invasive, c’est par ailleurs une histoire passionnante à suivre à travers les cours de Jean-Jacques Hublin au Collège de France, que vous pouvez consulter en ligne [+]. Et nous savons que le climat n’est pas le seul soucis qui nous pend au nez, les autres espèces avec qui nous partageons notre planète disparaissent bien plus vite que nous le pensions [+], nous laissant seul·e·s face aux parasites mortels.
Tout cela nous donne le vertige et nous avons du mal à accepter de voir la fange dans laquelle nous nageons et que nous produisons jour après jour avec force régularité, comme un acte de suicide collectif.

Je ne sais pas si vous le voyez, mais j’ai un peu l’impression que depuis le début de la chronique du jour : il se construit, au fil de ma pensée angoissée pour l’avenir de nos enfants, comme un dossier autour des thèmes écologiques !
Comme toutes et tous, je dois être touché par l’information de masse sur le sujet et justement à ce sujet, il est bon de mettre et d’émettre des garde-fous intelligents. Non pas pour nier les évidents bouleversements de notre écosystème, mais pour garder ce salutaire exercice intellectuel qu’est la critique sensée et constructive. Hors donc en parlant de critique, nous pourrions aborder celle des penseurs du vivant par l’intermédiaire d’une tribune d’Olivier Lefebvre [+], Chargé d’enseignement Philosophie de la technique à l’Université Toulouse – Jean Jaurès, et qui l’a écrite dans la perspective d’une critique de Frédéric Lordon, auteur et philosophe bien connu, parue plus avant sur le Monde Diplomatique [+]. Vous trouverez, comme à l’habitude, tous les liens ici dans cette chronique sur le blog de mon site pour lire ces textes et vous faire une idée par vous même dans cet exercice intellectuel.

En parlant de garde-fous, nous pouvons observer que beaucoup ont sauté depuis belle lurette. Sans honte, ni complexe, après de fortes fuites radioactives du côté de Tricastin [+], dont je vous avais déjà parlées le mois dernier, sous la pression de la France alliée aux gouvernements autoritaires de Pologne et de Hongrie, contre l’avis de l’Allemagne, l’Italie ou l’Espagne, la Commission Européenne classe le nucléaire et le gaz dans la catégorie des énergies vertes et renouvelables [+]… De moins en moins décomplexé… D’autant que nous le voyons tous les jours : les pannes des centrales nucléaires sont de plus en plus fréquentes, l’argent qui doit être mobilisé pour entretenir et renouveler le parc nucléaire tricolore vieillissant est colossal [+], et est constamment évalué à la hausse [+]. Aujourd’hui on redoute de plus en plus des scénarios catastrophes, non pas d’explosions ou d’apocalypse, mais plutôt d’un effondrement de la production dû à ces pannes [+], au moment où le gouvernement ne demande rien de moins à EDF de cracher au bassinet pour absorber les hausses de prix de l’électricité [+] plutôt que de mettre au plis le profit néfaste du capitalisme.

Franchement après avoir essayé de trouver et de lire les programmes électoraux disponibles des prétendants au trône de France, ce qui n’est pas si difficile tellement il y en a peu tant les candidat·e·s en lice et leurs fabuleuses équipes sont en manque de cervelles, on ne peut qu’avoir peur pour l’avenir de la planète. Objectivement et sans faire de prosélytisme primaire, les seuls en France qui me paraissent avoir une vision efficiente de l’avenir énergétique c’est bien le parti d’opposition de gauche qu’est la France Insoumise, c’est d’ailleurs les seuls qui ont été capables d’en faire un programme détaillé et sensé [+].
Sans parler des autres gardiens de la galaxie libérale, même les Verts qui devraient être le fer de lance de ce combat pour notre survie sont largement en dessous du niveau requis. D’ailleurs tout ceci me fait penser à ce dossier autour de la participation des verts à la politique européenne que l’on trouve dans Le Diplo [+] et que je vous conseille de consulter afin d’édifier votre conscience.
De toute façon c’est comme le candidat du parti des écologistes à la présidence de la république français qui paraît définitivement à droite quand il pense croissance et donc croissance verte, avec des lois du marché qui pourvoiront aux bonne pratiques. Cette fameuse croissance qu’elle soit verte ou d’une quelconque autre couleur est toujours délétère dans un monde fini. Il faudra bien penser autrement que cette illusion comme nous le dit Frédéric Lordon, encore lui et dont je vous parlais plus avant, toujours à lire dans le Monde Diplomatique [+].

Tout ceci pose une question qui pourrait s’énoncer comme une invitation à savoir quoi faire pour la planète à titre individuel. Alors bien sûr nous pouvons trier nos déchets, nous pouvons essayer d’user un minimum d’emballages dans notre consommation, nous pouvons nous déplacer en bicyclette et en train. Nous pouvons essayer tant de choses pour réduire notre empreinte carbone individuelle, car la petite musique de culpabilisation actuelle est bien à l’œuvre, non pas qu’il nous faille vivre comme des gorets, sachons juste que nos émissions carbone sont très dépendantes de notre mode de vie ainsi que de notre position sociale et l’empreinte carbone des 10 pour cent les plus riches de la population mondiale est plus importante que celle de la masse des 90 autres pour cents. Concrètement : environ 630 millions de personnes sont responsables de 52 % des émissions de CO2 cumulées sur notre bonne vieille Terre qui s’asphyxie. Je ne résiste pas à vous mettre en lien cette excellente analyse sur le sujet dans Frustration Magazine [+].

Nous sommes bien avancé·e·s dans cette chronique du jour, et ce sérieux soucis qui est posé par nous même pour la survie de notre propre espèce et des autres, sur lequel je m’appesantis plombe un peu l’ambiance. J’en suis un peu désolé. Sauf que vous devriez savoir à me lire depuis des mois et des années à présent, que je reste foncièrement optimiste.
Il reste quelques lueurs d’espoir et nous pouvons même affirmer ensemble qu’une autre anthropocène est possible. En effet il se pourrait bien qu’un des poumons verts de notre planète qu’est l’Amazonie ait été façonné par l’être humain·e, à lire ce formidable article de Reporterre sur des origines cachées au fond des bois [+], comme quoi le profit capitaliste n’est pas inéluctable et surtout indispensable pour vivre.
Et puis si ça ne fonctionne pas, quand tout sera foutu, nous pourrons toujours faire notre papier à la main, sans produit de synthèse, toujours et encore à lire sur Reporterre [+], c’est mon petit côté bricolo et « DIY » qui ressort.

Avec cette nième citation de Reporterre aujourd’hui, comme souvent vous aurez remarqué que j’aime bien partager des informations issues de médias indépendants, en effet. Au fond, si nous fouillons ailleurs, c’est bien parce qu’un certain esprit critique nous apprend qu’il ne faut pas trop s’attendre à obtenir des infos sérieuses dans ce que d’autres appellent les médias mainstream, privés comme publics, qui tendent de plus en plus vers ces fictions de l’infospectacle financée par environ 10 grandes fortunes à 90 %, ce n’est pas du complot que de dire cela, c’est factuel [+]. La concentration dans les mains du plus fort c’est d’ailleurs le but du jeu du capitalisme libéral, il ne faudrait pas l’oublier. Nous atteignons des sommets dans cette concentration avec l’actualité des médias français qui se confond de plus en plus avec l’actualité du groupe Vivendi comme l’explique bien Acrimed [+] dernièrement.

Après ces considérations sur l’écologie et sur les médias, je n’ai pas abordé une seule fois l’art ou les artistes. Je ne vais pas trop m’étaler sur ce sujet qui pourtant devrait occuper le devant des mes narrations du temps qui passe sous mes yeux. Je suis un peu sec à propos des affaires artistiques aujourd’hui, alors qu’il y a tant à dire.
Sauf à vous rappeler tout de même que tous les 22 du mois à Toulouse se tient le Salon Reçoit [+] et ce mois de janvier 2022, vous pourrez rencontrer le très chouette travail du non moins super chouette artiste Michel Fourcade [+], il ne faut jamais hésiter à aller au Salon Reçoit, ce mois-ci c’est donc un samedi.

En fait si, je vais vous parler un peu d’art et d’artiste, et sûrement de moi… Pour tout vous dire, hier soir, lors de la fête d’anniversaire de Constance, l’adorable jeune fille de ma chère et tendre Thérèse [+], j’ai eu une grande discussion avec de brillants amis dont le sujet général portait sur l’impossibilité de faire face aux enjeux de notre planète en basant la gouvernance humaine de cette dernière sur le système politique obsolète de représentations soi-disant démocratiques qui est la règle actuelle dans le monde dit occidental. Au cours de cette discussion, qui était passée par l’invraisemblable resucée systémique dans les films d’actions de l’horloge universelle [+] qu’est devenue Hollywood pour finir par disserter d’actions artistique dans ce que l’on nomme avec condescendance « les quartiers » [+], un de mes amis me faisait remarquer en gros et avec justesse que les sujets culturels et artistiques sont loin derrière des aspirations qui oscillent entre confort et peur de l’avenir ou des autres. Ainsi les politiques que ce soit localement comme globalement n’ont rien à faire de s’encombrer d’une quelconque politique culturelle et encore moins artistique. Il a malheureusement raison.

D’autant qu’avec le recul de mon expérience de maintenant plus de 35 ans d’interventions en zones dites sensibles avec des publics de tous âges et tous horizons, le verdict est sans appel : j’ai été plus qu’à mon tour de la chair à canon pour une certaine politique de la ville oscillant entre démagogie et coercition. Mes expériences mises en œuvre, dont souvent les édiles et les diffuseurs se sont appropriés les louanges mais évidemment plus souvent peu ou pas soutenues sur le terrain, n’ont toujours été qu’une infime goutte dans un insondable océan de détresses. Comme je le disais à mes amis, je suis loin d’en avoir honte et j’en suis même assez fier, ainsi que beaucoup d’autres artistes qui ont travaillés comme moi dans ces conditions et ces environnements, j’ai fait le job sans tomber dans des caricatures socio-cul.

Voilà une petite chose que je voulais préciser, précisément aujourd’hui 17 janvier 2022 jour du 1 000 059e anniversaire de l’art [+] selon ce génial artiste qu’est Robert Filliou [+] et qui voulait que l’art revienne au peuple à qui il appartient. Filliou avait dit cette phrase : « ça ne fait rien si l’art n’existe pas, l’important c’est que les gens soient heureux ». Je suis tout à fait d’accord avec lui.
Et d’ailleurs en parlant de ce subjectif anniversaire qui se compte en million d’années, je ne sais pas pourquoi l’histoire de nos origines m’a toujours fascinée, je vous l’avais déjà narré il y a quelque temps. Ces empreintes laissées par des enfants il y a près 200 000 ans [+], trouvées près d’un village au cœur du Tibet m’émeuvent terriblement. Il paraitrait que ces traces seraient l’expression d’un art pariétal dont les artistes en herbe pourrait être autre que des sapiens, peut-être des dénisoviens [+]. Nous connaissions la plus ancienne représentation peinte d’un animal par un ou une sapiens qui se trouve dans une grotte du côté de l’Indonésie et qui date d’environ 50 000 ans [+], ou encore des peintures vraisemblablement exécutées par un ou une néandertalien·ne, il y a près de 65 000 ans [+] dans une grotte espagnole.
Cette découverte tibétaine me fait penser à cette fameuse autre phrase de Filliou : « l’art est ce qui rend la vie plus intéressante que l’art » !

Arrivé à ce point précis de mon présent exercice éditorial du lundi, un autre sujet qui est au cœur d’une actualité dont je ne voulais plus narrer l’imbécilité a fini par faire bouillir en moi la raison qui tonne en son cratère comme le dit la chanson. Et force est de reconnaître que le triste et lamentable spectacle qui nous est donné à l’heure actuelle par un pouvoir décérébré est vraiment pitoyable. Comment donner notre confiance à tous ces gens qui nous gouvernent, qui nous dirigent plein de cette condescendance moraliste, qui dictent, péremptoires, les comportements à adopter pour mettre terme à cette pandémie et qui ont toutes et tous fini par être infecté·e·s, à l’instar d’un ministre de la santé versatile, d’un préfet de police violent, d’un maire d’une des plus grandes villes de France bien provincial ou même d’un chef d’état gendre idéal, comment cette arrogance ne peut-elle pas nous écœurer de son obscénité ? Que dire du mépris d’un président, suivi par sa majorité de godillots et son gouvernement de pacotille ? Président qui fut donc rappelons-le lui aussi contaminé par ce satané virus. Ce mépris est dramatique quand on sait que peut-être 40 % des non-vacciné·e·s [+] en France le sont par difficulté d’accès aux soins, même si on essaye de chipoter ce chiffre de peur que les méchantes et les méchants ne le soient pas tant que cela.

Voilà bien cette fameuse fable bien bourgeoise du « je le veux, je le peux ! », cette terrible fiction qui met en jeu les fondement de la raison. Un peu de réflexion ferait du bien aux neurones grippés de ces croyantes et croyants de la force brute car combien de fois faudra-t-il répéter que c’est dans le discernement, l’humilité, la raison et l’entraide sans condescendance que sapiens peut s’en sortir à titre individuel, comme collectif. La coopération est l’avenir de notre société, comme le dit François Taddei [+], biologiste, chercheur spécialiste de l’évolution de la coopération, sur France Cul, à propos de son livre « Et si nous » [+] plein d’espérance. Faire perdurer les idées inverses de replis et de haine des autres à longueur de temps d’antenne et de fausses affirmations morbides qui brosse le poil au nombrilisme et aux idées faciles d’accès est un véritable crime contre l’avenir de toute humanité.

Voilà, encore une fois, alors que je m’étais promis l’inverse, je n’ai pas résisté à vous parler de cette triste pantomime qu’est la gestion de la pandémie par le gouvernement français. Rassurons-nous ou effrayons-nous : il n’est pas le seul, les autres dirigeantes et dirigeants sont tout aussi indigentes qu’indigents. Sauf que j’entends tellement trop cette petite phrase : « c’est bien facile de critiquer, personne n’aurait fait mieux ! ». Et bien si, désolé de décevoir les thuriféraires de la bien-pensance du bloc bourgeois. Même Pipo Le Clodo aurait pu mieux faire, car le bon sens voulait juste que face au danger il nous fallait renforcer nos outils de soins que sont l’hôpital et la médecine dite de ville, il nous fallait investir dans la recherche médicale, au lieu de fragiliser tout cela et même de les détruire systématiquement [+]. Ce n’était pas si compliqué, mais un peu trop difficile à comprendre pour ces penseurs du libéralisme et des égoïsmes qui nous gouvernent.

Car oui, la pensée dominante qui est véhiculée à l’heure actuelle n’est ni le communisme, ni l’anarcho-syndicalisme, ni le wokisme, ni l’islamo-gauchisme, ni le socialisme, ou même à l’inverse seulement le conservatisme, le capitalisme, ou encore le libéralisme, mais bien la résultante de ces trois derniers : l’égoïsme ! Faisons gaffe à ce que cet ultime « isme » ne nous jette pas encore une fois tout droit dans les bras d’un bon totalitarisme décomplexé. Car l’incroyable imbécilité de la candidature de cette ancienne ministre de la justice, aussi bonne ministre qu’elle fut, mais issue des appareils et des compromissions de partis toujours au centre dans le bon sens du vent [+], sans réel programme et bloc bourgeois compatible, l’incroyable imposture de cette soi-disant primaire à gauche pilotée par des idiots utiles du macronisme, que voilà un spectacle désolant alors que nous devrions nous battre de toutes nos forces pour enfin abattre cette 5e République avec son monarque tout puissant élu tous les cinq ans.
À tout vous dire, je n’ai pas une grosse envie de voter, je n’ai jamais trop eu envie de participer à ces simulacres de démocratie, et j’ai bien honte de m’être exécuté à le faire à tant d’élections inutiles, mais franchement je peux le dire là : bien que totalement réfractaire à tout héritage trotskyte, si Philippe Poutou [+] avait eu la moindre chance d’atteindre ne serait-ce que 2 % des voix, j’aurais voté pour lui.

De toute façon toute honte de voter bue, je voterai évidemment pour le candidat de la France Insoumise [+] sans aucune honte à le faire… Comprenne ma honte qui pourra ! C’est la seule candidature qui porte quelques probabilités de nous sortir de ces cercles vicieux mortifères générés par le bloc bourgeois capitaliste et libéral.
Je l’ai déjà claironné : je déteste tout type de prosélytisme. Mais il faut être honnête, malgré toutes les attaques ad nauseum contre lui et son parti pendant des années, ce sont les seul·e·s qui ont réellement combattu la destruction de toutes les politiques publiques solidaires voulues par le pouvoir du capitalisme libéral.
Et puis je vois bien qu’il y a un véritable programme, qui vient de loin avec une forte base populaire qui se met branle à travers ce mouvement.

Je ne suis pas d’accord avec tout, loin de là, mais au moins ce sont de véritable propositions populaire où l’humain, quel que soit le genre et l’origine est réellement au centre. D’ailleurs pour finir comme un exemple et un signal fort, nous n’allons pas bouder notre plaisir d’abord avec cette victoire pour la lutte contre l’endométriose [+], proposition de loi présentée par la députée de la 11e circonscription de la Seine-Saint-Denis, membre de la France Insoumise. Je jubile aussi d’avoir vu le 13 janvier dernier cette journée de grève générale dans l’éducation nationale suivie par les 3/4 des personnels de ce corps constitué [+] et qui a fini par faire plier un minimum son ministre malgré les gesticulations et rodomontade du pouvoir.

Bon je crois que je vais arrêter là mon salmigondis textuel tellement j’ai peur de m’emporter sur des propos totalement incohérents et aussi abscons qu’inintelligibles. Je pense que je vais manger ma soupe et prendre mes gouttes avant de me faire péter les veines du pied gauche à cause de mes exaltations politiques. C’est avec une petite vidéo qui tombe bien pour un autre anniversaire qu’est celui de l’assassinat de Rosa Luxemburg [+] que je vous laisse. Un boulot que j’avais fait avec une ribambelle de gamins dans le cadre d’ateliers de création en 2009, c’était à la Reynerie, un quartier dit difficile, alors qu’il est juste populaire.
Camerades vos desiri bon ser, bona nuèch e bona setmana, vos disi a lo-reveire e vos dona rendètz-vos diluns venent… Comme on dit de par chez moi !

Capture d'écran de la vidéo "Rosa Luxemburg" de Philippe Pitet - 2009
Rosa Luxemburg – Extrait vidéo 2009

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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