05.12.2022 – Chronique du lundi

5 décembre 2022 § Poster un commentaire

Ce charmant bonheur des premiers frimas !

Chères amies et chers amis lectrices, internautes, auditeurs, lecteurs, auditrices et tout autre personne appréciant (ou non !) mes chroniques hebdomadaires permettez-moi de vous souhaiter la bienvenue dans celle-ci, plus précisément la chronique du lundi 5 décembre 2022.

Déjà décembre, avec ses festivités qui annoncent la fin d’une année et le début d’une nouvelle, l’hiver aussi. Celles et ceux qui râlaient contre la chaleur exagérée de l’été en pays tempéré peuvent enfin s’insurger contre le froid piquant dans l’anxiété de coupures de courants entretenue par une presse toujours au niveau du caniveau, ainsi que les commentaires qui courent sans limites sur les médias sociaux. Pendant ce temps là des millionnaires nouveaux riches continuent à courir derrière un ballon rond dans le désert et un président de la république fait des pas de danse au son du jazz à la Nouvelle-Orléans. La guerre de position durable aussi est à la fête et continue à l’Est pour le plus grand bonheur des capitaines de l’industrie de l’armement. Cette guerre se banalise loin des cris d’orfraie de celles et ceux qui nous prévoyaient l’apocalypse nucléaire imminente. Alors que la révolution se poursuit baignée par une sanglante répression en Iran dans une indifférence mondiale toujours générale, ceci me fait penser au drame kurde. Les épidémies de rhumes et autres états grippaux ont supplanté définitivement, ou presque, le méchant coronavirus d’il y a trois ans. Le système de santé français est toujours en déshérence. Le gouvernement de cette même France continue ses attaques ad nauseam contre les plus précaires. À l’unisson de tous les pays européens l’extrême-droite est tellement décomplexée dans cet hexagone qu’elle attaque à tout va même les représentants du peuple sans que personne n’y voit à redire. Ainsi va le rythme de la vie des médias et de la gouvernance du la planète humaine. En attendant un sursaut d’intelligence dans ce vaste monde, nous sommes en décembre et les feuilles du figuier de la cour face à mon petit bureau dans cet appartement toulousain où je rédige ces mots sont toujours vertes. La pluie est tombée un peu ces derniers jours, pas tant que cela malgré les récriminations des mêmes qui ont trop chaud en été et trop froid en hiver. Le chauffage est tout de même allumé et les premiers bon frimas arrivent. La minette joue comme une folle à mes pieds dans ce petit matin douillet. Et pourtant je vais aller bosser dans la grande fraîcheur de mon atelier pour préparer un événement le weekend prochain avec l’Atelier TA [+] accompagné d’une multitude d’autres lieux d’artistes dans les quartiers Bonnefoy et Borderouge de la ville rose, mais aussi et surtout travailler des éléments de scénographie pour l’artiste Jeanne Lacombe [+] dont je vous reparlerai lundi prochain.

Mais tout d’abord si je m’active de bon matin à me propulser rapidement sur mon lieu de travail d’artiste dans ce premier froid piquant de la saison hivernale qui commence, c’est avant tout pour préparer une expo qui débute dans moins d’une semaine avec un vernissage ce vendredi 9 décembre prochain. Une exposition de notre travail commun avec Thérèse Pitte [+] : « Ne va jamais à Navatar – Bienvenue en Chamanie » dont je vous avais promis la semaine dernière de vous narrer un peu le pourquoi et le comment…
Ce dont je vais m’acquitter, non sans vous avoir tout d’abord parlé du merveilleux travail de photographie plasticienne de ma chère et tendre Thérèse dont le patronyme est aimablement l’anagramme exact du mien. Hormis cette cocasserie des coïncidences de la vie heureuse, ainsi que je l’avais déjà exprimé dans un épisode déjà ancien de ma Chronique du lundi au regard de son hebdomadaire récurrence, Thérèse mène un travail ou le détail prend l’importance du tout. Ces détails que seuls ses yeux peuvent capter pour nous les restituer comme un monde à part entière d’une merveilleuse narration immobile. Ses images sont autant sensibles que précises. Mais attention, ces tirages photographiques ont beau avoir la précision graphique d’une épure dessinée, elles sont tout aussi poétiques que pourraient l’être une suite de notes ou de mots qui nous plongeraient dans un état d’infinie tendresse. En cent comme en mille, je n’ai pas assez de mots pour exprimer à quel point j’adore le labeur plastique de Thérèse et quel est mon bonheur de travailler avec elle.
Et donc ce labeur que nous présentons : « Ne va jamais à Navatar [+]Bienvenue en Chamanie [+]« , est un dialogue photographique qui parcourt les territoires intimes d’une famille traversant les mois de pandémie mondiale, entre enfermements volontaires et libertés conditionnées. Une cartographie de l’intime qui interroge sa mise en scène dans la fenêtre des médias sociaux.
Vous pourrez le voir, en attendant une prochaine et espérée édition, dans un espace d’exposition temporaire sur le site « Les herbes Folles » [+], 37 chemin Lapujade dans le quartier Bonnefoy à Toulouse, du 10 décembre 2022 au 8 janvier 2023…

Le vernissage de cette exposition, vendredi prochain 9 décembre à 19h30, entre dans le cadre d’un weekend d’événements menés par les lieux d’arts et d’artistes dans ces deux quartiers nord de la Cité Mondine que sont Bonnefoy et Borderouge. Un grand Marché de Noël qui présente un beau panorama des pratiques artistiques implantées au cœur de la cité, ce sera les 9, 10 et 11 décembre, le weekend prochain donc. Vous pouvez trouver toutes les informations en suivant ce lien [+] sur le média social au pouce bleu qui pour une fois servira à quelque chose d’utile…

Voilà pourquoi je vais vous laisser afin de vaquer à ces occupations. Mais avant cela, à vous parler de marchés de Noël où l’on trouve des œuvres d’arts originales ou autres multiples je pensais à notre cher ami Chad Keveny [+] artiste globe-trotter dandy dont je vous ai déjà mainte fois narré les aventures et dont la dernière était à peine le mois dernier pour son exposition au Ballina Arts Center [+] sur la côte ouest de l’Irlande du Sud. Pour rester en Irlande, du côté de Dublin Chad lance aussi un événement le weekend qui arrive. C’est à Saint Bartholomew’s Church, Clyde Road, Ballsbridge, le quartier des ambassades de la capitale irlandaise, où l’on retrouvera des œuvres de l’artiste à la vente, si jamais vous vous trouviez dans ce coin vendredi prochain, suivez le lien [+] pour en savoir plus.
En fait j’ai pensé à notre ami Chad, surtout parce que je fouillais récemment dans mes archives et je suis tombé sur cet enregistrement ici en lien [+], mis en boite il y a dix ans presque jour pour jour. En ce temps là pas si ancien, je le recevais dans une émission de radio à propos de son projet transnational « Estimated Time ». C’était le 7 décembre 2012, à l’époque où je m’investissait fort à produire des émissions sur les artistes et l’art contemporain à Toulouse ou ailleurs. Mes émissions étaient particulièrement diffusées par la Radio FMR [+]. À l’heure où les structures de l’écosystème de l’art en région Occitanie disparaissent les unes après les autres, à l’image dernièrement de la Cuisine à Négrepelisse [+], il me semble que ce type d’émissions manquent. Personnellement je n’ai plus le courage d’en produire. Heureusement que des médias comme « La Comtemporaneité de l’Art » [+] existent.

Et puis pour terminer cette chronique du jour car là je suis vraiment à la bourre, toujours en pensant à cette activité radiophonique que j’avais endossée il y a déjà plus longtemps que je ne me le laisse imaginer, je me souviens de ces merveilleuses rencontres avec Chantal Akerman [+] pour des entretiens à bâton rompu au cœur de brasseries bruyantes il y a près de 15 ans à présent. Dans ces décors chaleureux nous avions devisé de tout ce qui comptait pour elle dans les arts visuels et de son labeur d’abord de cinéaste pour finir dans celui qu’elle menait à l’époque en tant que plasticienne. Il faudra bien que je retombe un jour sur ces enregistrements et ces carnets. Et là aussi si mes souvenirs remontent de ma mémoire pour venir à la surface de cet exercice éditorial du jour, c’est bien parce que j’ai vu passer une info indiquant que son film « Jeanne Dielman, 23 Quai du Commerce 1080 Bruxelles » [+] était classé meilleur film de l’histoire du cinéma selon un sérieux (ou non !) institut britannique [+], je n’aime pas les classements dans le domaine des choses de l’esprit mais j’aime bien celui là…

Voilà je vous laisse, une fois n’est pas coutume depuis six mois avec un autre visuel qu’un dessin ou une photo de carnet issu de mon travail « Aiga – La cartographie sensible de l’eau« . Je vous abandonne jusqu’à lundi prochain sur ces canaux du web avec une invitation à venir voir notre exposition toulousaine dont je vous ai longuement parlé en début de cette chronique du jour. Une exposition où là vous pourrez rencontrer en chair et en os sur papier ce travail commun que nous menons avec ma compagne. Polida setmana amigas e amics. Adissiatz e a diluns venent…

Carton d'invitation pour l'exposition "Ne va jamais à Navatar - Bienvenue en Chamanie" de Thérèse Pitte et Philippe Pitet. Déc. 2022 - Jan. 2023
Exposition « Ne va jamais à Navatar – Bienvenue en Chamanie » – Déc. 2022 – Jan. 2023

La suite la semaine prochaine pour une nouvelle « Chronique du lundi »…

PhP

Voir les autres chroniques du lundi

Tagué :,

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

Qu’est-ce que ceci ?

Vous lisez actuellement 05.12.2022 – Chronique du lundi à Philippe Pitet.

Méta