24.01.2022 – Chronique du lundi

24 janvier 2022 § Poster un commentaire

Où en sommes-nous avec les sports de combat ?

Amies et amis internautes, lectrices, auditeurs, lecteurs et auditrices, bienvenue dans ma chronique du lundi 24 janvier 2022.
Là, vous devez vous demander comment il se fait que mon annonce de bienvenue soit aussi raide que la justice… Et bien il sera dit qu’aujourd’hui ma chronique sera courte et peu documentée, je vous prie de bien vouloir m’en excuser par avance. Car malheureusement, ce lundi mon emploi du temps fut tellement serré que je ne peux ici vous gratifier que de quelques mots succincts, j’en suis désolé tellement j’aime cet exercice éditorial hebdomadaire. Mais voilà la réalité dépasse toujours la fiction.

Pour tout vous dire je rame sévère afin de rattraper un surplus de retard sur mes boulots et chantiers en cours car la semaine qui vient de s’écouler fut parsemée de multiples contretemps dus à cette satanée crise sanitaire aux explosions permanentes.
Si j’ai pris quelques distorsions du continuum espace-temps dans la face depuis 10 jours, c’est bien parce que voilà maintenant pas loin de 30 mois, et peut-être plus [+], que l’humanité a pris, elle, une grosse pandémie dans la figure. Une belle pandémie que personne n’aura su contenir. Les effets dominos ou papillon, selon la saison, jouent depuis comme des mouvements de yoyos que l’on ne sait ni maitriser, ni anticiper, à moins de décider de ne plus avoir aucune interaction avec le monde qui nous entoure. Un monde dont je rends si souvent compte dans ces chroniques du temps qui passe sous mes yeux depuis le mois d’octobre 2020, que je me sais dans l’impossibilité d’y vivre en ermite. Ainsi que le disent Xavier Emmanuelli [+] et Boris Cyrulnik [+] dans le journal genevois Le Temps : « l’épidémie pose un énorme problème de civilisation » [+].

Et à nous remémorer des saisons passées, nous pouvons nous rappeler qu’au même moment que l’apparition des premiers cas dépistés en France, il y a juste deux ans le 24 janvier 2020 du côté de Wuhan les autorités chinoises annonçaient la construction d’un hôpital spécialisé en toute hâte qui sera construit en dix jours [+].
À ce jour d’aujourd’hui, alors qu’en France nous aurons subi, deux confinements généraux, des dizaines de couvre-feu locaux et nationaux, dont un qui dura six mois, puis trois piqûres de vaccins et cinq vagues plus loin, il aura bien fallu chopper ce satané virus. La contamination fut générale dans notre foyer pourtant doté d’un schéma vaccinal complètement complet. Une contamination d’un bloc, sans appel, grâce à ce super protocole mis en place par le sosie de Fétide de la famille Adams [+] (un peu d’humour ne fera pas de mal !), alors qu’il était en vacance à Ibiza pour stopper la pandémie dans les écoles. Et oui ce perfide virus aux multiples variants a fini par me rattraper ainsi que Thérèse [+] et les enfants, tout simplement en passant par les bancs des classes primaires.
Pourtant tout au long de ces dernières vacances de Noël nous fîmes extrêmement attention, réunions familiales et amicales très légères et maitrisée avec auto-tests, gestes barrières ad hoc, stricte observation d’isolement en cas contact, tests réguliers tant antigéniques que PCR en pharmacie et laboratoire, masques à tout-va. Bref à la rentrée des fêtes les membres de ma petite cellule familiale étaient propres comme des sous neufs. Certificats adéquats autant qu’idoines en poches nous étions de retour dans la Ville rose, bel exploit alors que nous sommes restés comme à notre habitude plusieurs semaines dans ces hauteurs de la Drôme où on ne peut pas dire que le vaccin coule à flots, tant la méfiance y est grande au sein de la population face à la vaccination [+].

Il aura fallu une petite semaine d’école pour que tout cela vole en éclat et désorganise notre belle mécanique de vie bien huilée.
Alors oui comme je le disais plus avant, gérer cette pandémie sans imaginer renforcer nos outils de soins et en misant tout sur le profit des industries de la pharmacie et sur les mesures coercitives, ce n’était pas vraiment la bonne stratégie, mais bon c’est celle qui fut choisie presque partout dans le monde. Jusqu’à en arriver à des aberrations inefficaces comme ces protocoles ubuesques mis en place par le ministère de l’éducation nationale et son ministre. Un ministre qui possède pourtant parfaitement les éléments de langages conforme à l’évangile moderne et en marche, un ministre qui est bien défendu par une grande partie de la jet set journalistique parisienne [+].
Sauf que les éléments de langages, tout comme à l’inverse les avis de toutes ces expertes et tous ces experts virologues, infectiologues, et autres épidémiologues autoproclamé·e·s sur le web, volent en éclat face à la force factuelle. Voilà que la Start-up nation s’envole aussi dans ces éclats d’un monde fantasmé. Alors que l’on sait que quoiqu’il arrive le pic de contamination par le variant Omicron n’est pas encore arrivé [+] en cette fin janvier 2022.

Pendant ce temps là les mesures liberticides, sur fond de gestion de crise, passent comme des lettres à la poste, comme si nous assistions à la dérive d’un bateau ivre et sans tête. Ce que l’on appelle les représentants du peuple au parlement décident de mettre en place un nouveau gadget coercitif, un passe vaccinal [+] qui remplace le passe sanitaire.
Des assemblées, qu’elle soit haute ou basse, dont la majorité est à la botte d’une certaine contre idée du bien commun, c’est à dire de cette idée que l’éducation et la raison ne servent à rien, et surtout qu’elles ne doivent en aucun cas entraver la marche du profit.
Et ce passe vaccinal qui institue la société du contrôle total et la perte de nos libertés, comme le disait François Ruffin, député France Insoumise de la 1re circonscription de la Somme, dans un très juste discours [+] lors des débats sur le sujet à la chambre basse, ne servira à rien tellement les derniers variants sont rapides à contaminer. Il sera surtout contreproductif pour les derniers réfractaires qui s’imaginent en résistant·e·s défenseurs et défenseuses de la liberté [+].

Juste en passant et très rapidement, parce que ces sujets de société où l’on n’arrive plus à avoir un quelconque recul sur rien, m’y font cruellement penser. Ce week-end qui vient juste de passer, dimanche plus exactement, il se commémorait les vingt ans de la mort de cet irremplaçable intellectuel qu’était Pierre Bourdieu [+]. Alors, même si sur certains médias on le convoque encore [+], sa parole et son apport à la compréhension de nos sociétés modernes restent souvent occultés car loin d’être dans la doxa de la bien-pensance du bloc bourgeois. Dans ma chronique, j’ai souvent partagé des liens sur les travaux de Bourdieu, vous pouvez écouter sa voix dans cette vieille émission de 1977 sur France Cul en suivant ce nouveau lien [+]. Je crois réellement que c’est à ce moment là que j’ai rencontré la première fois la pensée de ce sociologue.

Voilà, je n’en dirai pas plus. Mais tout cela pour expliquer la légèreté de la chronique de ce présent lundi. Être contaminé n’est pas une mince affaire, comme pourrait l’être celle de la grippe. Pas tant que j’ai été malade, c’était comme une légère bronchite, mais parce que l’idiotie règne en maitresse sur nos têtes.
Pour me bidonner un peu, je ferai sûrement et prochainement un inventaire de ces deux années d’annonces idiotes et de rumeurs officielles imbéciles exacerbées par les rumeurs aberrantes colportées par des arriéré·e·s de tout poil.

Ceci dit, avant de vous quitter je voulais juste parler un peu d’art tout de même. La semaine dernière J’ai rapidement évoqué cette fabuleuse découverte au Tibet de ce qui pourrait bien être la trace de la première expression de l’art. Dans cette précédente chronique j’avais aussi convoqué la mémoire de Robert Filliou [+] pour parler du fameux « anniversaire de l’art », dont l’artiste Fabrice Reymond [+] avait mis en action quelques bribes, il y a presque 20 ans [+] (j’avais oublié d’en parler lundi dernier). Tout cela pour poser cette question toujours ouverte des origines et de la mémoire : « Qui pouvait bien être le premier artiste ? ». J’ai retrouvé il y a peu un article [+] sur la revue en ligne du CNRS qui donne des pistes de réflexions sur le sujet.

Sinon comme à l’habitude, à défaut de connaitre la première ou le premier artiste de l’histoire humaine, nous savons que les artistes-auteur·e·s sommes encore les dernières et les derniers dans la liste des préoccupations de l’état, voire de nos contemporain·e·s. Je n’en veux que pour preuve ces tragiques informations qui arrivent sur les rivages de notre fragilité sociale entretenue, en effet sous prétexte d’améliorer notre sort, le fameux ministère français de l’inculture vient de transformer de l’or en boue en nous étalant une nouvelle couche de précarité en modifiant dans le mauvais sens les seuils minimas de cotisations, je vous laisse prendre connaissance de l’affaire en lisant le communiqué de certains de nos syndicats représentatifs en suivant le lien [+].
Enfin, Il y a quand même une justice dans ce bas monde car après toute ces péripétie de négociations autour du statut de l’artiste, le Conseil d’État vient de donner raison aux syndicats d’artistes-auteur·e·s en condamnant le ministère de la Culture pour excès de pouvoir [+], en effet ce ministère avait fait des organismes de gestion collective nos représentants en écartant tout syndicat de toute discussion relative à ce statut censé encadrer nos activités. Ce qui, depuis l’enterrement du fameux Rapport Racine [+] amène vers de forts reculs sociaux, comme je viens de vous le narrer juste précédemment. On espère au minimum que la décision du Conseil d’État ne sera pas lettre morte.
Allez sans rancune, du coup je suis donc obligé de repartir bosser sur quelques chantiers afin de parvenir à survivre sans être trop au-dessous du seuil de pauvreté.

Ah, si ! Avant de partir et bien que je ne sois vraiment pas un aficionado du stalinisme triomphant, je tenais à préciser tout de même que si vous êtes du côté de Paris-France, vous aurez encore cette semaine pour aller visiter le Parti communiste Français à travers un peu d’art et cette exposition « Libre comme l’art » [+] dans l’Espace Niemeyer, dépêchez-vous c’est jusqu’au 29 janvier.
Bon là je vous laisse vraiment et vous souhaite une belle semaine d’hiver pleine de joie et de soleil… Je vous dis à lundi prochain.

Dessin de Philippe Pitet - Pierre Bourdieu - Série My Own Philosophy
Pierre Bourdieu, Série My Own Private Philosophy – 2012

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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