26.09.2022 – Chronique du lundi

26 septembre 2022 § 2 Commentaires

Dans le fond, c’est parfois l’oubli…

Le temps change et se rafraîchit enfin. Les petits matins vivifiants après des semaines et des mois d’affolement du mercure et de sommeil en sueur, commencent à nous rappeler la saison des feuilles mortes dans nos latitudes sud hexagonales. Par courtes intermittences, la pluie s’est invitée enfin à la fête vendredi et samedi après ces mois de sécheresse. Cela se sent dans les couleurs de cette nouvelle aube. Et c’est habillé d’un petit frisson matinal que je vous souhaite, chères lectrices et chers lecteurs, auditeurs et auditrices, amies et amis internautes, la bienvenue sur ma Chronique du lundi 26 septembre 2022.

Depuis longtemps, à peine un peu moins de deux ans, je vous annonce des chroniques courtes qui se révèlent être en fait bien plus longues que ce qu’augurait ma déclaration initiale. J’imagine, à l’heure précoce à laquelle j’entame sa rédaction, une présente chronique assez courte. Ce n’est pas une galéjade pour vous entraîner malgré vous à la lire ou l’écouter jusqu’à une fin aussi lointaine qu’incertaine. Le « timing » de sa composition n’étant pas réellement en phase avec celui de mes trépidantes préoccupations je serai, je pense bien, relativement bref.
J’essayerai tout de même à travers ces succincts mots du jour de vous entretenir un minimum de ce fameux temps qui est passé, qui passe et qui passera sous les yeux de l’artiste un peu défraîchi mais toujours alerte que je suis, ou tout du moins qui essaye de l’être.

Car pour le coup nous voilà bien dans le gouffre profond de la rentrée, l’automne est arrivé, les soubresauts du Monde s’étalent sous nos yeux. L’info spectacle des médias verticaux accompagnée par tous les caissons de résonance des médias sociaux est à la fête. Alors que la lourdeur de l’actualité devrait résoudre ce petit monde de la société du spectacle, de la consommation et de l’ordolibéralisme à plus de retenue. Mais bon, la Terre des femmes et des hommes tourne ainsi ! Ce serait bien prétentieux et totalement immature de m’imaginer pouvoir y changer les choses. Par contre l’observation critique est bien ce qui m’anime aujourd’hui.
D’ailleurs je ne vous cache pas aimer observer l’Iran. Ce pays où depuis plusieurs jours les femmes se soulèvent et soulèvent leurs voiles [+], suivies apparemment par une grande partie de la population. Voilà enfin et tout de même une belle nouvelle à travers les bruits de bottes masculines qui parsèment la planète. Même si malheureusement la révolte est sanglante et le pouvoir des barbus s’accroche [+]. S’il y a bien une chose commune aux barbus testiculaires du monde entier c’est qu’ils s’accrochent toujours à leurs proies, là-bas comme ici.
Une actualité iranienne que je ne peux m’empêcher de mettre en perspective avec ce qui se passe au Rojava [+] et la lutte des femmes qui le peuplent contre le pire des patriarcats du moment, si tant est qu’il y ait un patriarcat moins pire qu’un autre. Une lutte puissante et indispensable dont vous pourrez prendre connaissance dans ce reportage que j’ai glané en surfant sur le Club Médiapart ici en lien [+], si par le plus grand des hasards de la désinformation vous n’en auriez jamais entendu mots.

À l’Est la folie d’un proto-dictateur peu barbu mais très testiculaire, président d’une fédération pourrie par un capitalisme à tendance sauvage [+], fait trembler le monde à travers ses rodomontades guerrières [+] autant que nucléaires, et finit par effrayer ses compatriotes dans son propre pays. Enfin, je ne suis pas le seul à l’espérer bien fort. À l’Ouest il n’y a que peu de choses crédibles à lui opposer. Alors qu’il est bien trop tard pour jouer la désescalade [+], et qu’à bien y regarder à présent les morts au front risquent de devenir les pions éphémères de cet autre président qui ne veut pas perdre les élections de mi-mandat aux États-Unis d’Amérique. Tout cela n’est qu’affaire de capitalismes qui s’opposent sur le dos des populations. Comme en 14 lorsque Krupps s’opposait à Wendel pour augmenter leurs fortunes respectives sur le dos d’un lumpenprolétariat devenu chair à canon. La guerre est bien la bonne affaire du capitalisme et de ses oligarques [+].
Rien de nouveau dans notre petit Monde depuis l’invention de l’agriculture [+] qui a amené plus tard son lot de comportements possessifs à l’encontre des communs [+] de l’espèce.

Du global au local, je reviens aujourd’hui à Toulouse au propre comme au figuré, et me vient à l’esprit une triste affaire de mineurs migrants isolé·e·s qui furent expulsé·e·s il y a quelques semaines du centre d’accueil qui les hébergeait. Une affaire dont je vous avais parlée il y a déjà plusieurs semaines à propos de l’attitude et des propos honteux de l’édile principal de la ville. Ce dernier avec son équipe réitérait l’étalement de son ignominie [+], tel un Tartarin de la Garonne, à travers sa volonté d’annihiler toute trace de ces jeunes à la vue du bon peuple, montrant ainsi le visage de la haine ordinaire dont la bourgeoisie fait usage habituel face aux misères humaines. Fort heureusement, grâce à une forte mobilisation dite citoyenne, des solutions, temporaires ont pu être trouvées pour une prise en charge de ces jeunes en grande difficulté [+] à qui l’on ne peut souhaiter que le meilleur dans ce monde plutôt que de les accabler de tous les mots et de tous les maux.
Car aucun être humain·e n’est responsable de sa naissance, ni de l’endroit où celle-ci a eu lieu. Voilà la première des leçons de vie à apprendre dans toutes les langues, que ce soit en français, récemment en suédois ou maintenant en italien.

D’ailleurs à l’image de la réaction des édiles municipaux de la Cité Mondine, qui trahissent ainsi des siècles de traditions du paratge [+] dans notre culture occitane, ces attitudes démontrent la fébrilité du bloc bourgeois face aux actions qui se radicalisent pour la survie de notre espèce et de son avenir en commun. Ailleurs dans la France profonde, dans le Poitou, nous avons pu observer ce préfet, ancien directeur de campagne de l’actuel président de la République Française, qui s’attaque à la très vertueuse et utile association Alternatiba [+], en mettant à exécution cette fameuse loi sur le non moins fameux « séparatisme » que les françaises et les française avaient cru être mise en œuvre pour lutter contre cet horrible épouvantail intitulé « danger islamiste », bien à point depuis des années et décennies permettant tous les amalgames possibles dans le têtes farcies par la peur entretenue de l’inconnu.
Comme quoi les fantasme délétères portés par la presse aux ordres de l’oligarchie ont vite fait de montrer leurs vrais visages. Fort heureusement là comme ailleurs les résistances s’activent [+].

Voilà je ne vais point m’étaler sur ces tristes réalités de la vie publique. Elles ont cette fâcheuse tendance à me mettre la rate au court-bouillon. J’ai déjà un foie atteint, je ne vais pas y passer tous mes abattis. Et c’est bien mieux de m’attarder sur les choses réjouissantes de la vie et particulièrement aux choses de l’art. Bien sûr il se peut que l’art s’attarde sur les rivages de la pensée bourgeoise dominante. Mais bien sûr surtout il sait s’écarter de tous les chemins bien droits et bien pavés de bonnes intentions pour explorer de beaux paradigmes buissonniers.

Ainsi je ne vous ai jamais entretenu du formidable poète et conteur qu’est Patrick-Jake Alati [+], dit Trik. J’aime son travail des mots simples qui vont droit au cœur comme au cerveau, sans qu’il n’y ait une parcelle de hiérarchie. Je trouve que cet auteur atteint une simplicité harmonieuse parfaite des mots du réel. Je vous laisse à l’écoute d’un de ces poèmes ici en lien [+], un super morceaux de poésie vivante sur sa « playlist » Soundcloud.
Un auteur poète-performeur à découvrir absolument si vous ne le connaissez point, et pas seulement parce que c’est un ami, un ami principalement épistolaire certes mais que j’apprécie vraiment beaucoup.

En parlant de la poésie, de performances et d’échanges à distance, je viens de passer une bonne partie de la semaine dernière dans notre bon vieux Pays Diois, pour des affaires courantes et véhiculaires à gérer. Ce qui n’a rien à voir avec l’objet de ces mots autour de l’art et de la poésie. Même si les œuvres de l’esprit sont des véhicules aussi précieux que ceux que nous utilisons pour nous déplacer.
Or donc je recarde mon propos et dans la Cité voconce sur les bords de la Drôme, encore toute asséchée par un été infernal, j’ai eu le grand plaisir de rencontrer de visu et en échanges parlés ce magnifique artiste qu’est Yves Bergeret [+].
Pour tout vous dire et pour être concis dans la qualité de la narration de cette dite rencontre, avant toute autre considération : j’avoue admirer clairement le processus de création de cet artiste qui œuvre à présent dans ces massifs alpins que j’aime tant. Son contact avec la nature, les interactions de la forme et du fond, ces prospectives réfléchies tendant vers la musicalité de son art, sont autant d’éléments de processus que je ne peux qu’applaudir.
Yves est un poète plasticien qui arrive à condenser à travers un rituel profane autant que sensible, presque une « liturgie », sur quelques mètres carrés de traits tous aussi nerveux qu’harmonieux : la poésie, l’image, les mots et la musique d’une humanité qui s’inscrit dans la nature de cette montagne. J’ai donc vu et rencontré ce super artiste mercredi dernier sous le soleil de Die. J’ai pris plaisir à voir son labeur se déployer à travers des pièces visuelles comme des banderoles dans la perspective verticale des sommets, à écouter une lecture performative d’une rigueur simple et profonde, et à imaginer la préfiguration d’une musique du réel. Tout ces éléments qui interagissent et interrogent notre imaginaire d’humain·e libre de se positionner dans l’univers. J’ai été enchanté d’être un de ces « happy few » présent dans la légèreté de la brise à ce moment là.
Vous pouvez retrouver quelques aspects du travail d’Yves Bergeret sur son blog, ici en lien [+]. Mais franchement pistez ses actions qu’il montrera dans le réel, ce sont de purs moments de partages intelligents.

Tant que je suis à travers cette chronique du jour entre versant sud du Vercors et Baronnies provençales, il me fallait vous annoncer le prochain événement organisé par l’excellente structure Die Residenz [+] portée par Connie Becker [+], des programmes de résidences et une curatrice dont je vous avais déjà dit quelques mots en juillet dernier. Leur prochain rendez-vous se fera dès demain 27 septembre 2022 à 18h avec une exposition nommée « Rock Face Reflects Doubts », en coopération avec le Lichtenberg Studio [+] de Berlin, exposition où l’on retrouvera les artistes Ella Ziegler [+] et Véra & Léon [+]. Vous pouvez accéder à toutes les infos autour de cet événement sur le site de Die Residenz ici en lien [+]. Une expo évidemment à ne pas rater si vous êtes sur les bords de la Drôme, c’est à Die forcément du côté de Chénos – 1150 Chemin du Pont des Chaînes exactement, il faut y monter mais croyez-moi le cadre est majestueux et les propositions vraiment chouettes.

Toujours à Die, où décidément il y fait si bon vivre, une autre info pour vous dire que les samedi 1er et dimanche 2 octobre se tiendront autour des ateliers de la Griotte [+], deux journées autour des arts de l’impression nommées « Typon – Tampon », là ce sera carrément sur les berges de la Drôme, 20 route d’Ausson.
Aussi évidemment à voir si vous êtes dans le coin, d’autant que ces deux jours seront parsemés d’ateliers de pratiques ouverts au public, de concerts, d’expositions, de performances et d’espaces conviviaux, vous retrouverez plus d’infos en suivant ce lien ici [+].

Le Pays Diois, les typons et les tampons, me rappellent, dans une espèce de folie du merchandising autocentré, que très bientôt dans quelques semaines : vous trouverez quelques t-shirts originaux en série limitée reprenant des motifs que j’avais créés pour certaines de mes pièces de tapisseries il y a quelques années. Pièces de tapisseries réalisées grâce aux complicités conjuguées de ma chère et tendre Thérèse Pitte [+] et de notre très chère amie Cerette Meyer [+].
Vous trouverez donc très bientôt ces t-shirts de qualité à L’entre-pÔt [+] de Die. T-shirts dont le marquage sera fait de mes propres mains, je tiens à le préciser. L’entre-pÔt est ce magasin dont je vous ai aussi mainte fois entretenu de l’existence, un bazar créé par l’artiste François Lagrange [+], une boutique à l’offre improbable qui va du plus bizarre au plus précieux objet de décoration ou d’habillement, sise vers le milieu de la rue Camille Bufardel et qui héberge la Fondation FLAG dont je vous dirais bien un jour prochain quelques mots… Qui sait ?
Pour revenir à mes t-shirts, pas la peine d’aller ailleurs qu’à L’entre-pÔt, vous ne les trouverez que là et uniquement là. Ce n’est pas que je fasse de la retape outrancière, mais franchement je suis sûr que cela ferait de très beaux cadeaux pour vos étrennes. Et puis c’est aussi et encore dans ce magasin que vous pourrez vous procurer de merveilleuses cartes postales de Thérèse [+].

Pour être plus sérieux autant que précis, j’avais créé ces motifs tampographiés pour une de mes séries de « papiers peints ». Une série que j’avais présentée dans le cadre de mon Salonreçoit le 22 janvier 2018 [+]. Série dont une pièce d’ailleurs est entrée dans la collection de cette véritable institution indépendante et incontournable dans le paysage de l’art contemporain en Occitanie et partout dans le Monde. Pour celles et ceux qui ne suivraient pas mes chroniques et qui vivraient sur Mars, Lesalonreçoit [+] est cette expérience menée depuis le 22 décembre 1993 par Laurent Redoulès [+], cet artiste et ami dont je ne me lasserai jamais de faire le panégyrique avec force sincérité.
Ce matin des informations anecdotiques parsèment mon esprit. Et je m’aperçois en rédigeant ces mots que Laurent à rejoint hier notre club de jeunes soixantenaires né·e·s dans les mêmes moments que Fluxus [+], au cœur de ce vortex du temps artistique parsemé d’étranges concordances, une chouette anecdote !
Aujourd’hui Laurent, travaille avec sa compagne, la formidable plasticienne et universitaire Anouck Durand-Gasselin [+]. Ils mènent et approfondissent sans relâche cette expérimentation de l’art à l’épreuve du réel, une expérience singulière et inégalée.
Je vous dis tout cela car Lesalonreçoit a fait l’objet d’une grande exposition rétrospective nommée : « 2+2=22 Lesalonreçoit » au Musée Denys Puech [+] de Rodez le temps de cet été 2022 à peine terminé, je vous en avais parlé dans mes chroniques de printemps. À l’approche de l’équinoxe d’automne cette exposition vient de s’achever, mais elle se prolonge dans le temps grâce à un beau catalogue que je vous conseille de vous procurer en vous rendant tous les 22 de chaque mois entre 18h et 23h au Salonreçoit justement. Le prochain, celui d’octobre 2022 sera celui de Marianne Plo [+], une artiste qui développe un super travail dont je vous ai déjà parlé mais dont je vous reparlerai à l’évidence très bientôt.

Sinon à Toulouse, et ailleurs en Occitanie, en ces temps donc d’équinoxe [+], il y a eu beaucoup à voir en parcourant les vertes prairies des arts visuels et plastiques actuels. Il vous suffira de remonter le cours de mes Chroniques du lundi pour en prendre connaissance si vous aviez raté quelques épisodes.
Je tiens à préciser que la semaine dernière fut joyeuse de retrouvailles multiples au cœur de ces paradigmes de la création contemporaine. Et ce n’est évidemment pas terminé.
Alors à ce point de ma chronique du jour et avant de vous quitter, je voulais vous annoncer quelques événements que j’ai relevés et qui auront lieu dans le large midi toulousain ou au-delà la semaine qui arrive. Il est évident qu’à faire cette énumération qui suit, je n’ai aucune prétention exhaustive. Cette liste de rencontres autour de l’art contemporain n’est que le reflet de ce que j’ai vu passer sur la toile et qui m’intéressent. Non celui de ce qui se passera vraiment partout et pour tous dans ces contrées de l’Occitanie centrale.

La première aura lieu dès demain mardi 27 septembre 2022 à 18h30 dans le grand hall du site de l’Arsenal de l’Université Toulouse I Capitole [+], rue des Puits creusés de la capitale occitane, pour la clôture et la restitution du travail de cet autre formidable artiste qu’est Thomas Santini [+]. Un artiste qui nous mènera, à force de triangulations, de l’invention du papier monnaie à celle du dollars en passant par la découverte des Amériques. Je ne vous en dit point plus. Il faudra aller voir.

Ensuite si vous voulez pousser plus loin vers la partie septentrionale de nos vieilles terres comtales, vous pourrez vous propulser jusqu’à la Salle Saint-Martin de Souillac pour visiter « Profonde Intuition » [+], dans le cadre de la sixième édition de « Résurgence » [+], un cycle d’événements automnal dans le nord du Lot. « Profonde Intuition » est une exposition collective d’art contemporain qui nous entraine dans les profondeurs métaphoriques des entrailles de la terre, et que l’on explorera donc dès jeudi prochain 29 septembre 2022, dans ces territoires du Nord du Lot. Vous pouvez retrouver toutes les infos sur cette exposition en suivant ce lien [+].

Toujours dans le Lot en redescendant vers Cajarc vous pouvez vous arrêter à la Maison des Arts Georges et Claude Pompidou pour visiter l’exposition « Baby, Welcome To The Party » [+] qui vient d’ouvrir le weekend passé et qui se tiendra jusqu’au 27 novembre 2022 prochain, conçue par les cinéastes Caroline Poggi et Jonathan Vinel [+], et dont vous pourrez consulter toutes les infos en lien ici [+].

Plus au Sud, dans le Sud-Ouest de notre grande région, dans le Gers à être exact, les 1er et 2 octobre prochains n’hésitez pas à prendre rendez-vous pour voir le superbe travail plastique de Véronique Barthes [+], une artiste dont j’apprécie vraiment beaucoup le labeur. Cela se passe au Lieu-dit Montiège à Saint Soûlant. C’est donc sur rendez-vous, vous suivrez ce lien [+] qui vous expliquera tout en images afin de connaître la marche à suivre, dans un mouvement mystérieux et précieux.

Plus à l’Est, dans mon cher vieux Tarn, à la Maison du pays de Serviès, vous pourrez visiter l’exposition « Mon corps est mon instrument » [+] qui présente les photos de performances et les dessins de la remarquable performeuse Edwige Mandrou [+]. Le vernissage de cette expo aura lieu le vendredi prochain le 30 septembre 2022. Vous pourrez y assister aux performances de la non moins remarquable Gilivanka Kedzior [+], d’Antoine Beres [+] et d’Edwige Mandrou elle-même alias Ed Wood. Pour connaître les infos à propos de cette exposition et de son vernissage, n’hésitez pas à suivre ce lien [+] vers la plateforme aux petits pouces vers le haut.

Dans ce voyage virtuel autour de Toulouse vous pourrez aussi bien partir vers Carcassonne, à l’ombre de ses remparts médiévaux horriblement rénovés il y a près de 150 ans à l’aune d’un mauvais goût romantique bourgeois du XIXe siècle, pour aller voir l’exposition « Élévation » [+] qui présente les travaux récents des plasticiennes Sarah Safar [+] et Delphine Alliens [+]. Une expo sise Chapelle des Dominicaines [+] de la cité fortifiée et qui ouvrira ses portes dès demain 27 septembre 2022 pour son vernissage. Vous obtiendrez les informations à propos de cet événement artistique en parcourant ce lien ici [+].

Je recentre mon périple sur la métropole toulousaine, tout d’abord dans sa banlieue Sud-Est à Labège, dans ce petit et précieux centre d’art qu’est La Maison Salvan [+], vendredi 30 septembre à 19 h, se tiendra le Vernissage de l’exposition « Mémoires des cendres » [+] en présence de l’artiste Abdessamad El Montassir [+]. Il faut noter que cet événement est organisé en collaboration avec la Cinémathèque de Toulouse [+].

Ce qui me fait facilement mettre ce précédent rendez-vous en perspective de la conférence que tiendra l’historienne de l’art Émilie Goudal [+] : « L’histoire nous mord la nuque ». Conférence qui aura lieu le même jour à Trois‿a [+] dans le cadre du cycle « Camisole de France » [+] dont je vous avais parlé les semaines précédentes et qui interroge dans une démarche sensible cette guerre d’Algérie qui plombe encore notre histoire contemporaine.

Pour celles et ceux qui ne connaitraient pas, de l’autre côté de l’artère principale du Faubourg Bonnefoy à Toulouse se tient Lieu-Commun [+] et son exposition collective en cours « Peintures barbares » [+] dont je vous ai aussi déjà dit quelques mots la semaine dernière. Un exposition qui commémore les 15 ans de cet Artist Run Space devenu un autre de ces piliers salutaires et irremplaçables de l’art actuel dans la capitale occitane qui en a tant besoin.

Et puis toujours dans cette capitale occitane cette semaine est la dernière du festival de la photographie contemporaine ManifestO, pour sa vingtième et ultime édition. Un festival dont je vous narre les bienfaits depuis plusieurs semaines. Un festival qui fera sa grande soirée de clôture samedi prochain 1er octobre et dont vous pouvez aussi retrouver tout le programme sur ce lien [+].

Du côté méditerranéen de nos contrées, lieu bien plus propice à l’éclosion des arts visuels et plastiques, mais bien trop souvent sous des relents nauséeux de marées autant racistes que fâcheuses, il faut mentionner qu’à Montpellier reviennent les Jeudis du MO.CO. Panacée [+], ce cycle de conférences et de rencontres autour de l’art contemporain. Le 1er rendez-vous de cette saison se fait dans le cadre de l’exposition « Après l’école, la biennale artpress des jeunes artistes » [+] qui se tiendra au Musée Fabre [+] dès le 1er octobre 2022, jusqu’à début janvier 2023. À suivre évidemment.

Je clos ainsi cette Chronique du lundi, la dernière de ce mois de septembre 2022. Un peu comme prévu à son début : une chronique à peu près courte (quoi que !).
Cette semaine sera une longue semaine de préparation d’un travail que je vais approcher sur l’invitation de l’artiste colombienne Grecia Quintero Salazar [+] qui mène à travers une multitude d’autres collaborations entre Espagne et Allemagne qu’elle sillonne, un labeur autour des phénomènes migratoires propres à l’espèce humaine. Nous n’avons pas encore déterminé les contours de ce labeur commun, cela ne saurait tarder, et ce sera à coup sûr un chouette boulot dont je vous ferai description circonstanciée tout bientôt, et une belle aventure.

D’ici là je vous laisse avec un extrait d’un de mes autres labeurs au long cours, sous la forme ce dessin de repérage sur carnet d’écolier autour d’« Aiga -La cartographie sensible de l’eau », sous un beau soleil Diois du côté des Fondeaux. Je vous souhaite une bonne semaine et vous donne rendez-vous lundi prochain. En ce qui concerne l’oubli, vous aurez compris que j’ai oublié. Adissiatz.

Photo d'une page d'un carnet "Aiga - La cartographie sensible de l'eau" du plasticien Philippe Pitet - Carnet des Fondeaux Die 2020-2022
Aiga – La cartographie sensible de l’eau, photographie d’une page du carnet Fondeaux Die – 2022

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

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