23.05.2022 – Chronique du lundi

23 mai 2022 § Poster un commentaire

D’un bout à l’autre et d’un seul coup !

Chères amies et chers amis, en ces jours de canicule précoce et de grands vents d’Autan qui éprouvent nos corps et notre moral collectif, il est tôt une nouvelle fois au moment où j’écris les premières lignes de ce texte. Bien que cela ne soit que le début et reste encore supportable, je me réveille moite à l’aube de ce petit matin qui suit une nouvelle nuit bien trop chaude pour un mois de mai. Nous ne sommes en effet que le 23 mai dans cette année 2022, pas loin de 6h10 et la température dans la pénombre des persiennes atteint déjà les 22 degrés Celsius. Heureusement au loin le tonnerre fait mine de gronder, une bise de fraîcheur tente une approche timide à travers les chants enjoués des rossignols…
Je vous souhaite bienvenue dans cette nouvelle chronique, une chronique un peu dans la lignée des dernières, malgré ce changement climatique catastrophique, malgré ces guerres d’un autre âge qui ravagent des contrées entières, malgré l’effondrement du vivant, une chronique du lundi avec une tête emplie d’un espoir parce que j’aime la vie et les gens quoi que le Monde puisse porter d’importunes comme d’importuns.

Un espoir tout de même bien assombri par cette terrible évidence qui nous saute à la figure depuis déjà de longues années, à moins de vivre dans un déni malsain : le climat et notre environnement changent et s’altèrent à grande vitesse sous la pression de notre incroyable mode de vie, sans que nous ayons voulu le voir, nous et nos petits culs bien à l’abri de nos sociétés occidentales de la consommation autant capitalistes que destructrices. À l’image de ce président dans les années 2000, un président un peu (beaucoup !) escroc bien à l’aise dans cette droite bourgeoise, clientéliste et affairiste, mais qui a eu le panache de s’opposer à une guerre imbécile qui n’aura profité qu’à l’industrie de l’armement [+], cet ancien président aujourd’hui disparu nous disait il y a déjà plus de vingt ans : « – La maison brûle et nous regardons ailleurs !  » [+]. Cela dit, ce fameux président aux accents gaulliens, dans sa grande escroquerie naturelle n’a rien fait de plus que de parler et de laisser vaquer à leur hobby préféré nos grandes entreprises nationales internationalisées à coup de versements de dividendes mirobolants et non imposables, un hobby préféré qui se résume dans ces mots : détruire le vivant !

Soyons honnêtes, depuis 1968, date à laquelle le Club de Rome [+] avait alerté le Monde des dangers de la croissance avec le célèbre « Rapport Meadows » [+], les présidents qui avaient précédé notre corrézien avaient commencé cette œuvre de destruction. Et ceux qui ont suivi, dont un autre corrézien auquel nous avions donné toute notre confiance, ont maintenu ce cap mortifère. Leurs collègues du monde entier aussi, ne mettons pas les malheurs de la planète sur les épaules d’une seule nation ou même sur le dos d’un seul homme.
Notre président hexagonal actuel doit tout de même recevoir la mention spéciale du menteur patenté et sans vergogne dans le domaine du greenwashing, vu ce nouveau gouvernement de baltringues qui vient d’être nommé et les paroles creuses qui sentent l’entourloupe ou le calcul politicien dès qu’il s’agit de parler de l’écologie. Nous remarquerons que c’est le même processus creux dès qu’il s’agit de parler art, politique culturelle ou éducation. Au moins là, j’ai appris que clown sans frontières existait.

Bon je dois vous avouer que j’ai mal dormi et que j’ai une furieuse envie de me replonger dans le sommeil avant d’aborder une nouvelle semaine trépidante qui va nous amener encore une fois avec bonheur sur les bords de la Drôme, même si notre point de chute n’est plus le même au pied de nos belles montagnes, je vous promets qu’il me tarde, après ces deux semaines passées dans la chaleur toulousaine.
En attendant c’est donc un peu fatigué ce matin que je vais tout de même vaquer à des activités propres à l’artiste et producteur que je suis. Je reviens dans cette chronique entre midi et deux entre la poire et le fromage, promis…

Mais cependant, parce que je vous ai entretenu en ce matin de l’effondrement du vivant, je vous laisse avec une vidéo d’Aurélien Barreau qui me paraît être d’une limpidité incontournable sur le sujet. D’accord, j’ai toujours été suspicieux vis-à-vis de ces personnalités médiatisées à outrance. Sauf que je reconnais à ce scientifique l’honnêteté de ne pas avoir abusé de cette médiatisation et de s’être volontairement extrait un temps de ces paradigmes médiatiques outranciers où l’on confond intelligence et buzz. Dans tous les cas voici un lien ici [+] où vous pourrez retrouver ce brillant astrophysicien s’exprimant sur le sujet dans un long entretien. Bon c’est la chaine Youtube de France Inter, j’en suis désolé mais malgré cet horrible mélange de média social et média radiophonique bien trop souvent crapuleux, c’est très chouette d’écouter ces paroles pour une révolution politique, poétique et philosophique à laquelle j’adhère forcément…

Retour derrière ma plume en ce temps de déjeuner où le ciel s’est bien assombri. Pas de pluie mais un peu plus de fraîcheur sur la Ville rose. À cet instant de reprise rédactionnelle et à relire ce que je vous annonçais au réveil, je me dis qu’effectivement il peut y avoir beaucoup d’espoir à changer la direction de notre monde. Même s’il est trop tard pour beaucoup de choses, d’autres pratiques, d’autres objectifs, loin de la croissance et de la compétition commerciale, loin du productivisme et de la consommation, loin des concours de quéquettes, loin de la loi du plus fort dont on voudrait nous faire croire qu’elle est naturelle, un autre monde est vraiment possible.
L’enjeu serait vraiment de faire comprendre à toutes et tous qu’une croissance infinie dans un monde fini n’est pas la réalité. L’univers est bien-sûr infini, mais notre Terre ne l’est pas. Comme l’explique bien Aurélien Barreau dans le lien que je vous ai déjà indiqué : « – Ce qu’on appelle : croissance, c’est essentiellement de détruire un espace gorgé de vie et de le remplacer par un parking de supermarché ». Inconsciemment et souvent malheureusement crapuleusement consciemment la gouvernance actuelle du Monde, aidée par une majorité consentante mais elle non-consciente cherche aujourd’hui à exterminer la vie.
Le futur ne sera pas ce que nous propose Musk ou autre Bezos, comme leur trans humanisme débile qui remplace la charité des riches dans un délire nauséabond ainsi que l’on peut le lire dans cette chronique de Clic gauche en lien ici [+].

Dans les méandres tortueux de mes synapses, je ne sais pas pourquoi mais parler de la gouvernance du Monde et de trans humanisme a remonté l’évocation de ce conflit qui s’enlise aux frontières de l’Ukraine et de la Russie pour la poser quelque part dans la zone de mon cerveau où se niche ma pensée holistique. Ou plutôt, soyons plus précis, je me suis souvenu comment un de ces fameux oligarques russes finance encore et toujours malgré la guerre ainsi que les sanctions, un projet de la NASA [+] vers les étoiles. Comme quoi on se doute bien que pour ce capitalisme 3.0 l’argent n’a pas plus d’odeur que pour tous les autres capitalismes. Même si cet argent est sale, même si ce milliardaire russe aurait lâché son président autocrate dès le mois de mars comme il est dit ici en lien [+], tout en gardant ses avoirs des deux côtés du conflit. Et même aussi s’il fut très ami avec Stephen Hawking [+].

Tout cela me rappelle surtout que le futur ne sera pas trans humain, mais devra être ce qui émerge dans les politiques d’une économie écologique et sociale portées par des programmes à l’image en France de la fameuse NUPES avec son programme de gouvernement en vue des législatives [+], sinon il y a fort à parier qu’il n’y aura pas vraiment de futur pour les êtres humain·e·s. Ne nous y trompons pas ce ne sera pas la panacée, mais ce sera un pied dans le bon étrier ! De toute façon que faire ?
Vu la nomination de ce nouveau gouvernement qui ne présage que des dramatiques et stupides décisions. Cette nouvelle 1re Ministre de la République française, une femme qui aimait les autoroutes, est un beau signal bien à droite qui se fiche totalement d’une quelconque planification écologique, d’un quelconque bien-être de notre société, une femme de paille pour un état sans tête [+], avec tous les mensonges et éléments de langages à l’appui que l’on va voir fleurir à la tête de l’état et dans l’espace médiatique tant inféodé.
Vu aussi les affligeants programmes des autres droites que ce soit du côté de ce qui reste des gaullistes ou du côté des fachos, nous voyons bien que la proposition de cette coalition de gauche est la seule qui soit en mesure de faire face à tous ces défis avec cohérence.

Bon, il est temps de me replonger dans mes occupations du jour et je vais ainsi arrêter de faire du prosélytisme politique. D’autant que les gouvernements issus du système créé par le blog bourgeois ne seront jamais réellement ma tasse de thé, même si je ne supporte plus ces attaques imbéciles qui parsèment tous les médias qu’ils soient traditionnels comme sociaux ainsi que le montre le média d’information indépendant Blast dans un article en lien ici [+]. D’ailleurs j’ai adoré cet autre entretien, celui de François Bégaudeau toujours sur Blast qui nous narre avec un argumentaire imparable que le réel est bien du côté de la gauche de l’échiquier politique mais qui ne fait aucune concession au système électoral dont pourrait être issu un gouvernement de gauche. Un entretien dont vous pourrez retrouver la teneur et le contenu en suivant ce lien [+].

Allez, je repars bosser et je reviendrai plus tard dans la journée, ce soir sûrement, après l’apéro avec ma chère et tendre Thérèse [+] à coup sûr ou peut-être.

De retour en cette fin d’après-midi devant ces notes éditoriales du jour. Et des pensées qui se tournent toujours vers ce front de l’Est qui s’enlise dans une guerre meurtrière à long terme. Peut-être parce que j’ai glané de-ci de-là des informations à propos de ce curieux destin de l’actuel président ukrainien dont la carrière d’acteur à chef de guerre étonne, ainsi qu’il en était question dans cet article en lien [+] d’il y a quelques mois (déjà !) sur le Huffington Post. Peut-être parce que sa mise en scène au cœur de notre société dirigée par la manipulation des sentiments, quelle que soit la qualité du personnage et par delà la situation dramatique de l’Ukraine, entre son discours en direct sur les écrans des Grammy Awards puis celui sur ceux du Festival de Cannes [+], me met mal à l’aise et surtout montre à quel point cette société est bien celle du spectacle et des écrans.

Alors il me semble en avoir déjà parlé dans une chronique pas si ancienne, la guerre ce sont les horreurs sur le terrain des opérations, mais dans notre humanité à la communication mondialisée c’est aussi la fameuse cyber guerre. Entre Ukraine et Russie, comme il est dit dans le journal en ligne Numerama, cette guerre virtuelle bat son plein sur le web. Contre toute attente, la plus petite des deux nation n’est pas en reste et sait prendre l’avantage à l’image de ce qui s’est passé sur les réseaux à Kherson, à lire en lien ici [+]. Ou encore il y a un peu plus de deux semaines, ce 9 mai 2022, lorsque les site de diffusions en direct ont été hackés et les accès au discours de Poutine revoyaient vers des message d’agitprop anti-guerre, comme on peut le lire dans cet autre lien [+].
L’opinion publique se manipule donc aussi à travers tous ces outils guerriers du capitalisme de tous bords, les va-t-en guerre façonnent l’opinion publique comme nous l’explique Les Crises en suivant ce lien [+]. Et sur le front de la manipulation on n’oublie pas que depuis le début cette guerre à l’est a manipulé les opinions publiques à l’ouest, comme ici en France avec le fameux tri racisé des réfugié·e·s à lire ou relire en lien [+] sur révolution Permanente.

Tout cela s’inscrit bien évidemment dans la terrible guerre de l’attention qui est en œuvre et qui sape de grands pans de notre intelligence collective, comme Yves Marry et Florent Souillot de l’association « Lève les yeux ! » [+], nous l’expliquent dans cet entretien que l’on retrouve sur le magazine Reporterre [+]. Sur ces mots j’avoue que je n’ai pas encore bu l’apéro, que famille, amis et voisins m’attendent devant un bon Pic Saint Loup. Et je vais vous laisser pour un temps avant de revenir devant cette feuille du jour qui se remplit au fur et à mesure que la journée passe.

Ainsi voilà la fin de cette journée le soleil s’est couché dans un ciel bleu-gris aéré d’un vent frais qui contraste avec les plus que chaudes journées que nous vivons jours et nuits dans le Midi toulousain depuis deux semaines. Je reviens à l’écriture pour terminer avant minuit ce texte éditorial du jour. Je vois qu’il est tard et que je ne me suis même pas fendu d’un seul mot pour parler d’art ou même de pratiques plastiques. Je vais tenter rapidement et pêle-mêle de me rattraper avant de vous quitter

En fait, j’aurais pu « tuiler » avec les sujets politiques dont je vous entretenais en début de cette chronique du lundi, car on sait depuis quelques jours qui est la nouvelle Ministre de la Culture [+] de la République française… Pour ma part je ne saurai pas quoi dire plus qu’en dépit de toutes les bonnes intentions qu’elle déclinera dans des discours sûrement forts intéressants, il ne se passera pas grand chose dans son domaine, à part les litanies habituelles autour de l’audiovisuel et des solutions libérales pour la culture. Solution libérale comme a été la création du fameux Pass Culture, une pas très bonne idée quand on laisse le marché régir la création, à lire sur AOC en suivant ce lien [+]. Dans tous les cas une nouvelle ministre n’a jamais approché un seul cursus d’étude ou école d’art de sa vie, ça se voit tout de même : autres sensibilités, autres mœurs, autre vision. Ne l’oublions pas, elle avait orchestré en mai 2020 la médiatique réunion en visioconférence [+] entre notre fringant président et des artistes pour annoncer la mise en place de « l’année blanche » pour les intermittents du spectacle et inciter le monde culturel à enfourcher le fameux tigre. Une carrière entre commerce international et spectacle vivant pour cette nouvelle ministre qui ne présage rien de bon. Heureusement ça ne sera jamais pire que ses prédécesseur·e·s macronistes comme elle. Enfin, on peut l’espérer tellement nous raclons le fond.

J’étais assez enjoué ces derniers temps, que de belles choses se passaient dans le monde de l’art dans ce temps qui passe sous mes yeux, comme je vous le narrais dans ma précédente chronique. Malheureusement c’est avec grande tristesse que j’ai appris la mort ce week-end de Miss.Tic [+]. De son nom civil Radhia Novat, née le 20 février 1956 à Paris, pour moi cette artiste de street art à la pratique de tags au pochoir est intiment liée à cette ville. Son travail parsème, avec une grande poésie concrète et populaire, les rues de Paris et d’ailleurs depuis 1985. On peut retrouver une lettre qu’elle écrivit à un amis lors du premier confinement. Une lettre pleine de justesse à propos de la situation où nous étions plongé·e·s il y a si peu longtemps. Vous pouvez la retrouver dans cette archive récente de France-Inter en suivant ce lien [+]. Vous pouvez aussi retrouver cette précurseuse du street-art e France dans cette archive de l’INA en lien [+]

Je reste dans l’art ainsi que son histoire et pour le coup vous vous souvenez de mes précédentes références au « Cri » de Munch ? Aujourd’hui la technique nous permet d’en découvrir encore plus sur ces fascinantes toiles. C’est encore à lire dans Connaissance des arts en lien ici [+], bon encore une fois je ne suis pas fan de Connaissance des arts, mais Munch me poursuit comme vous pouvez le lire.
Sinon pour rester dans l’histoire de l’art, je reviens un instant sur cette incroyable affaire et cet effroyable barbouillage du moment qui défraya le petit monde de la conservation et des musées comme on peut le lire en lien ici [+] dans La Tribune de l’Art, une affaire qui met terriblement en lumière ce manque de savoir et de connaissance en ce qui concerne l’histoire de l’art et tout simplement l’art dans les rangs de ce que l’on appelle le grand public gavé par les faux nez des industries du divertissement.

Me voici arrivé presque à la fin cette chronique du lundi 23 mai 2022, il est à présent presque 23h, il n’a toujours pas plu, et je ne partirai pas sans vous dire tout le bien que je pense de cette exposition intitulée « Combat – Regards » de cette super artiste musicienne et photographe qu’est Carine Puyo [+] vue à Toulouse dans le local rénové de nos amis de Samba Résille [+], vous pouvez visiter cette exposition jusqu’au 14 juin 2022. Vous pourrez aussi retrouver le très beau travail de Carine, qui vit entre Landes et Pays Basque, dans le cadre du « Festival En Créations – Sorbidean Festibala » organisé par la Fabrique Affamée [+] à Hasparren en Iparralde, un travail de photographie en action qui s’insinue avec justesse dans cette dialectique du dur et du tendre… Je vous en dirai plus dans quelques Chroniques du lundi promis.

Voilà je vous quitte pour aller enfin me coucher, merci de m’avoir suivi par l’intermédiaire de ces quelques lignes d’un bout à l’autre du continuum espace-temps de mon lundi. Mais avant, vous aurez remarqué que je n’ai pas parlé une seule fois depuis plusieurs semaines de l’exposition en cours au Musée des Abattoirs de Toulouse, vous aurez remarqué aussi que je déteste le trans humanisme pour les raisons exposées en début de cette chronique. Je vous laisse faire le lien. Par-contre je n’oublierai pas non plus de vous annoncer une probable dernière d’ici là #2 en fin et sur tout [+] de Mixart Myrys le 28 mai qui arrive, je n’y serai pas mais le cœur y sera. Et j’espère surtout que beaucoup de toulousaines et toulousains y seront !

Sur ce je vous souhaite une belle semaine et vous donne rendez-vous dans 7 jours, même lieu virtuel, même procédé !

Photos augmentées Bâches plastiques de Philippe Pitet Artsite Plasticien 2013
Série // Series « In Bed » | Photos imprimées sur bâche plastique // Printed pictures on plastic sheeting – 2013

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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