14.02.2022 – Chronique du lundi

14 février 2022 § 2 Commentaires

Savoir créer du lien avec un rictus de satisfaction au coin des lèvres

C’est étonnant comme chaque lundi je me retrouve à aborder la rédaction de ces textes de chroniques dans la pénombre d’une fin de nuit, dès le réveil, à peine conscient d’une nouvelle journée qui s’annonce toujours terriblement dans le jus. La nuit qui s’achève fut courte, voire quasiment inexistante. Le boulot m’attend encore dans quelques minutes. La chronique d’aujourd’hui se voit s’écrire dans un coin. Elle ne sera donc qu’un petit florilège des notes prises ces derniers jours, ordonnées et rédigées rapidement dans un langage éditorial ad hoc le tout agrémenté de liens correspondants aux propos. Mais évidemment avant de développer, je vous souhaite la bienvenue dans ma Chronique du lundi de ce jour, celle du lundi 14 février 2022.

À l’aube de cette journée de mercantilisme commercial tout aussi délétère que dépassé qui fait croire que l’amour s’achète, mais où heureusement le « Love Me Tender » en cours [+] pose un souffle poétique émancipateur, je reviendrai donc sur toutes (ou presque !) ces notes que je ne vous ai pas délivrées dans ma précédente chronique, tellement au fond du trou j’étais. Mon texte d’aujourd’hui sera vraiment court et surfera sur la capacité que me donne l’internet et en l’occurrence ici le web pour générer un contenu de qualité afin d’illustrer mes propos trop souvent imprécis et brouillons. Évidemment grâce à cette belle invention humaniste qu’est l’hypertexte [+].

Hors donc, en cette journée de la fameuse Saint Valentin qui dévalise sans réel fondement culturel les portefeuilles des amoureuses et amoureux de la planète, quoi de mieux que de vous parler de cet individualisme à la commande de tant de comportements de masse. Car cette masse de consommatrices et de consommateurs est dopée aux injonctions commerciales pour sacrifier au culte de la sacro-sainte croissance, comme on peut retrouver sur cet ouvrage de Thierry Brugvin [+] intitulé « Les causes psychosociologiques de l’addiction dans une société capitaliste » dont je vous laisse le lien ici [+] pour vous rendre sur Cairn Info afin d’en prendre connaissance.
Cet individualisme généré par ces commandements est-il devenu notre horizon ? Ce que je vous propose de lire dans ce toujours excellent média indépendant qu’est Frustration Magazine en suivant ce lien [+].

De ces comportements individualistes de masse, je saute inconsciemment (ou non !) vers les actions par trop aberrantes de celles et ceux qui nous gouvernent.
Et quand je pense à ces gesticulations imbéciles de notre gouvernement jupitérien soutenu par une majorité parlementaire sortante mais néanmoins en marche depuis cinq trop longues années, dont vous pouvez appréhender ici en lien [+] un bien morose bilan.
Quand je pense aussi aux actions à la limite du foutage de gueule d’un ministre de l’éducation, depuis qu’il occupe son poste avec ses décisions hors sol, à l’image de toutes celles de ses collègues soyons honnêtes…
Je me dis tout de même que les mathématiques c’est chouette ! Je vous laisse comprendre le pourquoi du comment de cette boutade. Je vous laisse surtout avec les chercheuses et les chercheurs du CNRS en lisant ce court article paru dans leur journal qui vous réconciliera à coup sûr avec les mathématiques et que je vous laisse ici aussi en lien [+].

Dans le champs des explorations de l’imbécilité fondamentale, je viens d’évoquer notre fabuleux ministre français de l’éducation, mais il y en a une autre dans ce gouvernement d’une république française au bord de la rupture qui me paraît être championne toute catégorie, ou tout du moins en lice pour les trophées de l’École du Rire, en la personne d’une secrétaire d’État auprès du ministre de l’Économie et des Finances. Elle n’en est pas à son coup d’essai. Cela avait fait grand bruit il y a quelques semaines, le temps d’une émission elle était devenue la chauffagiste des pauvres retraités, comme on peut le lire sur ce lien [+] dans le Huffpost. En fait, ce n’est pas tant que son discours soit étonnant par rapport à ce qu’elle est et le bloc bourgeois qu’elle incarne, mais c’est bien la « décomplexion » avec laquelle ces éléments de langages s’inscrivent dans un comportement hors sol de ces personnes. On ne sent même pas un demi gramme d’empathie en elle ainsi qu’en tou·te·s ses congénères.

Il n’y a pas qu’au gouvernement que l’imbécilité décomplexée est de mise. C’est sûrement le grand dénominateur commun de l’ensemble de la droite qu’elle soit de gauche verte ou rose comme de l’extrême… C’est à coup sûr ce qu’un esprit sain peut penser de la candidate adoubée par Les Républicains qui la voit partir en guerre contre les banlieues, c’est grandiosement débile autant que caricatural, et c’est à suivre sur ce lien [+] vers Médiacités.

D’ailleurs en parlant des parties de ce monde arrogant et décomplexé, il y a une affaire qui fait grand bruit depuis quelques semaines chez nos ami·e·s bataves et partout dans le monde à présent. Une actualité stupide qui, sous son air de polémique autour de problèmes matériels, cache la réalité d’un capitalisme sans frein que l’on croyait enterré. En effet alors que son grand chef va faire démonter un ouvrage d’art du 19e siècle à peine restauré pour faire passer son nouveau yacht trop grand, comme il est dit dans cet article de synthèse en lien [+], chez Amazon on peut mourir à 64 ans sur son poste de travail, c’est possible, comme on pourra le lire en suivant ce lien [+], et c’est surtout effarant.

Tant que nous y sommes dans le syndrome de la « Startup Nation » on pourrait parler des « bullshit jobs » avec quelques témoignages à écouter sur France-Culture ici en lien [+], ce serait bien que de voir et d’entendre la vacuité de certaines parties du monde de l’entreprise pour nous remette les pieds un peu plus sur Terre. Comme nous le scandions un temps avec Art En Grève Occitanie [+] sous forme de boutade provocatrice : « plus d’écoles d’art, moins d’écoles de commerce ! ».

Un peu d’esprit critique ne peut pas faire de mal. Surtout quand, dans la continuité de ce qui précède, on écoute des propos stupéfiants d’une « Intelligence Artificielle » dont on peut prendre connaissance en suivant ce lien [+] vers le magazine Les Crises. Propos qui, s’il fallait encore le démontrer, prouvent ainsi que ces fameuses Intelligences Artificielles sont bien issues du cerveau humain. Bref, il n’y a rien d’immanent dans ces algorithmes, soyons en sûres autant que sûrs.

Et oui, je fustige souvent la France et ses édiles du haut comme du bas pour illustrer la stupidité humaine. Il n’y a évidemment pas que dans l’Hexagone que l’homme ou la femme et vice-versa se distingue dans cet exercice. Depuis que sapiens a pu élever des clôtures jaloux de son individuelle fortune, il comme elle va jusqu’à élever des remparts toujours aussi inutiles les uns que les autres.
Petite aparté (il y avait longtemps !), car vous aurez remarqué que dans l’inclusivité de mes écrits je ne suis pas allé jusqu’à utiliser le fameux « iel » [+], à noter que pour celles et ceux qui écoutent la subtilité est moins évidente (comprenne qui pourra !).
Pour revenir au sujet, l’être humain·e spécialement européen·ne, mais aussi pas mal américain·ne, essaye de créer des murs imbéciles pour empêcher cette phobie d’un grand remplacement fantasmagorique. On peut être sûr·e que cette incroyable stupidité est bien sans frontière, comme on peut le lire et l’entendre en suivant ce lien [+] vers Francetvinfo.
En ce moment la Pologne est donc un bel exemple qui fait bien ce parallèle symbolique entre la destruction de l’humain par l’exclusion et celle de la nature avec la construction d’un « mur frontière » qui va détruire une partie de la dernière forêt primaire d’Europe, je vous laisse lire l’affaire dans le magazine indépendant La relève et la peste dont voici le lien [+].

En ce point de ma revue de liens déjà pléthorique du jour, je continue à vous entrainer dans l’Europe des errances de la raison en revenant un peu plus à l’Ouest de la Pologne pour nous arrêter en République Fédérale d’Allemagne. Un pays où faire partie de celles et ceux qui vivent en dessous du seuil de pauvreté est peut-être plus délicat, voire plus effrayant qu’en territoires de la République Française. On peut dire que ça craint vraiment dans le pays le plus riche du continent. Cet hiver les pauvres grelottent, comme on peut le lire dans cet article de l’humanité en lien ici [+].
D’ailleurs en parlant de cet Outre-Rhin qui m’est si cher. Pour comprendre sa position dans le monde d’aujourd’hui, on peut retrouver un article très intéressant intitulé : « L’Europe, cet empire dont l’Allemagne n’est pas sûre de vouloir » à lire sur le Monde Diplomatique dont je vous laisse aussi le lien [+].

Et puis à parler de l’étrange étranger à l’Est de nos frontières mentales façonnées par des décennies d’apprentissage mortifère d’une histoire instrumentalisée par les romans nationaux des états-nations, je reviens au cœur de nos médias de masse. Dans le brouhaha d’une pandémie mondiale finissante (à noter quasiment par décrets un peu partout sur la planète), ou dans le tintamarre de gros camions qui bloquent notre sacro-sainte économie apocalyptique, le bruit des bottes essaye de se faire discret sur ce qui n’est pas un mur, mais la frontière entre Russie et Ukraine.
La dernière gesticulation imbécile de notre sémillant président a au moins eu l’heur de mettre en évidence cette explosive affaire, qui me semble faire l’affaire de la peur permanente entretenue par notre capitalisme triomphant dont la distillation de l’effroi est un des moteurs permanent, à lire cette peur dans cette déjà vieille étude (de 2004) en se rendant par ce lien [+] sur Cairn Info, un bon portail pour les publications scientifiques.
En attendant, comme je ne suis pas spécialiste de quoi que ce soit dans le domaine de la politique étrangère et surtout pas des relations entre les pays de l’ex URSS, l’analyse de la situation par Jean-Luc Mélenchon dans sa revue de presse de la semaine dernière, me paraît être du bon sens de mon humble point de vue, à regarder sur ce lien [+] vers la chaîne YouTube du candidat à la prochaine élection pour la présidence de la République Française.
Ceci dit, si on veut encore observer la stupidité du moment, il suffit d’observer le vote l’ONU l’Ukraine et le USA contre une résolution visant à, je cite : « Lutter contre la glorification du nazisme, du néonazisme et d’autres pratiques qui contribuent à alimenter les formes contemporaines de racisme, de discrimination raciale, de xénophobie et de l’intolérance qui y est associée », une histoire que vous pouvez retrouver sur le média en ligne Les Crises en lien ici [+].
C’est d’autant plus imbécile quand on sait que l’Ukraine est la patrie de Nestor Makhno [+]. Je profite de cette affaire Russo-Ukrainienne, pour que vous puissiez retrouver l’histoire de cet extraordinaire personnage dans un superbe film documentaire de la regrettée réalisatrice Hélène Chatelain [+] d’il y a déjà presque 30 ans, intitulé « Nestor Makhno, paysan d’Ukraine », qu’il vous est possible d’acquérir en excellente qualité sur l’excellent site de films indépendants Ciné Mutins en suivant ce lien [+]. Pour les désargentées autant que les désargentés, vous pouvez trouver l’intégralité de ce film, mais dans une très mauvaise qualité sur YouTube [+] ou encore Dailymotion [+].
Nestor Makhno, au même titre que bien d’autres telles que Louise Michel [+], Rosa Luxemburg [+], ou encore Emma Goldman [+] par exemple, fait partie de ces personnages éclairé·e·s qui ont donné des repères lumineux aux peuples et que l’apprentissage de l’histoire a trop souvent écarté·e·s pour des raisons idéologiques.
À revenir encore à ce bras de fer entre un crypto-dictateur russe dont on a l’impression que les frontières de la décence mentale ont sautées depuis belle lurette et un entêtement capitaliste imbécile du côté de Berlin et de Washington, aidé par cette apparente mollesse qui circule entre Bruxelles et Paris, c’est bien sûr cette impression que l’on a de voir se jouer une partie d’échec dangereuse pour une maitrise de l’énergie gazière comme le rappelle cet article de Libé en lien [+].

Parti vers l’étranger à l’Est, dans cette chronique du jour je me redirige vers l’hémisphère Sud car voilà des semaines que je voulais revenir sur ce formidable Chili qui continue à donner des leçons de politique au monde, pourvu que cela dure.
À travers toutes ces polémiques souvent stériles autour de l’égalité et du mérite, on remarquera avec plaisir que le nouveau gouvernement chilien fait une place conséquente aux femmes en son sein, comme nous le narre Reporterre dans cet article en lien [+].
Enfin tout de même pour être honnête, quand je dis que le Chili donne des leçons au monde, il y a des douches froides qui sont dures à prendre, surtout en hiver. Quoique nous soyons plutôt en été du côté de l’hémisphère Sud. En effet, ménager la chèvre et le choux n’est jamais bon, et les soi-disant vertus de l’extrême-centre finissent toujours par une eau de boudin tiédasses qui a la peau des espérances en un monde meilleur. Peut-être est-ce exagéré, mais on observe déjà dans ce pays un recentrage vers les bonne vieilles antiennes de notre fameux bloc bourgeois qui n’augure rien de bien bon, à lire sur cet article l’Huma en prenant le lien suivant [+].

Et puis assez de lamentations politique, qui peuvent paraître sans fin dans les flots désespérants des actualités du temps qui s’écoule sous nos sens. Parlons plutôt d’art. Et déjà j’ai envie de rendre hommage à Jean Dupuy [+] cet artiste qui fut un des principaux acteurs de l’abstraction lyrique au cœur des années 50 du XXe siècle. Un artiste discret ces dernières années, mort il y a un peu moins d’un an en avril 2021. Dans les années 60 (de toujours le siècle passé), il fut pourtant un des premiers artistes plasticiens modernes a avoir eu les honneurs de la télévision comme on dit. J’aimais bien Dupuy parce qu’après avoir exploré les territoires de la peinture abstraite il s’était emparé de la technologie dans l’art, bien en avance sur tous nos mouvements autour de la Bricologie [+] de l’art, dont je vous ai souvent parlé dans mes Chroniques du lundi. D’où l’importance à mes yeux du parcours de cet artiste qu’était Jean Dupuy. Dans sa carrière, il est revenu à la peinture, mais aussi à l’écriture ou à la performance. Un artiste complet dont on peut retrouver une belle évocation sur Switch on paper par ce lien [+], un journal fait par des artistes ou des travailleuses et travailleurs de l’art, je dois avouer assez intéressant à parcourir.

À ce point de ma chronique du jour en parlant d’art, remonte à mon souvenir une discussion familiale autant qu’intense autour des choses de ces entreprises de l’esprit et de leurs préhensions. Je me rappelle avoir ferraillé il y a quelques mois avec un de mes beaux-frères et néanmoins très grand ami, ainsi que sa charmante compagne, nonobstant une de mes belles sœurs étant une des sœurs de ma merveilleuse chérie Thérèse [+] qui était elle aussi avec nous engagée dans cette discussion totalement passionnée dont le détonateur fut l’évocation d’une action artistique fort bien nommée « La Rotation de Die » [+]. Une performance qui s’était déroulée quelques semaines plus tôt. Nous sommes tous les quatre ce que la société dans laquelle nous vivons nomme artistes, avec des pratiques et des paradigmes aussi variés que différents et qui vont du graphisme à la sculpture. Dans le « monde des bisounours », nous aurions pu convenir de réflexions convergentes sur le sujet, je dois avouer que malgré notre promiscuité aux forts liens familiaux bienveillants, la discussion a failli partir en cacahuètes comme on dit. En fait, je vous entretiens de cela parce que cette discussion portait sur ce que pouvait être un art populaire, et comment on le portait vers le public. Force est de constater que les interprétations du sujet et leurs implications sont loin d’être consensuelles. Tout ce déballage familial pour vous renvoyer vers un excellent dossier thématique sur France Culture autour de la question « Qu’est ce que l’art ? » et que vous trouverez en suivant ce lien [+]. Comme quoi le service public de radiodiffusion sait encore faire autre chose que de la lèche aux idées de droite extrême.
Pour terminer sur le thème, je pense que s’il y avait plus d’histoire de l’art dispensée par de vrai professeur·e·s dans la matière, en parallèle des pratiques artistiques, dans les collèges ainsi que les lycées, et aussi une meilleure formation des institut·eurs·rices des premiers cycles à cette matière, permettrait aux publics quels qu’ils soient de mieux comprendre et situer ces actions artistiques.

Évoquer le passé en art, donne envie d’explorer le présent à défaut du futur, et de revenir sur ces fameuses NFT, dont je vous ai déjà parlé il y a plus d’un an je crois à propos d’expériences menées à travers notre Atelier TA [+] et dont je vous donne ici en lien [+] un aperçu à défaut d’une une définition. Je ne vous narre pas encore ces expériences avortées (quoi que !) à TA tellement ce mode de diffusion sur le marché est loin de nos point de vues éthique, et qu’il nous faut encore observer le comportement versatile de ces nouveaux marchés de l’art avant de nous prononcer.
Mais si on pose la question : « à quoi servent les NFT ? », je ne sais pas si du point de vue du droit la réponse de village-justice.com en lien ici [+] est correcte, mais la question posée pour le droit à propos de ces fameuses NFT, se pose donc d’un point de vue plus général et éthique. Mon humble embryon de réponse, après avoir tourné autour de ce pot pendant plus de 12 mois, est que l’on est face à des attitudes de caractère compulsif de la part collectionneuses et collectionneurs, généré par ce modèle de consommation à outrance de la nouveauté technologique, en quelque sorte une nouvelle machine à « Fashion Victims ». Et donc pour l’écrasante part de leurs usages, un comportement loin de tout amour de l’art et des artistes qui le font.
Ce n’est pas faire le vieux crétin boomer étanche à toute innovation que de dire qu’actuellement le seul qui trouve son compte c’est encore le marché financier des bulles spéculatives du capitalisme libéral, évidemment mortifère pour notre planète, comme on peut le lire sur ce lien [+] vers le Journal Du Net. Mais comme le dit le Quotidien de l’Art dans cet article de septembre dernier en lien ici [+], on ne sait pas si l’art à sa place dans cette bulle.

Et puis il y a tellement de choses géniales à découvrir sur le web, sans passer par les spéculations du marché financier de l’art, qu’il soit IRL (In Real Life) comme virtuel. Il y a peu j’ai découvert un jeune artiste sud africain du nom de Morné Bezuidenhout et dont le pseudonyme sur le web est, si l’ai bien compris : skimnektv. En fait, je ne sais pas qui il est, ni quel est son parcours. Mais, il aurait bien eu sa place à travers nos délires bricologiques que j’ai succinctement évoqué plus amont, tant certaines de ses vidéos ressemble à celles que j’avais réalisées avec mes collègues artistes lors du premier Bricodrama et que l’on retrouvera ici en surfant sur ce lien [+]. Je vous laisse aussi évidemment le lien [+] du portail assez bizarre de cet artiste, j’en conviens.

Aujourd’hui dans cette chronique, j’ai bien envie de vous parler de ces fameux petits objets du web que sont les GIFs animés, qui se retrouvent « ringardisés » par la toute nouvelle génération montante, à lire sur ce blog du Monde en lien ici [+]. Mais voilà, c’est pourquoi je trouve qu’il est vraiment important de continuer à soutenir ce merveilleux médium de la création contemporaine, encore encensé il y a peu, comme on peut le lire sur cet autre lien [+]. L’idée d’un festival autour de du GIF animé dans l’art contemporain est toujours dans les tuyaux avec et sous l’impulsion initiale de l’artiste Étienne Lescure [+], affaire à suivre dont je vous ai déjà parlé et parlerai très prochainement j’espère, tel un mystère animé !

Comme quoi les artistes sont toujours le moteur de ce qui anime la création. À dire cela j’ai l’impression (pas que !) d’énoncer une lapalissade, sauf que ce n’est pas encore acquis pour la majorité de nos congénères. Pour exemple, le mois dernier est paru un article dans le Monde Diplomatique, intitulé « Artiste, je suis un luxe », dont je vous laisse le lien en suivant [+]. On constatera qu’il est écrit par un musicien, les artistes de la scène sont évidemment toujours plus audibles que les plasticien·ne·s, mais les termes du constat restent les même.

En fait si, on peut mesurer le désarroi que nous vivons en tant que plasticienne ou plasticien sans tomber dans le pathos. En effet, au début de ce mois de février 2022, l’artiste Gilbert Coqalane [+] a ouvert l’exposition « (IN)visibilité » du côté de Nancy en Lorraine, exactement à Villers-lès-Nancy, je vous donne ici un lien vers un blog [+] de Mediapart pour lire ce texte de Coqalane qui est exemplaire de ce que les artistes qui œuvrent dans les arts visuels et plastiques vivent au quotidien.

J’évoquais tout à l’heure la mémoire de Jean Dupuy. Tant que nous y sommes à évoquer la mémoire d’artistes formidables tout autant que sensibles et grâce aux miracles technologiques des accès aux objets postés pour un long terme sur le web, j’ai réécouté l’émission « Les Masterclasses » enregistrée il y a quelques années sur France Culture ou Christian Boltanski lui aussi disparu en 2021, nous disait qu’ « un artiste crée une distance entre lui-même et l’objet de son malheur, c’est une chance énorme ». Vous pouvez retrouver cette émission d’une heure pour l’écouter en suivant ce nouveau lien [+].

J’aime bien écouter les émissions qui parlent et font parler les artistes œuvrant dans les paradigmes des arts visuels et plastiques. France Culture reste une mine, voici un lien vers un petit sujet autour de Régis Perray, un autre artiste dont j’aime beaucoup le travail qui a énormément de sens, voici le lien [+] pour lire et écouter le podcast.

Il paraît qu’Alexia Fabre vient d’être nommée à la tête des Beaux-Arts de Paris, c’est bien réjouissant car c’est la première femme a avoir été nommée à ce poste, à lire en cliquant sur ce lien [+] vers Libé.
Mais voilà, il faudra bien un jour que dans le monde de l’art (comme ailleurs évidemment !) l’on arrête de s’extasier et de titrer des trucs comme : « une femme… « .
Il faut noter que cela se passe à Paris et que bien entendu la nomination d’une femme plutôt que d’un homme à la tête d’une école d’art réputée est déjà arrivée ailleurs. Celle de Toulouse a été dirigée par une femme quelques années de 2014 à 2017. Dommage que cette expérience ait été avortée. Le rififi permanent entretenu par des édiles toujours en dessous des enjeux pour la 4e ville de France n’a sûrement pas été étranger au départ précipité de cette directrice remplacée derechef par un directeur. Les problèmes de cette école d’art essentielle à la ville rose continuent sans se soucier du genre, cet article de Médiacités en lien [+] est édifiant.

Et puis là, pour terminer ma chronique toute en liens en ce jour d’amour, je vais sortir un peu des paradigmes des arts visuels et plastiques. Car à parler de ces rapports entre les parties féminines et masculines de l’humanité, l’actualité intellectuelle me fait revenir sur l’affaire du dernier ouvrage d’Emmanuel Todd [+]. Un bouquin qui fait justement polémique sur le sujet. Pour tout vous dire je ne l’ai pas encore lu. J’ai juste suivi les levées de boucliers et vu, lu ou écouté quelques unes des interventions de l’auteur dans les médias. Généralement je trouve tout le travail de Todd, qui est spécialisé dans l’étude de l’histoire des systèmes familiaux à travers la sociologie des classes, remarquable. Comme on dit : il ne dit pas que des conneries !
Ceci dit et d’après ce que j’entends de près ou de loin, ce dernier opus semble se positionner encore à partir du point de vue de la lutte des classes, ce qui a eu l’air d’irriter (le mot est faible) une grande partie des féministes actuelles qui l’ont mis dans le sac réactionnaire avec force arguments valables dans l’absolu. Dans cette surchauffe émotionnelle, je ne sais donc pas quoi penser de l’affaire sans devoir m’y pencher plus près, il ne me reste donc qu’à lire son ouvrage « Où en sont-elles ? Une esquisse de l’histoire des femmes » pour me rendre compte et pouvoir parler de la chose.
Je ne sais pas pourquoi, nonobstant le fait que j’ai l’impression d’avoir parlé (ou écrit) pour ne rien dire. Et peut-être à présent suis-je totalement hors sujet (quoi que !) ? Mais cette affaire m’a donné envie de vous renvoyer vers un article de Mona Chollet [+] sur le Monde Diplomatique, un article ancien qui a déjà près de 17 ans, dont voici le lien [+].

Je ne voulais pas conclure sans toutefois évoquer ces convois de citoyennes et citoyens qui s’ébranlent sur les routes du monde. En France on ne peut évidemment pas faire abstraction de la référence au mouvement des Gilets Jaunes. J’avoue que là aussi je ne sais pas du tout quoi en penser, alors que je me veux « engagé », peut-être à cause de la forme du mouvement. En attendant je vous laisse lire cette petite publication écrite par cet autre super artiste et néanmoins ami qu’est Arno Fabre [+] postée sur la plateforme de réseau social au f et au pouce bleu en suivant ce dernier lien [+] de ma chronique du jour.

Sur ce, je vous souhaite avec amour une belle semaine à venir, et je vous donne rendez-vous lundi prochain même endroit même heure. Ciao tutti !

Dessin extrait de la série : "Anthropocène (s)" - 2018
Technique mixte, photo détournée, feutre, peinture, impression numérique sur bâche 1,00×1,00 m

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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